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Investir dans le luxe : pensez chinois !

Jeudi 16 février 2012

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La très forte croissance économique chinoise fait sentir ses effets dans tous les secteurs économiques. Le monde du luxe ne fait pas exception à la règle. Je vous avais déjà parlé du secteur de la vente d’objets d’arts, je vais vous inviter à regarder de plus près le secteur de la mode et des accessoires de luxe.

Le luxe, signe d’un rang social élevé

Tout ceci part d’un constat simple : nous sommes peu après le nouvel an chinois. Ces derniers ont une tradition solidement ancrée : faire des cadeaux à leurs amis. Ces cadeaux servent souvent à marquer la position sociale de la personne qui offre. Plus son rang social sera élevé, plus les cadeaux faits seront coûteux. Et ils devront être immédiatement identifiés comme tels.

Parmi le top 10 des cadeaux les plus offerts par les Chinois fortunés se trouvent 5 marques françaises. Mieux, les 4 premières places sont trustées par ces marques françaises, à savoir Vuitton, Cartier, Hermès et Chanel. Ces marques sont bien connues par la population chinoise. Leur qualité et la culture française qu’ils symbolisent et véhiculent en font tout l’attrait. Les marques chinoises de luxe, encore trop méconnues, n’ont pas la même puissance d’évocation.

De plus, il ne faut pas oublier que les Chinois dépensent pour ces cadeaux sociaux des sommes très conséquentes en comparaison avec leurs homologues occidentaux. Or la Chine compte déjà près d’un million de millionnaires, et la tendance va croissant. Les grandes maisons de luxe françaises et occidentales investissent le pays, chaque centre commercial se doit d’avoir ses boutiques de luxe à Pékin.

La Chine, premier marché du luxe d’ici 2016

La chine représente actuellement 17% du marché mondial, pour 23 milliards d’euros de chiffre d’affaires. D’ici à 2016, elle sera le premier marché du secteur. Parmi les produits de luxe les plus appréciés se trouvent les bijoux et montres en or car ce métal est fortement apprécié comme valeur anti-inflation. Le salon international de la bijouterie qui se tiendra à Hong Kong sera sans doute l’un des meilleurs « place-to-be » pour les marques du secteur, le marché chinois représentant près du quart du marché désormais.

Une clientèle qui doit acquérir les codes

La récente culture politique et sociale chinoise a mal préparé cette clientèle à intégrer les codes bien spécifiques du luxe. Les clientes n’ont pas une connaissance approfondie des grandes modes qui ont traversé le monde occidental ces 50 dernières années et certaines références leur sont étrangères. Si nous sommes capables de reconnaître une inspiration sixties d’un seul coup d’œil, l’acheteuse chinoise, qui n’a pas pu se tenir au courant du bouillonnement parisien ou londonien de l’époque, est perdue. La presse spécialisée chinoise met donc en ce moment les bouchées doubles pour leur fournir tous ces éléments nécessaires à une éducation fashion efficace.

Pour aller plus loin

Plus que jamais, les investissements dans le secteur du luxe sont de bons placements. La croissance des chiffres d’affaires est excellente, les bons résultats de sociétés comme Hermès par exemple, montrent que ce secteur est un bon placement en temps de crise.

Sa clientèle est moins affectée et dans un contexte maussade, le luxe offre une part de rêve qui permet de s’évader du quotidien. Pour aller chercher cette clientèle chinoise qui s’impose de plus en plus comme celle qui tire le marché vers le haut, il y a donc quelques clés à connaître.

  • les marques que vous choisissez d’intégrer dans votre portefeuille doivent avoir une forte image de luxe et seront de préférence connectées à une culture qui attire les chinois aisés. Les grandes marques françaises sont en haut du panier, surtout si elles représentent l’image dela France.
  • Il vous sera utile de suivre la presse de mode chinoise : quelles sont les tendances mises en avant, quelles cultures (londoniennes, parisiennes, new-yorkaises, etc.) ont les faveurs des rédactions, saison par saison.
  • Une revue des blogs n’est pas forcément à exclure mais les vrais sites qui reniflent la tendance émergente sont rares. Fiez-vous aux valeurs sûres, le temps n’est pas encore venu ou le Web 2.0 sera prescripteur dans ce domaine.
  • Si vous êtes déjà présents sur le secteur via votre activité ou votre portefeuille, vous devez investir dans l’image de la marque de façon intelligente : glissez-la dans une longue tradition de produits de qualité, n’hésitez pas à faire appel à la presse chinoise pour qu’elle découvre, apprécie et donc recommande votre marque.
  • Dernière chose : les chinois fortunés viennent de plus en plus à Paris faire leur shopping mode. C’est tellement plus chic. Et de plus, ils évitent les taxes lourdes. Vos produits peuvent donc se vendre dans les endroits qu’ils fréquentent dans la capitale, de retour en Chine, ils y gagneront un parfum très français qui renforcera leur image. Si votre marque n’est pas très connue, cette stratégie alternative sera peut-être plus payante que de se risquer à s’implanter sur un marché qui ne connaît pas encore la valeur culturelle de votre marque.

 

Le vent, un investissement d’avenir

Lundi 13 février 2012

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Changement climatique, pic pétrolier, instabilité politique au Moyen-Orient : nos sources principales d’énergie sont actuellement dans la tourmente. Pourtant, le monde a des besoins énergétiques qui ne cessent de croître.

À côté des projets des grands groupes d’électricité, tel EDF et sa turbine sous-marine géante, un écosystème de start-up écolo est en train de voir le jour. Et qui dit start-up dit idées révolutionnaires avec parfois un grand potentiel commercial.

L’éolien progresse mais reste limité

Le vent est une source d’énergie qui progresse. Les parcs éoliens naissent un peu partout en Europe, sur terre ou offshore. Mais ils ont l’immense défaut de placer les turbines à une altitude où le vent n’est pas encore constant. L’énergie éolienne est ainsi perçue comme intermittente et inadéquate pour la mise en place d’un réseau destiné à prendre en charge une part non négligeable de nos besoins énergétiques. Mais que se passerait-il si le vent soufflait en permanence ?

Les vents impriment effectivement un mouvement constant à l’atmosphère de la planète. Nous n’en ressentons pas toujours les effets à la surface, mais ils soufflent en permanence en altitude. Nous connaissons tous les jet-streams, ces fleuves d’air qui parcourent la planète à haute altitude à une vitesse comprise entre 100 et360 km/h. Les longs courriers doivent lutter contre eux ou bénéficient de leur poussée, selon la direction du vol. Mais ces vents sont situés dans la haute atmosphère, entre 6 et15 km d’altitude. Impossible de construire une éolienne à une telle hauteur. La plus grande tour au monde n’a pas encore atteint le kilomètre de haut et nous parlons là d’une structure qui devrait résister à des poussées conséquentes et constantes.

