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Dans le Bureau du Gérant…. Joëlle Morlet-Selmer de Mandarine Gestion

Lundi 30 avril 2012

Thomas Blard fait l’interview de Joëlle Morlet-Selmer gérante de fonds chez Mandarine Gestion et spécialiste de valeurs françaises.

Elle répond à Thomas Blard sur les points suivants :

  • Quels sont les signaux envoyés par les marchés que les gérants écoutent ?
  • Quelle est son analyse des marchés dans un contexte d’extrême volatilité ?
  • Sur quelles sociétés investir ?
  • Comment envisage t-elle l’avenir ?

L’occasion également de découvrir de près les nouveaux locaux de cette entreprise de 21 personnes qui gère 1 milliard 5 d’encours grâce à 5 gérants.


Dans le Bureau du Gérant…. Joëlle… par BforBankTV

Investir en bourse en 2012 : l’avis des experts en vidéo

Vendredi 20 avril 2012

L’année 2011 a été ponctuée de crises boursières. Qu’en a t-on appris ? Quelles leçons l’investisseur doit-il en tirer ?

Pour en parler, jeudi 5 avril 2012, nous avons réuni :

- Jean-Marc Sylvestre – le présentateur de Les Clés de l’Éco

- Véronique Guisquet-Cordoliani – secrétaire générale adjointe de la Fédération Française des Clubs d’Investissements (FFCI)

- Bertrand Miserey, chef de produit bourse chez BforBank.

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Investir en Bourse, les nouvelles règles 2012

Mercredi 4 avril 2012

L’année 2011 a été ponctuée de crises et de soubresauts sur les places boursières. Aujourd’hui, qu’a-t-on appris ? Quelles sont les questions que doit se poser l’investisseur pour placer sans trop de risque son argent en bourse ? Quels sont les pièges à éviter ?

C’est parce que nous avons bien conscience des nombreuses questions que peuvent se poser les investisseurs que nous vous proposons :

jeudi 5 avril à 11 heures une conférence-live
sur le thème :
Investir en Bourse, les nouvelles règles 2012

Sur ce plateau, nous recevons Jean-Marc Sylvestre le présentateur de Les Clés de l’Éco, un magazine sur l’économie qu’il réalise en partenariat avec Les Échos sur Itélé. Il est également l’auteur de plusieurs ouvrages dont le plus récent – Nouvelles petites leçons d’économies pour ceux qui doutent des promesses qu’on leur fait (Flammarion, 2011) – aborde les changements de conjoncture auxquels les Français sont confrontés.

Pour lui donner la réplique : Véronique Guisquet-Cordoliani – secrétaire générale adjointe dela Fédération Françaisedes Clubs d’Investissements (FFCI) – et Bertrand Miserey, chef de produit bourse chez BforBank.

En présence de Thomas Blard,  journaliste économique,  ces trois experts aborderont l’ambiance sur les marchés, les différentes stratégies de placement à adopter mais aussi toutes les questions ayant trait à la fiscalité des actions.

Vous pouvez d’ores et déjà poser vos questions dans les commentaires ou encore sur notre page Facebook.

Automobiles de luxe : de bonnes occasions hors de France ?

Jeudi 23 février 2012

Une nouvelle illustration, s’il en fallait, que le luxe ne connaît pas la crise : la célèbre marque automobile Ferrari annonce une année 2011 record, selon l’AFP.

Le constructeur italien, sous le contrôle du groupe Fiat, a en effet publié  ses résultats annuels, affichant un chiffre d’affaires de plus de 2 milliards d’euros, en hausse de 17,3%.

En volume, c’est près de 7.200 voitures qui ont été vendues l’an dernier !

Certes, la Chine pèse de tout son poids dans la balance, ayant importé à elle seule 500 voitures. Mais les ventes ont bondi sur tous les continents de la planète, ce qui montre qu’il ne s’agit pas d’une performance marginale mais bien d’une tendance de fond.

De là à dire qu’acheter une Ferrari constitue un bon placement et que sa revente éventuelle vous fera gagner de l’argent, il y a quand même un monde.

