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Facebook, le biopic, l’argent, le capital risque…

Jeudi 7 octobre 2010

J’assistais mardi soir à l’une des avant-premières organisées à Paris, pour le nouveau film évènement de David Fincher, “The social network“. Il raconte rien moins que l’histoire de la naissance de Facebook, un des réseaux sociaux en ligne majeur, avec ses 500 millions de membres actifs. Un phénomène de société même, aux cotés d’autres acteurs du web 2.0 et des social medias comme Google, Twitter, Foursquare, etc.

Outre la personnalité controversée de son patron Mark Zuckerberg, et la description précise de la vie d’un nerd, ce film hollywoodien a le mérite de traiter d’un thème assez rare dans le 7ème art : l’investissement dans une start-up. L’argent est en effet omniprésent dans cette oeuvre et sert même de fil conducteur à toute la trame dramatique de l’histoire.

Il s’agit d’abord de l’argent qu’on a pas, et qu’on doit vite mobiliser (le capital risque, le capital d’amorçage) amené par le co-fondateur de Facebook, Eduardo Saverin. Celui-ci investira d’abord 1.000 dollars, notamment pour acheter les serveurs de ce qui se nommait au début “The Facebook”. Puis il mettra jusqu’à 19.000 dollars dans l’aventure, avant que de plus gros investisseurs ne rentrent au capital de Facebook, et modifient à jamais sa destinée. Ils seront notamment amenés par Sean Parker, ex-co-fondateur de Napster, joué magistralement par Justin Timberlake. C’est aussi l’argent comme un levier de développement, mobilisé au début du parcours entrepreneurial, pour financer le développement d’une jeune entreprise, d’une start-up.

L’argent de la discorde

L’argent, c’est enfin celui des projets ou personnes ayant emmené Zuckerberg en justice. Ce pour obtenir réparation de copie du projet (né à l’origine dans le monde des réseaux étudiants américains, et parti notamment de Harvard), ou pour se répartir les parts de la société… Jamais on aura autant mesuré sur grand écran, de façon claire et pédagogique, combien quelques milliers de dollars peuvent lancer les plus grandes aventures industrielles ou internet. Pour rappel, Facebook pèse à ce jour une capitalisation de quelques 15 milliards de dollars et mobilise dans le monde 400.000 développeurs. Certains prédisent même une entrée en bourse et une valorisation possible de… 50 milliards de dollars! Une taille inédite pour un projet démarré dans le giron estudiantin.

The social network peut se regarder donc comme un grand documentaire sur les us et coutumes d’une génération singulière : celle des tout jeunes capitaines de l’industrie du web, bouillonnant d’idées et d’envies, manipulant l’argent comme des lignes de code informatique, dans les furieuses années 2000. A voir absolument, pour motiver vos aspirations d’investisseur!

Pour prolonger : relire la note “Le mythe de Wall Street“;