Rien ne va plus chez Vallourec. Le spécialiste des tubes sans soudure, qui réalise la majeure partie de son activité dans le pétrole et le gaz accumule les déboires .
La conjoncture…
Ceux-ci ne sont en fait pas liés aux prix du pétrole toujours élevés, ou aux perspectives des compagnies pétrolières, lesquelles multiplient les projets de recherche de nouveaux gisements.
Les problèmes de Vallourec sont liés à ses autres marchés de prédilection, en particulier ceux de l’énergie électrique (11,5 % des ventes). Dans ce domaine, le numéro deux mondial des tubes sans soudure après < strong > Tenaris est pénalisé par des pressions sur les prix et des reports de certains projets de construction de centrales électriques dans des pays en développement. La pression sur les prix touche d’autres débouchés importants (automobile, mécanique, chimie), lesquels représentent environ un quart des facturations du groupe.
… et les problèmes internes
Mais ce n’est pas tout. Ce qui a provoqué l’effondrement du titre vendredi dernier tient à des problèmes d’organisation interne. La montée en charge de nouvelles unités de production (VSB au Brésil, tuberie de Youngstown dans l’Ohio américain), censées apporter un relais de croissance pour le long terme, est plus longue que prévu.
Ces nouveaux sites, en particulier celui du Brésil qui avait l’avantage d’être totalement intégré à l’extraction de minerai de fer et offrait sur le papier un avantage-coût significatif, commencent à souffrir de l’envolée du réal brésilien face au dollar et de la chute du cours du minerai de fer. Autant d’éléments qui, s’ils sont durables, ne feront que reporter le taux de rentabilité interne de ce projet.
Depuis plusieurs mois maintenant, Vallourec aligne les avertissements sur résultat de manière répétée. De quoi entamer durablement le sentiment des investisseurs si le cours des événements n’est pas favorable. De quoi aussi coûter son poste à Philippe Crouzet, l’actuel Président du directoire et aux autres membres du directoire (Jean-Pierre Michel et Olivier Mallet).
Vallourec présente toujours une situation financière raisonnable, mais il ne faut pas que les perspectives de génération de cash soient durablement affectées (le retour à un free-cash flow positif n’est pas attendu par certains analystes avant l’an prochain).
Regard contrariant
Sur la base du cours de clôture de vendredi (34,30 euros), Vallourec affiche des ratios de valorisation pour le moins déprimés : P/B de 0,8x, P/E 2013e de 8,5x, EV/EBITDA de 6,2x et un rendement bénéficiaire de 11,7 %. Ces ratios expriment surtout l’’inquiétude des investisseurs et leur manque de visibilité sur le profil bénéficiaire du groupe à moyen terme.
Toutefois, pour un investisseur prudent, de tels ratios méritent de s’arrêter sur le cas Vallourec. Les problèmes du groupe sont-ils si graves que cela ? Peut-être pas autant que ne le laisserait croire la seule lecture du cours de Bourse.
Le marché attend avant tout que Vallourec présente un plan de sortie de crise et qu’il s’y tienne. L’assemblée générale, prévue le 31 mai, sera sans doute l’occasion d’une explication claire et franche.
Jocelyn Jovène, weeko.fr

Nombreux sont ceux qui recherchent LA meilleure stratégie d’investissement sur une longue période. La recherche de valeurs décotées -connue sous le nom de “

Pour les spécialistes de Barclays, il est de surcroît possible d’amplifier cette surperformance. Comment procéder ? En intégrant des éléments de “
Cette “irrationalité” a été longtemps mise à jour et à profit, par de grands noms de la gestion d’actifs (en commençant par le financier international 