Que faire ? Abandonner le mât ?

Il existe une réponse à ce problème… Et si l’éolienne volait ? L’idée est en fait d’une simplicité lumineuse : les turbines générant le courant électrique sont placées sur ce qui ressemble à de petits planeurs. Ces planeurs sont reliés au sol par un câble qui va transporter l’électricité produite et vont se comporter comme des cerfs-volants. Il n’est pas prévu pour le moment de faire voler un tel dispositif en haute altitude, il reste donc dépendant des vents de surface. Mais, le département américain de l’Énergie, via l’agence ARPA-E, vient de gratifier une start-up américaine, Makani d’une enveloppe de 3 millions de dollars et Google a aussi mis la main au portefeuille, avec un chèque de 20 millions de dollars.

Il faut dire que le projet a de quoi séduire. Il possède un potentiel de production d’électricité plus grand notamment en raison de la meilleure régularité des vents captés et surtout une immobilisation nettement moins grande de capital. Makani estime que seuls 20 tonnes de matériaux seront nécessaires à la production d’un Mégawatt, un chiffre bien inférieur aux éoliennes classiques.

Pour aller plus loin

Je vous incite donc à placer ces technologies sous surveillance. Leur potentiel économique dépend certes de l’évolution du prix de l’électricité créée par les énergies fossiles, mais d’autres sociétés sont elles aussi sur les rangs pour explorer le concept.

A suivre :

  • le cours des énergies fossiles. Ici, le cours du Brent à Londres.
  • Le site de Makani pour garder un œil dur la communication de cette société.
  • Joby Energy qui développe un concept similaire mais sur une aile plus grande.
  • Ampyx Power dont le concept est d’utiliser le mouvement du planeur pour générer le courant à terre.
  • Twind utilise le même concept de génération à terre de l’électricité, mais utilisant un ballon.
  • Le site de l’agence ARPA-E.

Qui peut détrôner Apple ?

Jeudi 22 décembre 2011

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Voila bientôt deux ans qu’Apple a présenté l’iPad, sa tablette tactile avant une commercialisation triomphale qui n’a pas été depuis démentie, même si elle a été sérieusement challengée. Lancée sur les rails du succès voici 14 ans par le retour de Steve Jobs, son cofondateur, aux commandes de la firme, Apple est devenue dans le courant de l’année 2011 ce que ce génie de l’informatique et du marketing avait toujours rêvé : le numéro un mondial de l’informatique grand public.

Le poids de ce géant est désormais tel qu’il devient difficile d’imaginer, pour les prochaines années, le profil d’un concurrent sérieux. Je vous propose, en quatre papiers, de faire le point sur la position d’Apple, ses challengers, les menaces qui pèsent sur la créature de Steve Jobs et enfin faire quelques projections sur les formes que pourront prendre les successeurs des bêtes de concours d’Apple. Car il y en aura !

Première partie : les concurrents vaincus

Loin d’être un simple gadget lancé par une mode éphémère, l’iPad a initié de profonds bouleversements du marché informatique mondial : PC portables, net books et ultrabooks sont des produits qui sont en train de se redéfinir — quand ils ne disparaissent pas purement et simplement — par rapport à ce nouvel arrivant dans la gamme toujours plus large des devices informatiques.

En deux ans, l’iPad a non seulement forgé la norme des tablettes tactiles. Il a aussi réussi le tour de force de devenir le maître-étalon pour mesurer les performances et attraits des autres plateformes “portables” grand public.

La descente aux enfers de RIM

Les lancements de tablettes concurrentes ont été assez nombreux. Leur échec est général. RIM – autrefois enviée pour le succès de son blackberry – connaît une descente aux enfers. La raison, la Playbook, une tablette qui visait le marché professionnel mais qui n’a pour le moment pas su convaincre ses clients potentiels qui lui reprochent une interface de piètre qualité, des services dégradés par rapport au blackberry et surtout un écosystème d’apps virtuellement inexistant face à celui de l’univers IOS d’Apple.

RIM, piégé par un échec industriel majeur a dû provisionner quelques 500 millions de dollars pour en couvrir les pertes. Une somme que certains analystes jugent dangereuse pour la survie même de RIM. RIM et son blackberry connaîtront-ils le même destin funeste que Palm et son PDA, gadget préféré des yuppies au début des années 2000 avant de sombrer pour être racheté par HP qui brade désormais la technologie.

Hewlett Packard en manque d’innovation

Car Hewlett Packard, autre géant US de l’industrie informatique, fait lui aussi partie des vaincus. Numéro un mondial des fabricants de PC, HP n’a pas proposé d’innovations majeures depuis des années malgré le rachat de Palm qui lui a permis de mettre la main sur WebOs, un software pourtant unanimement salué pour ses qualités. HP s’est fait surprendre par la sortie de l’iPad.

Sa propre tablette, TouchPad s’est révélé être un désastre commercial, au point que pour écouler les stocks d’invendus, HP a dû se résoudre à vendre à pertesCoût de l’opération : près d’un milliard de dollars. De plus, après avoir annoncer vouloir se séparer de son activité de fabrication de PC, fait machine arrière, annoncé la vente de la division WebOs avant de refaire machine arrière puis finalement décider d’en faire un code open source (donc non profitable), HP a totalement brouillé son image et rendu  sa stratégie de développement illisible. L’effondrement de son cours de bourse tel que parfaitement visible sur le graphique ci-dessous, en est la conséquence logique. Cet effondrement est vraisemblablement durable car provoqué par des causes — principalement l’inadéquation de l’offre HP à un marché en mutation rapide — qui demeurent à ce jour et n’ont aucune raison de disparaître de sitôt.

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Dell et Acer mis en difficulté par l’Ipad

Dell n’est pas fondamentalement en meilleure forme. Certes, la société n’a pas englouti des sommes folles dans la conception d’une tablette graphique avant d’en perdre plus encore suite à un échec commercial. Mais l’iPad vient cependant impacter son activité en provoquant un renouvellement significatif du marché des devices informatiques mobiles.

