Archive pour la catégorie ‘internet’

PPR se sépare de la Fnac

Vendredi 12 octobre 2012

PPR a donc décidé de tirer un trait sur la Fnac. Le distributeur sortira de son périmètre d’activité l’an prochain. Son introduction en Bourse dépendra en grande partie des conditions de marché, mais elle permettra à la holding d’avancer un peu plus vers un statut de “pure player” de la mode et du luxe.

Un processus long

La Bourse semble acheter cette histoire, même si les synergies entre Puma ou Gucci en termes de génération de chiffre d’affaires ou d’économies de coûts sont difficiles à mettre en évidence, voire sont quasi-inexistantes. PPR n’aura donc plus que deux métiers une fois la vente de Redcats et de la Fnac réalisée.

Les investisseurs vont encore devoir s’armer de patience. Le projet de cession de la Fnac n’a visiblement éveillé l’intérêt d’aucun acheteur privé (industriel ou fonds d’investissement). Reste donc la Bourse (sous conditions). La cession de Redcast prend plus de temps que prévu. Là encore, les acheteurs privés semblent ne s’intéresser qu’aux actifs américains (One Stop Plus, Sportsman’s Guide…), considérés comme les plus rentables.

Un modèle économique en panne

La Fnac est confrontée à un problème plus structurel. Elle ne s’est pas suffisamment adaptée à l’émergence du commerce électronique et n’innove guère sur son offre de services. L’agitateur culturel ne bouscule ni la concurrence, ni les habitudes de consommation des Européens, Français en tête. Résultat: ses ventes ont reculé de 1% à données comparables au cours du premier semestre 2012, pour une perte opérationnelle de 7,5 millions d’euros. PPR affirme que l’enseigne gagne des parts de marché, mais ne publie aucune donnée pour soutenir son argument. Bref, la mise en Bourse de la Fnac s’annonce pour le moins compliquée. Mais le simple fait de l’acter permet à PPR de déconsolider cette activité et de présenter un nouveau profil au marché.

Réduction de décote

Quel est l’intérêt de tels changements de périmètre pour PPR? Il s’agit d’abord de se débarrasser d’activités consommatrices de cash et peu rentables (ce qui dilue les activités du luxe, elles très profitables, au niveau consolidé). L’intérêt est également de s’exposer un peu plus à la croissance de la consommation des pays émergents. Celle-ci est plus dynamique que celle observée dans les pays matures, où le désendettement des ménages et des Etats affecte malgré tout le marché élitiste des produits de luxe.

L’objectif est au final d’obtenir du marché une réduction de la décote de holding, ainsi qu’une moindre décote de valorisation par rapport aux grands acteurs de l’industrie du luxe (LVMH en tête, cf graphique).

Source: Deutsche Bank

Ce recentrage sur les métiers les plus générateurs de trésorerie devrait aussi aider à atteindre l’objectif d’un chiffre d’affaires de 24 milliards en 2020. Mais partir d’une base de 8 milliards d’euros en 2013 (hors pôle distribution) suppose une croissance annuelle des ventes de 10% par an. Pour passer de 8 à 24 milliards de chiffre d’affaires, LVMH a mis 13 ans. PPR prétend réaliser le même objectif en deux fois moins de temps. Reste à savoir si en allant trop vite, le groupe ne risque pas de s’emballer au détriment de sa rentabilité…

Jocelyn Jovène, weeko.fr

Mayer : Yahoo “googlisé”, la web industry US relancée ?

Mardi 17 juillet 2012

En octobre 2011, je vous invitais déjà à réfléchir au caractère interchangeable des sociétés high tech US Google et Yahoo, alors qu’on parlait de rien moins que du rachat du second… par le premier. En ce mois de juillet 2012, cet angle d’analyse est relancé par l’actualité “RH” : à savoir le recrutement par Yahoo d’une des patronne de Google, Marissa Mayer, 37 ans au compteur. Elle y occupera la fonction de P-DG, rien moins. Yahoo est en quelque sorte “googlisé” au niveau de sa direction.