Néanmoins, ce phénomène ne manque pas d’intérêt pour les budgets inférieurs à 100.000 euros car la vente de véhicules neufs génère souvent des flux plus importants, ou du moins plus qualitatifs, sur le marché de l’occasion.

Et pour dénicher les meilleures affaires, il faut être en veille non seulement en France, mais aussi à l’international. Pour preuve, cette information croustillante – et à contre-courant -  révélée par le Corriere della Sera : les Italiens se débarrasseraient massivement de leurs voitures de luxe, ces temps-ci, poussés par la multiplication des contrôles fiscaux en Italie depuis le mois de janvier et par crainte d’attirer l’attention des autorités.

C’est peut-être le moment de naviguer sur les sites de vente de la péninsule. Comme autopatavium.it

Dans une prochaine note, je vous parlerai des formalités et du coût d’importation d’un véhicule d’occasion de l’étranger. Si vous trouvez votre bonheur d’ici là, buon viaggio !

Exclusion normative : les principales normes internationales

Lundi 20 février 2012

Pour faire suite à notre note L’exclusion normative pour les investisseurs responsables, voici un point détaillé sur les normes internationales les plus souvent utilisées dans la démarche d’exclusion normative en ISR  :

Conventions de l’OIT :

Les normes permettent aux investisseurs de s’assurer des conditions de travail appliquées dans les entreprises.

Les huit conventions fondamentales de l’OIT (Organisation Internationale du Travail) concernent :

  • la liberté syndicale et la protection du droit syndical
  • le droit d’organisation et de négociation collective
  • l’abolition du travail forcé
  • l’âge minimum
  • les pires formes de travail des enfants
  • la discrimination (emploi et profession)

Il existe 159 conventions de l’OIT actuellement en vigueur, mais l’ensemble des 183 États membres n’ont pas ratifié toutes ces conventions.

Les principes directeurs de l’OCDE

Les principes directeurs de l’OCDE (Organisation de Coopération et de Développement Économiques) constituent un code de conduite qui recouvre ces questions :

  • droits de l’Homme
  • emploi et relations professionnelles
  • environnement
  • lutte contre la corruption
  • sollicitation de pots-de-vin et d’autres formes d’extorsion
  • intérêts des consommateurs
  • science et technologie
  • concurrence
  • fiscalité.

Les conventions contre la corruption

Les deux normes les plus utilisées sont la convention de l’OCDE sur la lutte contre la corruption (1999) et la Convention des Nations Unies contre la corruption (2005).

“Ces deux conventions constituent donc un cadre normatif solide en matière de lutte contre la corruption, tout à fait à même d’être utilisé pour les approches d’exclusions normatives mises en œuvre par les investisseurs. Ratifiées par les États, elles engagent ces derniers à prévenir et à sanctionner la corruption auprès de leurs ressortissants, ce qui inclut l’activité des entreprises opérant sur leur territoire”, précise Novethic.

La Déclaration universelle des Droits de l’Homme

Adoptée en 1948, la Déclaration universelle des Droits de l’Homme concerne surtout les États, mais les investisseurs s’y réfèrent aussi pour évaluer la politique des entreprises en ce qui concerne leur action auprès des populations des pays où elles sont implantées.

La Déclaration de Rio

La Déclaration de Rio sur l’environnement et le développement (1992) est l’outil de référence en matière d’environnement.

Le Global Compact

Le Global Compact a été lancé en 2000. Les entreprises adhérentes s’engagent au respect de dix principes dans les domaines des droits de l’Homme et du travail, du respect de l’environnement et de la lutte contre la corruption.

 Le cas des armes controversées

L’exclusion desmines antipersonnel et les bombes à sous-munitions est un sujet fait l’objet d’un large consensus parmi les investisseurs. Ils s’appuient sur la Convention d’Ottawa (1997) et le Traité d’Oslo (2010). Ces traités n’ont pas été signés et ratifiés par tous les États.

 

Conférence-live : donation, transmission… l’argent et la famille

Mercredi 25 janvier 2012

famille-argent-stevecadman-flickr2011 a été marquée par plusieurs lois de finance qui ont entre autres modifiés les règles régissant les donations et les transmissions intergénérationnelles.