Première victime : le netbook. Ce PC, petit à la fois par la taille et par ses capacités, avait l’immense avantage d’offrir aux voyageurs un outil bon marché capable de lire des DVD et de surfer sur Internet. L’iPad, de qualité nettement supérieure, referme la porte sur cet avatar cheap du portable. Dell en a récemment tiré les conséquences en annonçant la fermeture de sa division netbook pour se concentrer sur la sortie d’un challenger ultrabook du Macbook Air d’Apple. Autre pari risqué tant cette autre innovation née à Cupertino – un portable ultraléger, sans disque dur mais avec toutes les fonctionnalités d’un portable professionnel- n’a pour le moment trouvé aucun concurrent à même d’offrir pour le même prix les performances, le design et la qualité de fabrication du killer d’Apple.

Acer enfin. Ce constructeur asiatique qui se rêvait comme le nouvel innovateur du marché de l’informatique, a connu des déconvenues sévères. Sa décision d’affronter Apple à la fois sur les marchés des tablettes et des ultrabooks s’est soldée par une double défaite, nette et sans appel.

En fait, la stratégie du suiveur ne fonctionne plus. Apple ne se contente pas d’innover et de lancer de nouveaux produits sur le marché. La marque s’est aussi fait une spécialité du design séduisant et des positionnements marketing qui font de ses créations des marqueurs sociaux.

Stratégie inepte dans un cadre purement professionnel, elle est parfaite lorsqu’elle vise le grand public qui se moque éperdument des débats sur l’univers “ouvert ou fermé” d’Apple. La seule chose qu’il demande, ce sont de très bons produits offrant d’innombrables services qui lui permettent de provoquer l’envie.

La seule marque qui, actuellement, a su croiser le fer avec Apple sur son propre marché est coréenne : Samsung. Mais cette concurrence est partielle — Samsung ne propose pas une gamme d’ultrabooks ou de portable professionnels et surtout la bataille ne se fait pas à armes égales :  Samsung ne maîtrise pas l’OS de ses devices.

La semaine prochaine

Les challengers fragiles : Google, Samsung, Microsoft-Nokia

Investir dans la lutte contre le réchauffement climatique

Mercredi 14 décembre 2011

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1992 – 2012, vingt ans marqués par un discours de plus en plus inquiétant sur l’état de santé de notre planète qui, rappelons-le, est la seule capable de supporter notre vie que nous connaissions. Le monde scientifique regroupé au sein du GIEC ne cesse de nous alerter sur les conséquences de l’activité humaine sur le climat du monde.

Le 6 décembre dernier, les scientifiques de la NASA rendaient publiques les conclusions de leurs travaux indiquant que le seuil de deux degrés de réchauffement sur lequel les politiques gouvernementales de lutte contre l’émission de gaz à effet de serre pouvaient quand même provoquer des bouleversements climatiques désastreux.

Le sujet est grave et n’incite pas à l’optimisme. D’autant que les pays désignés comme étant les principaux pollueurs, à savoir les économies développées du monde occidental, sont en pleine crise financière. Cela risque de leur interdire durablement de mener les efforts pourtant jugés nécessaires dans le cadre de cette lutte. Pourtant, tout espoir n’est pas perdu et mieux, une décision nationale pourrait à elle seule changer radicalement la donne.

La Chine se lance dans la bataille.

Cette décision est chinoise. Le géant asiatique a en effet annoncé à Durban en Afrique du Sud qu’il se lançait dans un vaste plan destiné à réduire ses émissions de gaz à effet de serre de 17% d’ici à 2015 afin de tenir ses engagements d’une réduction de 40 à 45 % de ces mêmes émissions d’ici à 2020, la valeur de référence étant l’année 2005. Le plan n’est pas un simple effet d’annonce : le mécanisme choisi est d’attribuer à chacune des provinces chinoises des objectifs précis.

Guandong, la première province industrielle de Chine devra réduire ses émissions de 19,5 %. Les gouvernements provinciaux seront en première ligne et répondront de leur échec, le cas échéant.

Le potentiel de chaque région chinoise à atteindre des objectifs d’efficacité de la consommation d’énergie en recourant aux énergies renouvelables a été étudié et pris en compte. Ce plan détaillé vise aussi les entreprises privées qui devront présenter et faire approuver leurs plans de sobriété énergétique et de réduction d’émissions de gaz à effet de serre.

Autant le dire, ce plan semble ambitieux, sérieux et concret. Mieux, il est présenté par un pays qui bénéficie d’une croissance économique soutenue et qui dispose de considérables réserves financières, à même de financer ces mesures qui seront, n’en doutons pas, coûteuses. Des besoins considérables, un plan sérieux, une volonté politique, des moyens financiers conséquents… Et si un marché durable de la mutation écologique était en train de voir le jour en Chine ?

Jusque-là, nous avons toujours buté sur cet obstacle : la mutation écologique est coûteuse. Nos économies ont du mal à l’intégrer, surtout dans un contexte de crise. La décision chinoise intervient dans un cadre totalement nouveau : elle a les moyens de son ambition écologique.

Comment réagir ?

investir_changement_climat_chine_ecologieLa première chose à faire sur ce dossier important était, me semble-t-il, de suivre avec beaucoup d’attention la conférence de Durban qui se tenait jusqu’au 9 décembre et surtout, d’en étudier avec soin les conclusions. Le plan chinois a-t-il été apprécié, soutenu ? A-t-il un déclic entrainant d’autres déclarations de principe, émanant des pays en bonne forme économique ? Les informations des prochaines semaines et mois seront riches d’enseignement.

Etudier avec minutie les annonces des industriels de l’énergie renouvelable est la seconde chose à faire. Alstom, Siemens, General Electric sont des groupes sérieux avec des programmes industriels solides dans le domaine de l’éolien.

EDF installe en ce moment même un parc hydrolien de démonstration au large de la Bretagne, autre technologie qui pourrait être promise à un bel avenir. Les courants marins sont en effet nettement moins capricieux que les vents et ces centrales marines pourraient produire une électricité de manière constante.

D’autres projets doivent aussi être suivis, notamment l’équipement de le Chine en barrages hydro-électriques qui peuvent être une réponse au problème posé. N’oublions pas que la Chine, par son contrôle d’une bonne partie de l’Himalaya, est le principal château d’eau de l’Asie. L’annonce de la mise en chantier de nouveaux barrages sera un signe de plus de la réalité du plan chinois.