Ce n’est pas n’importe qui. Mayer, passionaria de la cause web, a souvent été porte-parole de Google sur son périmètre -assez vaste- qui coiffait dernièrement les produits, la recherche, la relation utilisateur. On la croisait régulièrement, par exemple, sur la scène de l’évènement LeWeb, interviewée par Loïc Le Meur. Son propos tout terrain mais précis et son sourire avenant, en font un vrai atout, à un moment où Yahoo se cherche peut être une voix plus audible…

Qui se souvient par exemple que le dernier patron en date de Yahoo, par interim, était un certain… Ross Levinsohn ? On appréciera en face, le fait que Mayer soit devenue (selon sa bio Wikipedia) femme de l’année du magazine Glamour, et surtout inscrite dans la liste des femmes les plus influentes de Fortune.

Les défis qui attendent Mayer sont cela dit imposants. Pour en souligner les principaux, il s’agira d’abord pour elle de redonner crédibilité et notoriété à Yahoo sur son terrain d’origine, face à Google notamment, son meilleur ennemi mais aussi face aux Facebook, Twitter et consorts. Il s’agira de redéfinir et confirmer la stratégie 2.0 de l’entreprise, ainsi que ses projets dans le domaine des réseaux sociaux.

Investisseurs attentistes ?

Une sorte de troisième mission s’avère plus globale et dépasse les frontières de Yahoo : il s’agirait d’effacer le “gadin” de Facebook en bourse, et de relancer la confiance dans l’économie américaine et le secteur des nouvelles technologies. Sur ce plan, il faut noter que l’accueil du marché est pour l’heure -avec peu de recul certes- assez frais. Le titre a fini la séance du 16 juillet sur un -0,60%, à 15,65 $ ; ce même si l’été semble marquer une progression de fond, après une chute fin février/début mars (graphique ci-dessous).

Sur le plan des résultats, Yahoo avait marqué un léger mieux sur T1 2012, après une cure entreprise en début d’année. Son C.A trimestriel s’établissait à 1,22 Mds $ (+1%). Et justement ce 1è juillet -bingo!- Yahoo publiait ses résultats sur T2. Quelle science du timing, pour un C.A de 1,081 Mds$ contre 1,076 l’an dernier, le marché attendant plus.

L’avis d’Investir : en synthèse le journal financier estime que “Yahoo (…) tente de repartir de l’avant en s’étant choisi lundi un nouveau chef tout droit venu Google [qui] aura fort à faire pour redonner ses lettres de noblesse à l’ex-pionnier du web, mis à mal par la concurrence [des] sites communautaires”.

En fait, les investisseurs ne demandent qu’à croire en cet attelage inattendu et un peu précipité, pourvu qu’il entraine derrière lui un réveil du secteur web tout entier, et lui redonne de la visibilité. A suivre donc dans les prochaines semaines, et notamment sur les recommandations des gérants portant sur les valeurs et secteurs technologiques.

Heureux qui comme celui qui n’a pas acheté des actions Facebook

Mardi 22 mai 2012

Ca allait être l’intro de la décennie, voire plus si possible. L’arrivée de Facebook en bourse annoncée trompètes au vent et oriflammes battant depuis des mois et des mois a pour le moins… surpris et redescendu de plusieurs étages. Sur le site “geek” Generation-nt.com, on écrit comme saisi : “Pour sa deuxième journée de cotation au Nasdaq, le titre Facebook a perdu près de 11% de sa valeur pour retomber en-dessous de son prix d’introduction”.

La correction se mesure sur la courbe d’évolution de l’action, qui a clairement connu deux marches…

Cours de Facebook à Wall Street (Yahoo Finances)

Retentissant mais décevant” pour LeNouvelObs dès le 19 mai, l’action est désormais dite comme “attendue au tournant” (Le Parisien) par les marchés et les investisseurs. Après que les bonnes fées se soient perchées sur son berceau, sont-ce les diablotins qui s’y consacrent ? De quoi relativiser les chiffres et enjeux de cette introduction à coup de dizaines de milliards de dollars. Et d’en envisager aussi… des pertes ou couacs ? Par exemple quels seront les dommages collatéraux pour les acteurs et bénéficiaires directs de cette introduction ?

