Si l’on prend un peu de hauteur sur les actualités économiques et financières des derniers jours, un des points convergents de la semaine écoulée se fixe… sur une lettre, et la première même. Le A. On n’en sortait pas, dans le flux des infos délivrées et le buzz généré sur les réseaux sociaux.
Tout d’abord, c’est le livret A qui faisait l’actualité en étant annoncé vendredi comme inchangé au 1er février 2012. Une première, de mauvaise augure me direz-vous, pour les épargnants. Surtout quand l’on se souvient (juin 2011) que le livret A comptait dernièrement “10 milliards d’euros de collecte, 205 milliards d’encours“. Mais il faut aussi relativiser cette “danse du A”, avec un peu d’historique sur l‘évolution du livret A sur 10 ans : il a connu son plus haut en août 2008, à 4%; et son plus bas un an plus tard, à 1,25%.
Le “A” s’est conjugué autrement. Sur un tout autre plan en effet, les rumeurs de plus en plus persistantes se confirmaient en effet durant le week-end : la France perd son triple A. Si les premières heures de réaction ont été concentrées sur le champs politique avec la présidentielle en ligne de mire, les experts mettent un peu plus de temps à envisager les conséquences purement économiques et financières. Voire, on essaye de se rassurer, ce qui est de bonne guerre, en multipliant les déclarations positives : “La France est une valeur sûre” (V. Pécresse, in Le Point); “Il ne faut pas s’attendre à un krach” (Les Echos); etc.
Je ne suis pas devin, mais comme Pierre nous en parlait sur son blog dans “La note ne fait pas tout“, il y a peu à parier qu’un certain contexte ait joué. Et que si votre enfant ne vous ramenait pas ce A tant souhaité sur un devoir -et j’ajoute- si la machine à laver dont vous rêviez n’est pas en catégorie A, si le RER A n’en finit pas de vous énerver, si ce menu A n’était pas si bon que cela, si, si… Nous ne serions pas loin de la fixation, voire de l’obsession collective et individuelle.
La France qui gAgne
Sortons un peu du champs économique (encore que) pour savoir repérer aussi “la France qui gagne” comme l’ont dit souvent dans les cercles et causeries. Une France elle aussi conjuguée (décidément) à la lettre “A”, celle de “The Artist“. Le film français avec Jean Dujardin à l’affiche vient en effet de décrocher 3 prix au Golden Globes, à Hollywood. Une piste aux étoiles pour les Oscars dit-on, qui sera aussi un tremplin pour la promotion et l’efficacité de l‘industrie cinématographique hexagonale.
Et, même si un secteur ne fait pas tout, quand l’on se souvient des très bons chiffres de 2011 pour le cinéma français, voici des atouts pour un rebond en 2012 et une image à reconquérir à l’international.
L.D
Pour prolonger : relire le dossier “Les agences de notation en question“; et l’article encyclopédique “Réduction d’impôt : investir dans le cinéma“.