Il faudra enfin suivre les groupes chinois qui, soyons-en sûrs, profiteront de ce plan pour acquérir et développer les technologies de pointe que la mutation écologique va entrainer. Sans oublier, tout de même, nos entreprises françaises et européennes qui travaillent sur des technologies innovantes comme le groupe Bolloré, partenaire de la Mairie de Paris dans le projet Autolib.

Pour aller plus loin :

L’homme : l’autre opportunité d’investissement dans la cosmétique

Mercredi 7 décembre 2011

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Je vous ai récemment parlé de la cosmétique ethnique et de son intérêt en terme d’investissement dans un monde qui connaît un rééquilibrage financier en faveur de zones géographiques nouvelles, loin de l’Europe et de l’Occident. Cette fois-ci, abordons le sujet sous l’angle masculin. Il y a là aussi une véritable opportunité d’investissement car ce marché est en forte croissance.

Cosmétique masculine : pourquoi un tel boom ?

La vision traditionnelle de l’homme, peu enclin à s’occuper de son image et de son corps n’est en fait pas si ancienne que cela. Elle remonte en fait au XIXe siècle. Elle a pris naissance dans l’Angleterre Victorienne, puritaine où  les différences entre sexes sont très marquées. La femme est essentiellement une mère et une maîtresse de maison. Elle n’a pas de pouvoir économique , c’est-à-dire qu’elle n’a ni possibilité d’occuper un emploi ni d’avoir un compte bancaire.  Elle n’ pas non plus de pouvoir : le droit de vote est réservé aux hommes. La femme Victorienne se doit d’être chaste, pure et innocente. Seules les femmes de petite vertu pouvent se maquiller.

Par contraste, les hommes dominent la sphère publique et occupent les rôles de puissants et de décideurs. Il leur est encore moins permis d’avoir à recourir à la cosmétique. Ils ne sont pas des femmes et ne doivent surtout pas être assimilés à cette classe la plus basse de la société que constituent les prostituées.

Cette époque tranche avec les siècles précédents, notamment les XVIIe et XVIIIe siècles. Les hommes de pouvoir ont alors un rapport à la mode et aux cosmétiques radicalement différents. Il suffit pour s’en convaincre de revoir les portraits officiels des hommes de l’aristocratie européenne : Louis XIV et ses successeurs sont très éloignés de l’image stricte de l’Anglais du XIXe siècle. Vêtements extravagants, rubans, cheveux poudrés, visages maquillés, les hommes du pouvoir de l’Europe de l’Ancien régime n’ont pas les préventions que nous avons encore maintenant.

La fin du barbare poilu

La situation évolue dans le courant de la seconde moitié du XXe siècle. Par exemple, l’évolution du look d’un James Bond – de  Sean Connery à Pierce Brosnan – montre que l’archétype de l’homme viril a profondément changé durant ces 50 dernières années. Moins « brut de décoffrage », plus subtil et raffiné.

De même, la mode des corps épilés qui date des années 80 est aussi une rupture avec l’image « naturelle » du corps masculin. Les récentes évolutions marquant un retour du poil et même de la barbe ne sont pas un retour en arrière : la pilosité réapparaît mais elle est entretenue, travaillée, soignée, mise en valeur en quelque sorte. Et surtout, très compatible avec un corps sain, synonyme d’esprit sain.

Et là on touche une des clés du phénomène : l’esprit sain. Dans un monde de très forte compétition collective et individuelle, les hommes se doivent de plus en plus d’avoir une apparence soignée et un physique nickel. Le « jeune cadre dynamique » passe peut être ses nuits à bosser comme un fou, mais au matin, il a une gueule fraîche et nette. Après tout, un visage fatigué, blafard et avec des cernes sous les yeux nous fait nous demander si le cadre en question sera à même de batailler de toutes ses forces pour remporter le marché du jour…

À côté des crèmes de rasage et des produits d’hygiène corporelle, les hommes prennent maintenant l’habitude d’utiliser des soins pour la peau, des anti-cernes, des crèmes anti-âge. Après tout, la salle de bain n’est pas une pièce publique et il vaut mieux avoir l’air jeune et en forme, surtout quand la quarantaine s’annonce et que de jeunes loups viennent vous concurrencer sur votre territoire.

Quelques chiffres.

Selon Euromonitor, dans une étude sortie en novembre 2010, le marché des cosmétiques pour homme va connaître une croissance de 7,9% entre 2009 et 2014, rien qu’en Europe. La croissance dans les pays émergents va être encore plus forte : 28,7% de croissance pour ce marché durant la même période. Il faut dire que l’homme chinois ne subit pas les mêmes barrières culturelles que celles qui ont cours en occident et qu’il est, lui aussi, soumis aux mêmes impératifs de compétition et donc d’image dynamique. Et puis, la Chine est un pays qui connaît un déséquilibre croissant dans la balance hommes-femmes, en raison de sa politique nataliste qui limite les naissances à un enfant par couple, couplée à une culture chinoise qui veut que qu’un couple soutient les seuls parents de l’homme dans leurs vieux jours.

Quels acteurs surveiller ?

Sur ce marché encore, nous avons une industrie européenne performante. À côté des géants L’Oréal et Nivea, les grandes maisons de parfumerie et de soins de beauté ont lancé des gammes pour homme : Dior, Jean-Paul Gaultier, Clarins, pour ne citer que quelques exemples. Existent aussi plusieurs sociétés qui se sont spécialisées dans la cosmétique pour homme. Nickel, fondée en 1996 à Paris, a su durant les 15 dernières années, casser les codes de la cosmétique pour les adapter à l’univers masculin : package, naming, odeurs, tout a été pensé pour éloigner les produits de la marque de leurs équivalents destinés aux femmes. Dans le sillage, les créations sont nombreuses, d’autant que le marché de la cosmétique pour homme effectue à l’heure actuelle un virage majeur en se mettant au bio. La France, pays du luxe et du bien-être est un endroit idéal pour lancer une nouvelle marque ou une nouvelle gamme qui bénéficiera de ces images de marques flatteuses.

Le marché européen et américain arrivant toutefois à maturité, il convient, dans une perspective d’investissement, de surveiller les marques qui se lancent sur les marchés émergents. La Chine est un bon indicateur d’intérêt. La croissance promise permettra d’identifier rapidement comme opportunités les marques qui investiront ce marché.

Pour aller plus loin :

Surveiller les rapports d’activités, analyse de marché et communiqués de presse de lancement de gamme des grandes marques du secteur. Quelques exemples :

Illustration : FoundryParkInn

Le secteur de la cosmétique ethnique : un fort potentiel

Jeudi 1 décembre 2011

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Le sujet peut paraître anecdotique voire futile mais la cosmétique est un marché énorme. Plus intéressant encore,  il connaît une forte et régulière croissance dans le temps. Les acteurs majeurs de la cosmétique sont des géants industriels qui pèsent des milliards de dollars de chiffre d’affaires.