En gros, autant on en parlé dans les journaux et chez les spécialistes, autant on ne loupera pas au tournant le géant du réseau social et son patron, le jeune et sémillant Mark Zuckerberg. Ce que d’un point de vue plus pragmatique, l’investisseur particulier résumera d’une formule toute faite : “il était urgent de ne pas se presser”. Et voir ce qu’il va advenir de cette action atypique dans les prochaines semaines.

D’autres questions se posent :

  • tout le secteur high tech va y-il suivre à la hausse ?
  • le secteur plus spécifique du web 2.0 va t-il crever “la bulle”, annoncée depuis si longtemps ? ou Facebook constitue t-il une bulle à lui seul désormais, comme semble le penser Marianne ?
  • le secteur des grands réseaux sociaux va t-il se livrer une bataille financière sans pitié ?

Plus prosaïquement, à l’américaine façon star system, “Zuck” comme le surnomment affectueusement ces fans et “amis”, n’a pas attendu pour passer à la vitesse supérieure. Attitude risquée ? Cette même semaine il a annoncé ainsi sur Facebook… son mariage ! On dira que s’il voulait donner des billes pour une suite de “The Social Network“, il a copieusement nourri les derniers rebondissements.

Patrick Bertrand, un “soft maker”, à la tête du CNN (Conseil National du Numérique)

Vendredi 6 avril 2012

Je vous en parlais sur ce blog en mars 2011 : le CNN est cette nouvelle instance représentative de l’économie numérique, voulue par Nicolas Sarkozy. Jusque-là sans grande action concrète, elle vient de se doter d’un représentant qui peut changer la donne dans les mois et années à venir.

C’est en effet Patrick Bertrand, patron de l’éditeur informatique Cegid, qui a été élu à sa présidence, en remplacement de Gilles Babinet. J’ai eu l’occasion de croiser et interviewer plusieurs fois P. Bertrand, durant mes années de journalisme high tech pour le CXP et ZDNet.fr notamment. Le responsable est efficace, affable et sait parfaitement gérer un lobbying précis et serein.

Comme une reconnaissance n’arrive jamais toute seule, il est à noter que Patrick Bertrand figure dans le listing des 100 du numérique en France, établi ces derniers jours par le magazine L’Usine Nouvelle. Le portrait y est flatteur et assez bien vu sur le style du personnage : “Ses idées il les affirme toujours de manière posée, sans envolée ni outrance et sans prendre la posture d’un donneur de leçons“.

Une touche personnelle d’homme organisé et de bonne volonté, que le Figaro exprime très bien dans son cahier saumon hier jeudi : “Ce dernier est partisan d’un organisme plus institutionnel et structuré. L’esprit sera moins celui d’un club de patrons du numérique et tendra davantage vers une rôle de régulateur d’Internet entre le CSA (audiovisuel) et l’Arcep (télécoms)“.

Compte tenu du parcours de P. Bertrand (qui fut aussi patron de l’Afdel, L’Association Française des Editeurs de Logiciels), je lui vois au moins 3 thèmes de travail complémentaires :

  • le financement des start-ups du secteur numérique
  • l’intérêt des investisseurs nationaux pour les entreprises du numérique
  • l’accompagnement des entreprises du numérique à l’international

“Pierre et Pierrette investissent sur le web”…

Jeudi 5 avril 2012

On cite souvent nos cousins du Québec pour leur capacité à aborder nos problèmes avec plus de candeur et pour tout dire de naïveté. Ce n’est pas du tout péjoratif à mon esprit, juste descriptif et pour tout dire confraternel. Il nous manque souvent cette candeur pour être capable de se détacher du trivial.