Ces modifications fiscales accompagnent également des modifications sociétales. L’allongement de l’espérance de vie, les difficultés d’insertion des jeunes diplômés dans le monde du travail, la hausse des prix de l’immobilier ont un impact sur les stratégies patrimoniales à adopter. Comment aider ses enfants et petits-enfants tout en se protégeant pour l’avenir ? Quand et comment donner ?

Afin de trouver des éléments de réponse, nous organisons une conférence live mardi 7 février 2012 à 11 heures autour du thème “l’argent et la famille”.

Vous pourrez directement questionner nos invités

  • Monique Pinçon Charlot — sociologue,
  • Xavier Boutiron, notaire en charge de la stratégie patrimoniale chez Cheuvreux notaires,
  • Frédérique Schmidiger — journaliste pour Le Particulier.fr.

Vous pourrez assister à cette conférence directement sur notre page Facebook ou sur DécideursTV.

Vous pouvez d’ores et déjà nous faire part de vos questions dans les commentaires de ce blog ou sur le mur de notre Fan page.

Conférence live le 1er décembre : nouveau contexte fiscal, quels conseils aux épargnants ?

Lundi 28 novembre 2011

fiscalite-conseils-epargnantTaxation des valeurs mobilières, imposition des plus-values immobilières, disparition des Scellier, coups de rabot multiples sur les niches, etc. Avec la crise, les réformes fiscales se sont accélérées et amplifiées. Aussi, il devient de plus en plus difficile pour les épargnants et les investisseurs de s’y retrouver. Quels investissements privilégier ? Comment protéger son épargne, et assurer ainsi son avenir, notamment devant l’échéance de la retraite ?

Pour mieux comprendre ces récentes évolutions de la fiscalité, nous organisons une conférence live qui se tiendra ce jeudi 1er décembre, dès 11 heures dans notre environnement Facebook.

À cette occasion, nous réunissons deux experts sur le plateau de DécideursTV : le président du Club Fiscal de l’Ordre des experts comptables — Laurent Benoudiz — et un notaire — Maître Fabrice Luzu (photo ci-dessus). L’occasion de débattre sur ce nouveau contexte fiscal, ses formes et échéances clés, ainsi que son impact sur les épargnants.

En vous inscrivant à cet événement, vous avez d’ores et déjà la possibilité de poser vos questions à nos experts. Vous pourrez également intervenir en live, avec un chat.

Inscrivez-vous dès maintenant et inviter vos contacts, en cliquant sur l’image ci-dessous :

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Pour prolonger : pour vous donner une idée du principe, vous pouvez revoir la dernière conférence-live, tenue en mai dernier, sur “investir dans un monde incertain“. Et pour nourrir vos questions, testez aussi nos outils de simulation en ligne sur votre épargne.

Les Moody’s Blues

Jeudi 10 novembre 2011

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Pour contenir et réduire notre déficit public, le Gouvernement a concocté un plan de rigueur  qui inscrit les dépenses à la baisse, les impôts à la hausse, le tout dans un contexte de baisse de la croissance. Tenir à tout prix nos engagements de modération de nos dépenses publiques est une priorité pour le Gouvernement.

Mais à en faire un dogme, cet objectif, « droit devant » est une priorité qui obère la croissance et nuit à l’emploi. Comme le dirait un étudiant à la fin du  premier trimestre de la  première année de sciences éco (ce que je fus), en augmentant la TVA, le Gouvernement s’attaque à la consommation, principal moteur de la croissance. Et c’est le cercle vicieux, moins de croissance c’est moins de rentrées fiscales. Et de mauvaises perspectives pour les entreprises dont les engagements  d’investissements sont elles aussi revues à la baisse.

Et toutes les politiques européennes vont dans ce même sens. Dans un tel contexte, les Bourses accentuent leur volatilité. Un pas en avant avec la sortie de Berlusconi.  Deux pas en arrière si l’on évalue le poids de la dette de l’Italie cinq fois plus important que celui de la Grèce.

Et si vous avez aimé l’épisode grec, vous allez adorer la suite italienne.