La cosmétique est un marché arrivé à maturité dans certaines de ses composantes et dans certains pays. Pourtant, les gisements de croissance sont encore nombreux. Certains secteurs sont encore sous-développés et une partie du monde n’est pas encore arrivée à un plein développement de cette demande.

Penchons-nous cette semaine sur l’un de ces secteurs les plus prometteurs : la cosmétique ethnique.

Afrique et Asie, deux marchés à fort potentiel.

Il faut savoir que la cosmétique actuelle s’adapte de plus en plus aux caractéristiques de la peau des clients. Selon les ethnies, la peau n’a pas les mêmes caractéristiques : épaisseur, sensibilité, tendance sèche ou grasse varient selon que le type de peau est asiatique, caucasien ou noir. A l’intérieur de ces groupes, il existe également de nombreuses variantes.

C’est par exemple le cas des peaux noires : il en existe  36 types distincts pour seulement 10 types de peau caucasiennes. Une donnée intéressante car la cosmétique ethnique va de plus en plus ressembler à un marché de niche avec une rentabilité nettement supérieure au marché global. Les femmes noires et métissées dépensent en cosmétique pour le moment beaucoup plus que les autres : environ 980€ par an.

Du coté asiatique, le marché chinois est en forte croissance. Hisayuki Suekawa, PDG de Shiseido évalue le nombre de chinois consommateurs de cosmétiques à 100 millions. Une population qui devrait doubler d’ici 2015 pour atteindre les 350 millions de consommateurs dès 2020.

Le numéro 1 mondial des cosmétiques est une multinationale française célèbre, L’Oréal. Cette firme a publié des résultats partiels jusqu’au 30 septembre 2011, montrant une croissance du chiffre d’affaire, notamment dopée par le marché asiatique. Cette tendance est d’ailleurs généralisée à tout le marché de la cosmétique et de l’hygiène personnelle. Depuis 2010, 52% du marché se situe désormais hors de l”Europe et de l’Amérique du Nord. L’Oréal a développé une gamme de produits spécifiquement adaptée à la clientèle asiatique, les caractéristiques de sa peau, de ses cheveux, ses valeurs en matière d’hygiène, sa culture dans le domaine des parfums des crèmes et lotions.

Mieux, la Chine est aussi la locomotive du marché de la cosmétique de luxe, un marché de niche très rentable et qui s’appuie sur des valeurs de marque et d’origine tout autant que de composition.

Comment choisir son portefeuille cosmétique ?

Nous disposons en France d’une industrie cosmétique performante. Outre L’Oréal et ses nombreuses marques de produits grand public, de luxe ou plus connotées soins, nous pouvons trouver d’autres sociétés plus petites mais qui bénéficient d’une image excellente.

Investir dans le marché de la cosmétique n’est donc pas – a priori – une tâche herculéenne, si vous prenez la précaution d’éplucher les rapports d’activités en vous focalisant sur les parts de marchés asiatiques et africains, les perspectives de croissance annoncés et surtout, les gammes de produits ethniques proposés. L’Occitane est un exemple de marque cosmétique qui a elle aussi pris le virage de la cosmétique à l’échelle de la planète. Néanmoins, cette marque est en ce moment engluée dans une affaire d’utilisation d’huile de palme d’origine non durable. Ces accusations concernant son caractère peu écologique, viennent perturber son image. De l’écologie à la santé, il n’y qu’un pas, et il ne faut jamais perdre de vue que le marché de la cosmétique est très sensible à ces problèmes liés à la santé, ou connexes.

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Une dernière chose. Il est aussi très intéressant de consulter les réseaux sociaux pour se faire une opinion des consommatrices sur certains produits. En effet, la cosmétique est un domaine que les blogueuses adorent traiter. Vous pouvez trouver, sur Youtube notamment, de véritables chroniques vidéos faites par des femmes qui testent les produits avant de donner leur impression. Ce n’est pas anecdotique lorsqu’on réalise que certaines de ces blogueuses ont une audience qui dépassent allègrement les 5 millions de visiteurs uniques.

Pour aller plus loin :

  • L’Oréal, numéro 1 mondial du secteur.
  • Shiseido, numéro 1 japonais et 5eme compagnie mondiale, connait très bien le marché asiatique.
  • L’Occitane, marque de cosmétique internationale avec une forte identité de marque attachée à un terroir.
  • Recherche de tests cosmétiques sur Youtube.
  • L’Oréal sur Youtube. (la multinationale a développé sa propre chaine de tests et de conseils clients)

Investir dans le vin de l’autre coté du monde …

Vendredi 18 novembre 2011

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J’ai un peu hésité à faire ce post. Que voulez-vous, après avoir passé plusieurs années à Toulouse, c’est difficile de parler sereinement du pays des Kiwis — et des All Blacks ! — sans avoir quelques relents de jalousie. Et puis, ils viennent de gagner la coupe du monde face à l’équipe de France. Mais la Nouvelle-Zélande a beaucoup d’atouts qui me permettent de lui pardonner d’avoir de tels dieux du ballon ovale. Alors, faisons un petit tour au pays du long nuage blanc. Croyez-moi, c’est intéressant.

Quelques données de base

Tout d’abord, la Nouvelle-Zélande est sans doute le coin de Terre le plus éloigné de la métropole avec la Nouvelle-Calédonie voisine. 12 heures de décalage horaire, une position située aux antipodes, dans l’hémisphère sud. Et oui, novembre signifie pour nous les premiers frimas de l’hiver, chez eux, l’été pointe le bout de son nez. C’est aussi une démocratie occidentale, indépendante même si son chef d’État est la Reine Élizabeth II d’Angleterre. C’est aussi un pays peu peuplé, un peu plus de 4,3 millions d’habitants, ce qui ne l’empêche pas de faire partie des pays influents de la zone pacifique. En effet, son PIB rapporté au nombre d’habitants le classe légèrement derrière l’Espagne.

La Nouvelle-Zélande, autrefois pays fortement régulé et protégé par l’État est surtout un pays qui a effectué une mue libérale profonde depuis les années 90. Là-bas, l’économie de marché est reine et le business se fait avec un minimum d’entraves.