Le hasard des vidéos en ligne m’a ainsi mené à une interview donnée sur la chaîne RDI par Marc Ryan, créateur du site Investisseurautonome.info. Celui-ci, avec des mots simples, propose notamment une vision accessible des deux profils clés de l’investisseur en ligne : “Pierre et Pierrette“, ou le pressé et le méthodique, le néophyte et l’expert, le laborieux et l’aisé. Si Pierre et Pierrette sont dans un bateau et qu’ils doivent investir en ligne… que feraient-ils ?

Pour Paul, deux raisons motivent l’investissement à travers l’outil du web : “Première raison, le plaisir de la chose. Deuxième raison, pour sauver de l’argent” : ce qui veut dire, dans la pratique locale du Français, économiser sur les dépenses, pour voir plutôt le rendement net de son investissement que le rendement brut.

La profusion des informations disponibles sur le web n’est pas un atout pour cet expert. Au contraire cela créé l’illusion de pouvoir prédire le futur, par exemple en bourse.

Construire une nouvelle économie

Le journaliste interviewer, Gérard Fillion, tient aussi un blog régulier -pardon un “blogue Economie“- sur le site du média référent. Sur ce blog, il abordait (dès 1999 !) dans une note la question de bons du Trésor américain, achetables en ligne.Une révolution à l’époque.

Dans cette note, il cite entre autre un fonctionnaire du Trésor US qui use d’une formule qui pourrait encore s’appliquer aujourd’hui, pour définir l’investissement facilité par les voies du web :

«Nous essayons de construire une nouvelle économie basée sur des vertus anciennes. Epargner est une ancienne vertu (…). Rehausser le taux d’épargne personnel est un impératif pour les familles et l’économie américaines».

A bon entendeur… tant pour la vision candide que ces objectifs simples qu’on peut assigner à une collectivité.

Twitter, la net-économie, la Présidentielle

Vendredi 16 mars 2012

Jusque-là, les dossiers technologiques et du web ont assez peu émaillé la campagne présidentielle 2012. Par comparaison, en 2007, je me souviens que le candidat Sarkozy avait par exemple tôt croisé le chemin du blogueur influent, tout comme la candidate Ségolène Royal avait misé sur un projet participatif audacieux.

Et puis mercredi, accélération, là où on ne l’attendait pas. Les utilisateurs de Twitter notaient qu’un certain Jack Dorsey (@jack sur le réseau social, pour les intimes, photo ci-contre) était de passage à Paris. Il est rien moins qu’un des fondateurs de Twitter et Square, et racontait à travers plusieurs tweets qu’il est sur Paris et rencontre nos hommes politiques. En fait, les principaux candidats déclarés à la Présidentielle, dans l’ordre : François Bayrou, François Hollande et Nicolas Sarkozy. Lequel dernier était gratifié -à la sauce web 2.0- d’un tweet de bonjour dès le 13 mars : “Thank you for the welcome President Sarkozy. I’m looking forward to meeting you tomorrow.

Objectif de ce meet-up day, ou de cette tournée des popotes dans la langue de Molière ? Pas très clair à dire vrai, si ce n’est de servir des intérêts divers : ceux de s’installer en France pour Twitter, dit-on ; ceux de se faire mousser pour nos candidats. Bien sûr, Dorsey n’a pas vu que des politiques : sur ses tweets, il évoque notamment  Xavier Niel (Free) et Dominique Leca (Sparrow).

Les vrais enjeux

L’enjeu véritable est plus vaste : aborder la question de la net-économie, de son développement et de ses financements. L’homme politique en campagne, peut être demain “patron” de la grown-up France, pourrait être celui qui actionne tel ou tel projet critique… ou qui en bloque d’autres. On se souvient par exemple en mai 2011 de la polémique sur la citation des marques Facebook et Twitter. Ou plus récemment (rappelle Le Figaro) que le candidat Sarkozy envisage “de taxer les acteurs américains d’Internet pour leurs activités en France, à travers une taxe sur la publicité en ligne ou l’assujettissement à l’impôt sur les sociétés“.

