Les années se suivent et ne se ressemblent pas. Si 2012 avait débuté avec un anniversaire de l’euro zappé et une fixation sur la lettre A, 2013 démarre tout autrement, plus à l’ouest et plus budgétairement.
Vous en avez certainement entendu parler au moins une fois, entre le fromage et la bûche, durant la fin d’année 2012 et les fêtes… Les médias ont multiplié en effet les sujets et titres sur le “mur” et la “falaise” budgétaire. Des obstacles qu’affrontent depuis un moment les Américains, dans leur lutte contre la dette publique. Ou plus exactement dans le combat politique se jouant entre Démocrates et Républicains, pour lui trouver une issue. Un dossier qu’avait à régler le Président Obama.
Une requête Google exécutée ce matin livre 1,5 millions de pages sur les critères “mur budgétaire” et 0,9 millions sur “falaise budgétaire”. Un décalage normal, car “falaise” a d’abord été privilégié (courant novembre) pour céder la place depuis lors au “mur”. C’est donc “le” mot de la fin 2012 et par conséquent du tout début 2013, sur les terres des problématiques économiques et financières. Et dans sa version anglaise -fiscal cliff- le compteur grimpe même à 75,9 millions de pages.
Cela s’explique du simple fait chronologique. A savoir : c’est effet le mardi 31 décembre 2012 que “la chambre a adopté (…) à 23 heures, un projet de loi qui augmente notamment le taux d’imposition des foyers aux revenus supérieurs à 450 000 dollars par an”, rappelle Le Courrier International (citant le NY Times).
Un peu de pédagogie
Outre le bruit et les moult contenus et articles produits par les médias sur ce sujet, il s’agit surtout de comprendre et expliquer la situation. Les explications sont moins évidentes au-delà du feuilleton politique américain, mais l’on peut croiser quand même des supports originaux. Comme cette vidéo, tout en petits personnages pour enfants…
Autres analogies
Nul doute que cette formule imagée sera reprise et adaptée à d’autres situations de risque de blocage, dans les premiers mois de 2013, et pas seulement pour les Etats-Unis. Ou bien alors d’autres analogies viendront-elles prendre le pas pour varier un peu ? Dans son édition du 24 décembre Business Week a interviewé Charlie Rose (économiste à Harvard) pour qui il s’agit plutôt d’un “niveau d’air se raréfiant” dans la situation américaine. L’étouffement après l’escalade ? 2013 s’annonce à n’en pas douter une année très sportive…
L.D