Géographie économique de la Nouvelle-Zélande

Le partenaire historique de la Nouvelle-Zélande est l’Australie voisine. Cependant, depuis avril 2008, le pays a signé un accord de libre échange avec la Chine avant de travailler avec certains de ses partenaires de l’APEC (organisation intergouvernementale de coopération économique Asie Pacifique) à la mise en place d’une zone de libre-échange la plus vaste du monde, le TPP ou Trans-pacific Partnership. Si ce projet aboutit — et un pas significatif a été fait il y a quelques jours seulement — il passera devant l’Union Européenne par la taille (35 % du PIB mondial). Ces deux liens privilégiés, l’un, solide avec la Chine, l’autre en cours de réalisation avec le TPP, pourraient faire de la Nouvelle-Zélande un nouvel eldorado économique.

Atouts économiques de la Nouvelle Zélande

L’économie du pays repose largement sur un secteur très développé des services et du tourisme. Son agriculture est également un secteur clé, même si la Nouvelle-Zélande importe en partie les denrées alimentaires dont elle a besoin. C’est enfin un pays stratégique pour ses partenaires du Pacific en raison de son appartenance au Commonwealth et sa taille, moins large que l’Australie donc moins susceptible d’hégémonie régionale.

Mais ce qui m’intéresse aujourd’hui, c’est un secteur bien particulier : la viticulture néo-zélandaise. Le Pays a en effet très fortement développé ce secteur agricole, triplant sa production durant la décennie 2000. De plus, les viticulteurs néo-zélandais ont pris le parti de produire des vins de qualité avec une recherche œnologique conséquente et constante. Couplé avec le tropisme environnemental très fort de la société néo-zélandaise, le résultat donne des vins “bio” très fortement appréciés par ses clients, notamment les Australiens. L’année dernière, 21 % des viticulteurs étaient déjà passés à des modes de production durables.

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Ce qu’il faut aussi savoir, c’est que la consommation de vin croit fortement en Chine. Entre 2003 et 2008, le marché chinois s’est placé sur une courbe de 17 % de croissance annuelle moyenne, et les produits les plus recherchés et les mieux vendus sont bien sûr les produits hauts en gamme. La Nouvelle-Zélande se trouve donc idéalement placée pour obtenir des débouchés considérables pour une production agricole en plein développement et qui pourrait l’aider à rétablir sa balance commerciale avec la Chine, actuellement déficitaire.

Pourquoi alors ne pas aller proposer notre aide d’investisseurs aux producteurs kiwis ? Si la France est maîtresse dans un domaine, c’est bien celui du vin. Certes, la Nouvelle-Zélande produit des vins mono-cépage, mais nous sommes nombreux ici à avoir une bonne culture viticole et je ne doute pas que les investisseurs intéressés sauront rapidement faire la différence entre un domaine à fort potentiel et une mauvaise affaire.

D’autre part, un rapprochement entre les vins français et néo-zélandais pourrait aussi favoriser l’obtention de nouveaux débouchés pour notre production locale. Sans compter que nous avons une histoire diplomatique commune complexe en raison des essais nucléaires français dans le pacifique, ou la malheureuse affaire du Rainbow Warrior. Des business angels frenchies aideraient à faire évoluer l’image encore très contrastée que nous avons là-bas.

Et puis, produire un bon vin, même de l’autre coté de la planète, c’est un défi qui parle à notre fibre hexagonale. Quand je lis que les cépages néo-zélandais les plus courus sont les Sauvignons blancs, le Pinot noir et le Chardonnay, je me dis qu’en matière de vins, France et Nouvelle-Zélande ont des affaires à faire ensembles !

Pour aller plus loin.

Immobilier de loisirs, pourquoi ne pas penser à la Turquie ?

Jeudi 10 novembre 2011

immobilier-loisir-turquie-ephese-bibliotheque-CelsusLa crise frappe durement l’une des principales destinations touristiques européennes, la Grèce. En raison des troubles financiers qui touchent ce pays, sa fréquentation était en baisse cet été. La récession que connait son économie ne va pas inciter les touristes qui ne veulent surtout pas aller se reposer dans une zone potentiellement exposée à des troubles sociaux.

On n’y pense moins mais la Grèce n’est pas le seul pays baigné par les eaux paradisiaques de la mer Egée. La Turquie possède elle aussi une longue et fort belle côte sur cette mer chaude. Ses atouts ne sont pas moins forts que ceux dont disposent la Grèce. A cheval sur deux continents, la Turquie est la 16e économie du monde, son PIB a triplé entre 2002 et 2010 et son endettement public est inférieure à 50% du PIB. Enfin, sa croissance économique était de près de 9% en 2010. Des chiffres à faire rêver tous les pays occidentaux.

Je vais vous présenter au fil du temps plusieurs endroits de ce pays qui ont un potentiel touristique très fort mais encore sous-exploité. Aujourd’hui, allons du coté d’Ephèse.

La fracture moderne qui s’est bâtie entre Grecs et Turcs nous a largement fait oublier un fait historique majeur : toute la côte de l’ancienne Asie Mineure, aujourd’hui turque, fût un foyer de civilisation hellénistique, romaine et byzantine. Ephèse en était l’un des fleurons.

Des sites touristiques majeurs

Abritant l’une des 7 merveilles du monde antique, le temple d’Artémis, Ephèse était un port antique très actif qui joua un rôle politique et religieux majeur. La ville s’était développée autour de son port et le temps nous a laissé des ruines impressionnantes, notamment un théâtre antique ainsi que la célèbre Bibliothèque de Celsus. A proximité, deux îlots de la ville antique, fouillés par des équipes archéologiques autrichiennes ont été couverts d’une structure légère et forment un musée unique présentant plusieurs maisons éphésiennes avec des décors de mosaïque et de marbre qui restent in situ.

immobilier-loisir-turquie-ephese-maison-vierge-marieSi le fabuleux Artémision n’est plus qu’un souvenir à peine marqué par une colonne solitaire à l’entrée de la ville actuelle, celle-ci est dominée par les ruines de l’ancienne basilique Saint Jean. La tradition veut en effet que cet évangéliste a vécu et est mort dans cette ville grecque. Les ruines, visitables sont imposantes et fort belles.

Ephèse est en fait un important centre du christianisme antique puisque outre la présence de Saint Jean, la tradition veut que la mère du Christ, Marie, a elle aussi terminé sa vie à proximité. Ce lieu traditionnel existe toujours et se niche dans un cadre vert et calme dans les collines au dessus d’Ephèse.