On peut donc en l’état juste remarquer les changements de paradigmes et les bizarreries. Avant, c’eut été une rencontre avec le patron de Microsoft ou de Google… aujourd’hui le réseau social confirme sa prise de pouvoir. Autrement, ç’aurait pu être aussi une rencontre avec un patron de réseau social français… Il n’en existe pas dites-vous ? Fatale erreur. Viadeo est un réseau social professionnel français. Et même Copains d’avant est aussi à sa manière un réseau social, tout comme un Meetic sur un tout autre terrain.

La question de la net-économie et des réseaux sociaux “à la française” peut-elle être réglée en une rencontre lobbyiste expédiée, avec un Américain de passage à Paris ? Certainement pas. Le dossier aurait mérité un vrai traitement, qui rejoint aussi les intérêts des investisseurs individuels : comment arriver à orienter une partie de l’épargne hexagonale sur le développement des entreprises innovantes ? comment créer les conditions financières de ce fameux “Google français” que les politiques espérent souvent dans leurs discours ?

Tiens, je vais tweeter cette note, voir si vous avez des idées ;-)

Placements qui rapportent, sur le web et le 2.0

Mercredi 22 février 2012

Les placements qui rapportentAu fil de mes aventures de search et de veille menées sur Internet, je me suis arrêté hier soir sur une requête bien spécifique et qui devrait intéresser pas mal de personnes en ce moment : les “placements qui rapportent“. Si on attend qu’on nous parle de livrets et d’assurance-vie, est-ce le tout ? Que rencontre l’internaute qui se livre à une telle recherche, là de suite, en février 2012 ?

Sur Google, hors résultats publicitaires mis en tête de page, les premiers liens naturels livrés par le moteur donne des choses intéressantes. Par exemple le forum de Droit-finances.net remonte en résultat 1 sur la page, avec un chiffrage précis : le “meilleur placement caisse d’épargne 5000€“. Le deuxième lien est tiré du même domaine Web et répond à la question comment ‘”obtenir des revenus réguliers“. Qui n’y songe pas… Un internaute questionne aussi d’ailleurs, via Yahoo Answers sur des “placements sûrs et qui rapportent” : on est guère loin de la thématique des placements refuge.

Après, s’égrènent des chiffres de rapport en pourcentage et des solutions qui les portent, fixés entre 5% (les SCPI) et 9% (le pierre-papier) par exemple.

Sur la partie blogs du moteur de recherche Google, on trouve des résultats différents et enrichissants par rapport aux sujets pointés précédemment : on y parle dans l’ordre d’importance du Forex, de retrait des billets en francs, ou encore des conseils de Marc Fiorentino, etc.

Quid des placements qui rapportent sur les réseaux

Sur les médias sociaux, les résultats sont nettement différents et pour l’heure très déceptifs. Prenons quelques exemples des réseaux les plus connus en France, par ordre d’importance :

  • sur Facebook : étonnant, mais la requête livre pour résultat un cinglant “Aucun résultat trouvé pour votre recherche”… et propose juste en-dessous des liens issus du moteur Bing de Microsoft.
  • sur Twitter : même résultat bredouille sur le telex communautaire mondial…
  • sur Viadeo : enfin ici, pareil désappointement quant à une page vide de résultats…

Enfin sur le site de partage vidéo mondial YouTube, remontent en tête de liste les vidéos du courtier en ligne BienPrévoir.fr. Mais elles sont parsemées, étonnement, de vidéos québecoises liées à l’investissement dans l’art. Preuve que sur les réseaux et le web, on s’adresse non pas à la France seule, mais à la francophonie dans tout son entier !

Dans cette vidéo ci-dessous, la directrice de la galerie d’art Richelieu à Montréal, explique sa façon de travailler avec les artistes, de tenir sa boutique de galeriste, etc.

Pour finir : je ne manquerai pas de vous aiguiller vers les pages pertinentes de BforBank.com sur cette question :

Netgem, le fabricant français de décodeurs trouve un souffle à l’international

Vendredi 27 janvier 2012

Netgem, le fabricant français de box et de décodeurs TV s’en sort mieux à l’international que sur son marché domestique. Il finit l’année 2011 avec un chiffre d’affaires de 84,6 millions d’euros, contre 130 millions d’euros en 2010.