L’Italie, c’est la troisième économie de la zone euro, 20% du PIB de la zone euro (contre seulement 2,5% pour la Grèce) et, cerise sur le gâteau un engagement des banques françaises  cinq fois plus important.

Autrement dit, dans les bilans de banques hexagonales, la dette italienne n’est pas une denrée rare. Et si l’Italie et l’Europe tardent à régler le problème très inquiétant de l’endettement italien, c’est cette fois ci toute la zone euro qui risque d’exploser. Les taux des obligations italiennes à 10 ans viennent de  franchir la barre des 7%, un niveau jamais atteint. Un niveau insoutenable  au regard de la taille de la dette italienne : 1 900 milliards d’euros soit 120% du PIB.

Patrick Lelong

Copyrights : mrlerone sur Flickr

Le top des notes de la semaine (17 au 23 octobre)

Lundi 24 octobre 2011

fiscalité, isf, investir responsable, retraiteCe lundi nous initions un nouveau format pour la Semaine des blogs BforBank. Nous vous proposons ainsi de découvrir qu’elles ont été les notes les plus lues de la semaine dernière avec quelques surprises comme la note “Investir dans les vaches pour diversifier son épargne”. N’hésitez pas à nous faire part de vos commentaires.

Fiscalité

La loi de finances rectificative 2011 comprend plusieurs mesures touchant la fiscalité de l’épargne, dont les principales sont l’aménagement du régime d’imposition des plus-values immobilières hors résidence principale et l’augmentation du taux de prélèvement social sur les revenus du capital.

(Note fiscalité publiée le 19 septembre 2011) 

Retraite

François Hollande et Martine Aubry se sont en apparence accordés sur le retour de l’âge légal de départ à la retraite à 60 ans, lors du débat télévisé de l’entre-deux tours de la primaire socialiste sur France 2. Non sans équivoque.

(Note Retraite publiée le 17 octobre 2011) 

ISF

Nous avons évoqué à plusieurs reprises sur ce blog et sur le blog fiscalité, la réforme de l’ISF intervenue après le vote en juillet de la loi de Finances rectificative. Si la nouvelle loi permet aux contribuables détenteurs d’un patrimoine inférieur à 1 300 000 euros de sortir dès 2011 du périmètre de l’ISF, les détenteurs de patrimoines supérieurs à ce montant ne profitent cette année d’aucune modification du barème, celui-ci n’étant applicable qu’à partir de 2012.

(Note ISF publiée le 9 septembre 2011) 

Fonds

La nouvelle directive européenne UCITS IV, portant sur les OPCVM, devra entrer en vigueur le 1er juillet 2011 au plus tard. Mais, il se peut que Bercy n’attende pas la date limite pour la transposer. Effectivement, Bercy ne souhaite pas pénaliser les sociétés de gestion françaises quant au développement de leur activité et à la réduction des coûts rendus possibles grâce à cette nouvelle directive.

(Note fonds publiée le 21 février 2011) 

Bourse

Alors que la majorité des valeurs moyennes ont publié leurs résultats pour le 1ersemestre, le sentiment que nous avons chez IDMidCaps est celui d’un « déjà-vu ». Il y a à peine 3 ans en pleine débâcle boursière, les managements des sociétés nous tenaient à peu près le même discours : nous ne percevons pas pour le moment de ralentissement dans l’économie, nos carnets de commandes sont bons et la crise reste pour le moment financière. Mais face à l’incertitude grandissante, les dirigeants veulent anticiper ou en tout cas ne pas se laisser surprendre comme ils l’ont été en 2008.

Note bourse publiée le 5 octobre 2011

J’épargne et j’investis

Il y a longtemps que la vente en ligne n’est plus un phénomène marginal. Y compris pour les vins (près de 450 millions d’euros de chiffre d’affaires en 2010). Internet signe-t-il la fin des circuits de distribution classiques ?

Note j’épargne et j’investis publiée le 13 octobre 2011

Epargne 2.0

La venue d’Arianna Huffington à Paris, pour livrer sa “leçon de journalisme” au CFJ (l’école de la rue du Louvre) et surtout conclure le lancement du Huffington Post France, est l’occasion de réfléchir. Pour se demander, outre les déclarations de guerre, les stratégies des uns et autres acteurs, si… la presse en ligne est un bon secteur pour y investir son argent ? Et partant de là, comment le faire concrètement ?

