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Facebook : chiffres et enjeux de la (folle) introduction en bourse

Mercredi 9 mai 2012

Je vous en ai souvent parlé et je suis donc le “dossier”. L’introduction de Facebook en Bourse — arlésienne du secteur Web et high-tech se précise et doit intervenir concrètement juste après la mi mai, selon le site spécialisé TechCrunch. Un long, très long dossier en effet, dont le processus a été enclenché en février dernier et qui a sans doute un peu trainé dans le contexte économique et financier récent. En gros, Mark Zuckerberg ne voulait pas se louper.

Il prend la chose tellement au sérieux, qu’il la joue officielle. Ce lundi, il a organisé un kick-off meeting “dans un grand hôtel new-yorkais devant des centaines d’investisseurs” (in Challenges.fr).

Quels sont les chiffres principaux de cette opération d’IPO ? Le journal Le Monde ou encore l’Expansion les égrènent, histoire de faire tourner la tête et aiguiser les envies :

  • prix des actions unitaires : entre 28 à 35 dollars
  • levée totale : 12 milliards de dollars
  • capitalisation boursière finale : de 70 et 87,5 milliards de dollars
  • ratio au chiffre d’affaires : jusqu’à 24 fois le CA 2011 (3,7 milliards de dollars)

Ce que cela impactera ? Forcément le secteur Web et par extension, toute la high-tech. En soi Facebook prétend être un écosystème (face à Google entre autres cibles) sur lequel vivent de nombreuses entreprises, et donc une véritable économie : agences Web spécialisées, projets e-business communautaires, etc. Ces détracteurs soulignent juste, souvent, l’extrême fragilité du modèle. Facebook est la version moderne et 2.0 de la “place du marché” : celle où tout le monde veut être, pour croiser le chaland. Mais il suffirait qu’une nouvelle place se créer et attire les foules…

Gageons que ce feuilleton d’une introduction a tellement de rebondissements et de suspense qu’il nourrira déjà… de quoi lancer la suite du film “The Social Network” !

Acheter des actions Facebook ?

En vieux bon réflexe, outre l’effet de mode et de rendez-vous, il faut être prudent à se jeter sur un titre de cette notoriété, lors de son lancement. Des experts web comme Fred Cavazza sont même plus radicaux. Il l’a tôt dit, dès février 2012 : “N’investissez pas plus que ce que vous pouvez vous permettre de perdre. Cette règle est d’ailleurs valable pour n’importe quelle action”. D’autres, plus récemment, se questionnent franchement : “Facebook, un bon plan ?“, partagés entre deux envies contraires : prendre le train en marche avant qu’il ne parte trop loin, vs. éviter un titre en bourse au devenir pouvant secouer…

Enfin, côté pratique, il y a une question toute bête à se poser : “comment acheter des actions Facebook” (v. Les Échos). Le sujet est tellement “ancien” et discuté, tellement attendu, qu’on en aurait l’impression qu’il concerne tout le monde.

Tous les véhicules et produits ne le permettent pas. Et il y a en fait pas mal de restrictions pratiques concernant la période de lancement du titre en bourse. Au-delà, les conditions qui s’appliquent sont celles hors “titres basés dans la zone euro”, et selon les offres et modalités des établissements bancaires.

[MAJ 14 mai]: alors que l’introduction en bourse arrive à grand pas pour cette fin de semaine, les avis divergent sur le potentiel boursier de Facebook. Certains le voit limité à 50 milliards de dollars (avant un niveau de “bulle” spéculative), quand d’autres la voient friser les 100 milliards avec le jeu additionnel des stock options…

Ce qui est certain, est que Facebook va changer dans cette opération. Son comportement d’entreprise innovante et touche à tout risque de s’en ressentir, tout comme sa politique commerciale avec introduction du paiement à petite dose… Wall Street a ses raisons.

Seniors, Web, rencontres… et nouvelles arnaques

Lundi 23 avril 2012

Est-ce la proximité de citation des médias francophones belges et suisses, avec la présidentielle ? Toujours est-il que mon oeil a stoppé ce matin sur un article de la presse suisse traitant des “ainés et de l’informatique“. On le sait depuis quelques années, les seniors ont du temps disponible et l’informatique se simplifie par ailleurs : ce qui les amène à davantage pianoter sur les services en ligne et les réseaux, et avant cela à s’équiper d’ordinateurs et smartphones chez eux.

Nous le vivons d’ailleurs chacun dans nos familles : il n’est plus du tout rare de croiser ses parents et grands-parents sur des services en ligne comme Facebook ou Skype, en complément d’usage intensif des mails et des appareils mobiles. On peut également les croiser dans un autre rayon sur des sites comme Meetic.

Mais cette population venue plus tardivement sur le Web, le fait aussi plus naïvement : d’où une prise de risque plus grande. C’est un phénomène connu des utilisateurs qui croisent dans leurs réseaux des “novices” (newbies) découvrant avec décalage et retard des supports d’échanges “risqués”, évités de longue date par le grand nombre : les fichiers PowerPoint comiques, les blagues et demandes d’aide financière internationale par mails etc. Pour Martin Boess, directeur de la prévention suisse de la criminalité, quelques points sont à surveiller à cet égard :

  • sécurisation : “De nombreux utilisateurs âgés croient à tort qu’une fois qu’un programme antivirus est installé sur un ordinateur, il n’y a plus besoin de s’en soucier”.
  • confiance : “Les personnes âgées sont plus ouvertes et plus crédules sur Internet qu’au téléphone ou sur le seuil de leur porte”.