Plus de la moitié de son volume d’affaires (55 %) est réalisée à l’international (CA 2011 : 46,2 m euros). Ces résultats sont en hausse de 20 %, alors qu’en France (CA 2011 : 38,3 m euros) ils baissent de 60 % par rapport à l’année précédente.

Cette chute s’explique notamment par une dégradation des relations commerciales avec l’opérateur SFR, l’un des principaux clients de Netgem et par une concurrence accrue dont le secteur de la téléphonie sur Internet et des nouvelles offres d’interconnexion entre téléphones mobiles, TV sur Internet et autres Ipad.

Netgem fonce à l’export

La start-up française fondée en 1996 par trois polytechniciens a connu des hauts et des bas, oscillant entre une forte croissance à ses débuts à une chute en 2002, voyant son marché s’effondrer. Mais elle a su prendre la vague de l’ADSL dès 2003. Puis, ces dernières années, elle a multiplié les contrats avec de grands opérateurs télécoms, dont SFR. En trois ans, elle passe de 35 à 60 personnes, dont 15 à Sydney et à Singapour. Et elle est cotée en Bourse (Nyse Euro) depuis 2000.

Aujourd’hui, Netgem, en proie à un marché très concurrentiel, veut rebondir avec une nouvelle offre composée de logiciels, de matériels et de services associés. La société a également signé des contrats avec des opérateurs en Europe, avec entre autres l’opérateur polonais Netia et l’opérateur Monaco Telecom. Elle a également créé fin 2010 une filiale en Australie (avec l’opérateur Telstra) et à Singapour pour étendre son marché.

« Nous avons diversifié notre base clients en Europe, en Australie, en Asie et plus récemment au Mexique avec le troisième opérateur mobile du pays, Iusacell, qui a choisi la technologie Netgem pour son offre quadruple play, réunissant l’accès à Internet, la télévision et la téléphonie fixe et mobile » détaille Christophe Aulnette, Directeur Général de Netgem en France (ex PDG de Microsoft France).

Un modèle économique de logiciels et services

Pour autant, Netgem veut trouver un nouveau souffle sur le marché français de solutions de télévision sur Internet, devenu très concentré.

La société a donc réfléchi à mieux adapter son modèle économique au marché de la téléphonie en pleine mutation, avec l’évolution rapide des offres. Netgem renforce son offre de services, notamment avec l’opérateur français SFR.

« Nous renouvelons notre contrat avec SFR sur trois ans (jusqu’en juin 2014) sur le marché français ce qui concerne 2,7 millions de box SFR. Nous mettrons à jour la base installée de l’opérateur français et nous ferons aussi de la mise à jour à distance. Nous proposerons aussi des applications innovantes. Nous voulons promouvoir notre vrai savoir-faire en termes de logiciels, de matériels et de maintenance de technologies pour ‘la maison connectée ‘ » explique Christophe Aulnette.

En tout cas, ce nouveau contrat signé fin 2011 devrait générer une plus grande récurrence de revenus au fabricant français. La société qui se dit rentable va-t-elle évoluer, sur ces nouvelles bases ?

Un modèle économique réorienté et donc à suivre, le pari n’est pas toujours gagné lorsque l’on choisit à la fois le métier de fournisseur de technologies et de prestataires de services associés.


ArtPrice : “mon négociant en art, c’est moi”

Mardi 3 janvier 2012

Le jeu de mot est aisé, j’en conviens. Mais il dit clairement ce que le trublion ArtPrice va tenter, passé la mi-janvier 2012 : se transformer en un site d’enchères en ligne, pour la vente des objets d’art. Selon LeFigaro.fr, c’est même un objectif business ambitieux : “Artprice veut révolutionner le marché de l’art“.

Le défi est double puisqu’il s’agit de secouer à la fois les acteurs traditionnels de la vente d’art (les grandes maisons), mais aussi les “nouveaux” traditionnels de la vente en ligne :

Le vrai défi pour Artprice sera de capitaliser sur son expérience sur le marché de l’art pour faire mieux qu’un généraliste comme Ebay“, écrit Le Figaro.