Note Épargne 2.0 publiée le 13 octobre 2011

Ecorythme

Tel est le chiffre lancé par Christian Pierret, ex-ministre de l’industrie du gouvernement Jospin, lors d’un des grands débats du dernier Forum de l’Investissement édition 2011, auquel nous assistions, vendredi dernier : “ce sont 23 000 milliards de dollars qui ont été injectés dans l’économie mondiale, depuis le début de la crise La phrase est volontairement choc.

Note Ecorythme publiée le 18 octobre 2011

Epargne responsable

Investir dans un troupeau de vaches : l’idée peut sembler saugrenue quand on est citadin. Et, pourtant, ce type de placement connaît une certaine vogue ces dernières années. Acheter une vache est un investissement socialement responsable : il permet de soutenir les éleveurs qui n’ont pas à mobiliser les fonds lors de l’achat du bétail.

Note épargne responsable publiée le 21 avril 2011

Investir sans frontières

Cette rentrée bruisse de quelques articlesportant sur la conception et la fabrication de nouveaux dirigeables. Un mode de transport aérien, fort ancien puisqu’il a précédé l’avion dans l’histoire de l’aéronautique. Et pour rappel : on en est resté, malgré le poids des ans, aux accidents qui l’ont frappé dans les années trente, le plus emblématique étant le crash du Hindenburg à Lakehurst en 1937.

Note Investir sans frontières publiée le 14 septembre 2011

Tournez la page de la Grèce pour ouvrir celle de l’Europe

Mercredi 19 octobre 2011

tourner-page-grece-ouvrir-europeCela fait maintenant 15 mois que l’on traîne des pieds pour aider la Grèce. Avec un discours qui se veut rassurant et une rapidité d’exécution qui ferait prendre une tortue pour une Ferrari. Que va-t-il se passer dimanche quand les chefs d’États européens se retrouveront pour parler… de l’Europe et plus particulièrement des mesures pour « conforter » ou « sauver » c’est selon- la zone euro ? Je pense qu’il faudrait tourner la page en mettant en place une solution durable et définitive pour la Grèce.

“En cas de défaut total de paiement, ce ne serait pas la mer à boire”

Mais vraiment tourner la page. Les outils sont là mais certains, dont l’Allemagne, tardent à les utiliser. Aussi importante soit elle, la dette grecque pèse peu dans les comptes des banques à l’exception bien entendu des banques helléniques. Les seuls profits des banques françaises au premier trimestre sont supérieurs à la dette grecque détenue dans leurs comptes. Même en cas de défaut total de paiement, ce ne serait pas la mer à boire.

En revanche l’absence d’actions à de quoi inquiéter les marchés financiers qui attendent une décision politique. Car la crise n’est pas économique même s’il faut bien payer 25 années de surendettement des États européens. La crise est avant tout politique. C’est clairement le problème de l’intégration européenne ou plutôt de la panne d’intégration qui se pose. Les marchés attendent beaucoup de la réunion de dimanche, en tout cas des signaux clairs. En particulier le règlement de la question grecque comme une exception pour ne pas laisser la suspicion d’une possible contagion à l’identique à d’autres pays.

Il est faux de comparer l’Italie ou le Portugal à la Grèce. La Grèce cumule les handicaps : pas de collecte d’impôts, un déficit record, une croissance inexistante. Ce n’est pas le cas des autres pays. Notre situation est comparable à celle des États-Unis avant que le pays de l’Oncle Sam devienne une fédération d’États. Nous avons juste deux siècles de retard. Les États-Unis pourtant plus endettés que l’Europe n’inquiète pas outre mesure les marchés financiers. L’Europe avec son immobilisme effraie car le silence est toujours perçu comme complice ou trompeur. Ce n’est pas moins de 400 milliards de $ qui ont ainsi quitté la zone euro pour retourner aux États-Unis, par manque… de visibilité.

Patrick Lelong

Copyrights : Niccolò Caranti sur Flickr