Complétons ce tableau des sites touristiques par la mention d’un beau musée antique dans la ville actuelle de Selçuk, ainsi que de plusieurs bâtiments de l’époque musulmane dont la mosquée D’Isa Bey, véritable petit bijou de l’architecture pré-ottomane. La ville a décidément de quoi séduire les touristes les plus exigeants sur le plan culturel et patrimonial. Mais ce n’est pas son seul atout.

Un bord de mer idéal

En effet, Si l’Ephèse antique était située en bord de mer, le fleuve Caystre a charrié des quantités d’alluvions telles que les ruines sont désormais à 7 km du rivage. Un rivage fort beau d’ailleurs, une très longue plage de sable qui forme un fond s’abaissant doucement sur plusieurs dizaines de mètres. Ah oui, pas de courants traitres. En clair, une belle plage idéales pour des vacances familiales où les enfants peuvent jouer tranquillement.

Agrandir le plan

immobilier-loisir-turquie-ephese-artemision-basilique-saint-jeanCette destination touristique, à proximité d’Izmir et de son aéroport international, est un lieu à considérer sérieusement pour tous ceux qui cherchent à investir dans l’immobilier de tourisme, de moyenne gamme au haut de gamme. La côte est encore préservée et peut accueillir au moins un ou deux resorts hauts de gamme.

Ephèse pourrait enfin devenir une destination idéale pour les investisseurs privés qui souhaitent faire bâtir une résidence secondaire d’été dans un pays ensoleillé à des tarifs moins hauts qu’en Grèce ou qu’à Marrakech, tout en goûtant une qualité de vie et une gentillesse que les Turcs savent volontiers déployer.

Pour aller plus loin :

Investir dans l’économie de l’innovation du Japon

Lundi 7 novembre 2011

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Le Japon est un pays industrialisé de longue date, avec une forte tradition manufacturière qui remonte à la période qui précède les grands conflits mondiaux du XXe siècle.

Ce pays est depuis plusieurs décennies passé d’une industrie de copie des produits occidentaux à une économie de l’innovation, notamment dans les produits électroniques grand public qui ont fait la fortune de groupes comme Sony ou Nintendo et largement contribué à en faire des géants de l’économie mondialisée.

Le Japon est en même temps un pays en crise financière aiguë depuis le tremblement de terre qui a frappé la ville de Köbe en 1995. L’endettement du pays atteint les 200 % du PIB et sa note a été abaissée par Moodys en août 2011 à Aa3 en raison de cet endettement trop fort.

Ses laboratoires de recherche en revanche sont tout à fait à même de continuer à faire une R & D productive et d’innover dans des secteurs que d’autres pays ont délaissés ou rencontrant des difficultés. Dernier exemple en date : la sphère volante.

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Cette invention, développée par le ministère japonais de la Défense, a récemment défrayé la chronique par une série de vidéos de présentation spectaculaires. Ce drone, qui ne déparerait pas dans un Star Wars, présente en effet certaines caractéristiques qui vont faire de ses dérivés opérationnels des machines volantes à tout faire. Il est capable de se maintenir en vol statique avec une très grande stabilité, acceptant même des chocs sans être déstabilisé ou dériver outre mesure. Son atterrissage bénéficie aussi de sa forme sphérique pour garder une intégrité structurelle qui le protège des éventuels dommages que peuvent provoquer un terrain ou des conditions difficiles. Enfin, sa forme compacte lui permet d’aller et de se poser là où tout autre aéronef ne pourrait aller.

Dernier détail d’importance : le coût de ses composants ne dépasse pas 1 400 dollars selon ses concepteurs, ce qui en fait une innovation remarquablement peu chère.

Le potentiel de cette sphère volante est énorme : muni d’une caméra embarquée, il peut effectuer des missions de surveillance ou d’investigation sur le terrain ou dans des bâtiments. Le ministère japonais le présente d’ailleurs comme un futur outil idéal pour la lutte anticriminalité et antiterroriste, mais il pourrait aussi servir à la surveillance des sites naturels dans le cadre de la lutte contre les incendies, ou être envoyé dans les zones de combats ou de désastre naturels pour permettre une évaluation à distance de la situation sur le terrain. Connectée à un système informatique, cette sphère pourrait tout aussi bien devenir un robot de surveillance efficace pour des sites sensibles publics ou des entreprises tels que des dépôts de marchandises précieuses, des salles de serveurs informatiques etc.

Nous pouvons bien sûr imaginer d’autres utilisations : cette sphère serait un outil idéal pour rentrer en contact avec des personnes en difficulté dans des sites très difficiles d’accès : alpinistes bloqués sur une paroi, habitants bloqués dans une zone d’inondations ou dans les ruines d’un tremblement de terre. Si ses capacités de sustentation sont accrues, il pourrait aussi porter de petites charges et par exemple amener des kits de premiers secours, un téléphone cellulaire ou du ravitaillement à des personnes inaccessibles.

Bien évidemment, son potentiel commercial au sein du grand public est tout aussi vaste.

Il reste certains points qui doivent être améliorés, comme par exemple son autonomie en vol, pour le moment limitée à 8 minutes ou sa capacité à emporter des charges. Et ce prototype ne permet pour l’instant pas d’évaluer le potentiel d’une sphère de plus grande taille. Mais il est indéniable que cette invention recèle un potentiel commercial conséquent.

Je vous conseille donc de suivre le devenir de cette invention dans l’actualité du Web, par le biais de Google Actu via ces liens :

Je reviendrai bien évidemment sur ce sujet, notamment si de nouveaux développements viennent accroître encore le potentiel de cet engin ou si des sociétés privées arrivent dans le projet pour en assurer le développement commercial. Ce drone révolutionnaire n’est sans doute que le premier d’une longue lignée.

L’avenir industriel et minier passera par l’espace

Lundi 24 octobre 2011
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Un futur possible : astéroïde amené en orbite terrestre.

Tous les fans de Star Trek le savent, l’espace est l’ultime frontière. Quoi de plus naturel, en somme, pour ce blog, que de commencer à parler de technologies spatiales comme d’un secteur d’avenir pour les investissements ?

Pour bon nombre d’entre vous, l’espace n’est pas un secteur économique mais plutôt une aventure humaine sous l’égide des états qui coûte plus qu’elle ne rapporte. Une danseuse pour riches nations qui en font l’un des terrains privilégiés pour leur jeu de pouvoir et de domination. Ce n’est pas faux mais l’espace est depuis longtemps un domaine qui se révèle très profitable pour des investisseurs bien informés.