J’y vois un autre défi. En repensant à un sujet économique entendu à la radio durant les vacances : le fait que la place de Paris pèse finalement peu au niveau international, notamment face à la montée en puissance ces dernières années… dela Chine. ArtPrice, combattant européen face à la poussée asiatique ?

Buzz et médias sociaux

Et pour ces batailles multiples, un certain effet spéculatif n’est pas de trop visiblement :

Sur le plan boursier, Artprice vaut près de 380 millions d’euros. Une capitalisation vertigineuse pour une société dont le dernier chiffre d’affaires annuel connu était de 5,2 millions d’euros“.

L’autre aspect du buzz concerne la stratégie social media. Artprice est un “vieux” du Web. Son patron fondateur tient certes un blog, mais le site business n’était pas connu jusqu’ici pour ses contenus et animations 2.0. Ca va changer, qu’on se le dise :

La société est fortement présente sur Twitter où elle a annoncé la création d’un réseau social dédié à l’art. Artprice veut s’appuyer sur ses membres (1,3 million) pour faire monter les enchères. ”.

Vérification sur la présence social media : le compte Twitter @artpricedotcom compte en effet à date quelque 4 150 followers (abonnés). Pas mal pour cette discipline spécifique. Sur sa page Facebook, c’est pour l’heure plus mesuré même si l’on note la présence très internationale des internautes : un vrai atout pour démarrer un réseau social en ligne (ici ou ailleurs ?).

Quand on s’intéresse un peu plus au patron de ce précurseur du web business, Thierry Ehrmann, on est moins étonné de ce que coup de poker.

C’est un vrai personnage, une tronche, à qui j’avais consacré en février 2006 une note de blog pour ZDNet – “Techno-mégalo-milliardo-chaos“- soulignant son côté iconoclaste et fou de technologies. Cette note suivait d’ailleurs un reportage tv, où le patron web finissait sur cette déclaration qui en dit long :

« Ce qui est fascinant avec internet, c’est que l’on peut avoir tout le désir du monde ».

La vraie question mesdames et messieurs les investisseurs en art : irez-vous, demain, sur un site d’enchères en ligne, a fortiori à connotation réseaux sociaux ?

LeWeb’11 : pitch elevator pour start-up de demain

Vendredi 16 décembre 2011

LeWeb11 – Retour sur la compétition des start-ups que j’ai pu suivre sur ce salon, durant un après-midi, la semaine dernière. J’ai assisté notamment au passage de la start-up suisse inZAir (qui n’a pas été primée au final) présentant son format de message novateur : le “ZMS”. Une sorte de SMS géo-positionné qui permet de ne gérer qu’une interface de communication. À titre personnel, j’ai été emballé par le concept, qui me semble avoir de beaux jours devant lui tant nous sommes noyés de systèmes de communication et soucieux de gagner du temps dans nos vies d’ultra-connectés…

Passons. Dans cette vidéo, je vous montre aussi le principe très clair de la compétition : un pitch elevator intense de quelques minutes sur scènes, pour se distinguer devant un jury de professionnels du Web, questionnant les points clés de la technologie et/ou du business model. Il s’agit plus de voir si les patrons des projets ont les réponses et des stratégies en vue, où ils sont déstabilisés et sans à propos face au marché.

Pourquoi est-ce utile de suivre ce genre de rendez-vous ? Cette compétition, comme d’autres concours, prix, etc. est l’occasion de saisir les technologies de demain, au moment de leur décollage. Et donc de pressentir les secteurs où investir demain, sur les terres de l’innovation et de la modernité. Un point important, au moment où il faut penser à diversifier ses placements une fois que l’atonie actuelle des marchés sera derrière nous.

Au-delà, c’est donc une question de supports et véhicules d’investissement. On peut toujours faire du love money ou du capital d’amorçage pour des projets en construction. Et dans l’éventail des produits proposés sur BforBank.com, comptez notamment sur les FCPI; qui sont aussi des outils pour défiscaliser.