Par exemple, la course à la Lune lancée par les USA et feu l’URSS dans les années 60 a permis à l’industrie informatique américaine de bénéficier d’énormes investissements afin de pouvoir équiper les sondes et capsules spatiales d’ordinateurs miniaturisés capables de fonctionner avec des sources d’énergie limitées tout en effectuant les calculs indispensables à bord. De même, les stations de suivi terrestres avaient des besoins informatiques conséquents qui, eux aussi, ont généré des investissements dans des systèmes informatiques plus lourds. Nul besoin de dire que ces percées technologiques ont conféré à l’informatique US une avance qui se vérifie encore maintenant.

Mais la Lune n’est pas un objectif rentable à court terme. Il existe cependant dans l’espace plusieurs secteurs d’activité qui font déjà – ou vont faire – l’objet d’une intense course à l’investissement public et privé. Le secteur des télécommunications en est un et si le leader mondial du lancement de satellites privés est européen, Arianespace, ce secteur est déjà bien avancé.

Un autre est en train de poindre le bout de son nez : l’industrie minière spatiale. En effet, les astéroïdes qui peuplent notre système solaire par millions sont, selon les scientifiques, en partie composés de matériaux métalliques tels que le fer, l’or, le cobalt, le manganèse, le platine et même des « terres rares ». En 1997, on a estimé qu’un astéroïde métallique de taille assez modeste, entre un et deux kilomètres, pourrait contenir des minerais pour une valeur totale de plus de 20 000 milliards de dollars . On considère qu’un astéroïde comme 16 Psyché pourrait à lui seul subvenir aux besoins industriels en fer et nickel pendant plusieurs millions d’années. De quoi construire une véritable industrie en orbite, non ? Les Chinois ne s’y trompent d’ailleurs pas puisque selon certaines informations récentes, leur programme spatial comporte désormais un volet visant à tester les technologies nécessaires à la capture d’un astéroïde et à son remorquage vers l’orbite terrestre.

Cette industrie minière dans les astéroïdes a, jusque-là, rencontré deux problèmes majeurs : le coût d’un lancement spatial depuis le sol terrestre, et la technologie nécessaire pour acheminer ce caillou de l’espace vers une zone où nous pourrions l’exploiter. Ces deux barrières majeures pourraient bien se lever dans les prochaines années. À dire vrai, la seconde est déjà franchie sur le papier et dans les tests faits entre la Terre et la Lune. Mais reprenons dans l’ordre.

1- l’accès à l’orbite terrestre

Pour le moment, nous savons envoyer des objets dans l’espace avec des fusées fonctionnant avec des moteurs à réaction chimique provoquant une poussée énorme. Ces moteurs sont particulièrement gourmands en combustibles de base et le coût d’un lanceur est très élevé. On a bien pensé à des ascenseurs spatiaux mais leurs coûts de construction est horriblement élevé et la technologie qui permettrait de les bâtir, encore en développement, nécessite de toute façon la capture d’un astéroïde.

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Un dirigeable pour accéder aux portes de l’espace ?

Une société américaine, JPAerospace, est en train de développer un nouveau concept, qui utiliserait des ballons dirigeables (j’avais déjà fait un billet sur le potentiel de cette technologie de vol) pour atteindre sans grand effort une station flottant à la limite de l’espace, puis un planeur spatial aux moteurs peu puissants (moins de gravité et surtout très peu d’atmosphère pouvant générer des frottements) qui amènerait la charge en orbite tout en douceur. Ce système, en cours de test, est certes lent mais infiniment moins coûteux !

Selon les calculs de l’ingénieur qui a imaginé ce concept, le prix de l’accès à l’espace pourrait descendre aux environ de 2 dollars le kilo dans les 20 prochaines années. À titre de comparaison, cette fourchette de prix est équivalente à l’offre actuelle de transport de fret chez Air-France – KLM entre l’Europe et l’Île de la Réunion. Ce mode de transport, qui est déjà en phase de test à une échelle réduite, mérite vraiment que l’on s’y intéresse sérieusement.

2 – Le remorquage spatial

La seconde phase est longue : le remorquage spatial. Cela consiste à envoyer un engin robotisé chercher un astéroïde bien défini, le harponner puis le ramener vers notre belle planète Terre. Il faut pour cela des moteurs capables de produire une poussée pendant un temps relativement long. Cette technologie existe : le moteur à ions. L’agence spatiale européenne l’a testé il y a quelques années avec la sonde Smart-1 qui, avec un tel moteur, a fait le voyage Terre/Lune en 13 mois. C’est lent mais le moteur consomme 10 fois moins de carburant qu’un moteur de fusée classique. Moins de poids équivaut à moins d’argent nécessaire.

Ce moteur pourrait donc répondre aux besoins d’un engin ramenant lentement mais régulièrement un bel astéroïde métallique en orbite basse. Certes, l’immobilisation financière serait longue, plusieurs années sans doute, mais est-ce un problème lorsqu’on attend un retour sur investissement qui se chiffre en milliers de milliards de dollars ?

Rêve ou futur possible ?

Restons raisonnables, tout ceci n’est pas pour 2012. Cependant, nous avons tout intérêt à nous pencher sur ce dossier rapidement. Les ressources minières de la planète ne sont pas illimitées et surtout, l’impact écologique de leur exploitation va provoquer un renchérissement constant dans les années qui viennent. L’accroissement toujours plus grand de la population mondiale rendra ces industries de plus en plus impopulaires par les dégâts qu’un accident industriel peut provoquer. Il suffit de se remémorer l’accident d’une usine de traitement d’aluminium en Hongrie pour réaliser à quel point l’industrie minière sur Terre va devoir augmenter ses coûts. Et dans l’espace, point de Danube à polluer…

La relance de la “conquête spatiale” devient en fait un nouvel enjeu industriel. Beaucoup de technologies indispensables sont en cours de mise au point, certaines sont encore dans les cartons mais nous atteignons en ce moment un stade de maturité technologique qui les rends sinon inéluctables, du moins possibles. Et les bénéfices potentiels sont gigantesques.

L’Europe a des atouts à faire valoir dans cette compétition. Son industrie spatiale est performante, elle dispose de capacités d’investissements non négligeables, elle a un savoir-faire dans l’industrie minière de pointe qui ne demande qu’à servir de nouveau. Il manque la volonté. Cette volonté, les investisseurs privés peuvent l’apporter. Le jeu en vaut la chandelle, dans les 15 ans qui viennent.