Rappel de règles de base

M. Boess cite surtout la nouvelle tendance des arnaques aux sites de coeur, dont les aînés sont une cible privilégiée. Solitude, isolement et pratique des réseaux sociaux se combinent alors dans les pratiques quotidiennes. On mesure l’ampleur du phénomène quand on croise par exemple une demande de témoignage récente pour M6, rédigée en ces termes :

“On imaginait les seniors se faire une raison, ou confier la mission de briser leur solitude à une bonne vieille agence matrimoniale. Mais désormais, c’est sur Internet que les seniors cherchent l’amour et sur des sites qui leur sont spécialement consacrés. Les échanges virtuels, les rendez-vous au café avec un(e) inconnu(e)… Tout cela les grise autant qu’à 20 ans !”

Sur le site de rencontres par affinités Parship.fr, on a conscience du problème et on pratique même la prévention. Quelques clés de comportements et rappels de principes de base sont livrées pour éviter les mauvaises rencontres sur le web. Comme d’éviter de s’inscrire sur un site de rencontre gratuit, de donner son adresse postale dans les premiers échanges, de se renseigner sur le site utilisé, etc. Dans la gestion de l’argent en ligne enfin, l’expert suisse place le curseur sur la pédagogie et les comportements individuels :

“Les banques sécurisent très bien leurs accès techniquement. Les points faibles viennent en général des utilisateurs”.

Pour prolonger : vous pouvez répondre à notre sondage en ligne, publié sur notre espace Facebook “vos parents ou grands-parents se sont faits arnaquer sur le web… pourquoi ?“.

Déclarer ses impôts via mobile : possible mais limité

Vendredi 13 avril 2012

Je vous en parlais en mai 2011 : il n’existait pas jusque-là d’application mobile pour la déclaration d’impôts. Suite à la note écrite j’avais d’ailleurs été contacté par Bercy au téléphone. Il m’avait alors  confirmé qu’il n’y avait pas de projet applicatif mobile.

Avril 2012, la donne a bien changé : Bercy a annoncé une appli mobile pour payer ses impôts en ligne, impots.gouv », délivrée sous Android et iPhone. Mais attention, c’est assez limité pour l’heure car l’application est prévue pour :

les contribuables qui n’ont aucune modification à apporter à leur déclaration préremplie [et qui] pourront la valider depuis leur téléphone portable.” (Le Figaro).

Concrètement on sera en face d’une application de type “confirmation presse bouton”, et pas dans un vrai système de déclaration mobile où pourront être changés les paramètres et sommes notamment. Cette appli n’est donc qu’une première étape.

A un moment où Bercy essaye de valoriser son bilan de modernisation de l’Etat -par exemple avec le site participatif Ensemble simplifions- ça fait un peu limité… Sur ce site 2.0, une suggestion notifiée est par exemple de “faire passer les services de l’administration à l’ère du widget et du mobile“.

Référencement et public

Petit test réalisé à l’instant. Une requête “impôts” dans l’Android Market -pardon Google Play dans sa nouvelle appellation- me livre ce matin en résultat de rang 1 une application signée de… “sboardy”. Mais rien ne concernant Bercy. Ce développeur a signé 3 applications dans le monde Android.

Et si je me rends sur la page “des applications à télécharger gratuitement” de Bercy (trouvée via Google, pas par le moteur de recherche du site public, assez confus), l’application fiscale n’y est pas exposée ni même mentionnée… Les délais seront visiblement positionnés du 7 au 21 juin pour le mode de déclaration en ligne : mais on ne sait pas par exemple si le mode mobile aura un calendrier spécifique…

Public visé par ce dispositif ? “plus de 12 millions de déclarations” précise Libération,  “effectuées par ce biais soit 15% de plus qu’en 2010 et 64% sur les trois dernières années”.

Françoise, François et l’ISF

Jeudi 12 avril 2012

Parenthèse people hier soir, lors de l’émission « Des paroles et des actes » sur France 2, et notamment lors des 20 minutes du candidat socialiste François Hollande. A l’appui d’un interview donnée quelques jours plus tôt dans le magazine Paris Match, le journaliste David Pujadas relaye sur le plateau les commentaires de la chanteuse Françoise Hardy. Laquelle s’inquiète des projets fiscaux du candidat. Qu’a-t-elle dit précisément à Paris Match ?

« On parle du fait qu’il est très important de payer des impôts sur le revenu du capital. Je suis tout à fait d’accord, mais pas pour taxer un patrimoine qui vous a coûté des fortunes à acquérir, et qui vous coûte déjà des sommes folles en entretien, charges et assurance. Je paie 40 000 euros d’ISF par an. Si Hollande le multiplie par trois, qu’est-ce que je fais ? Je suis à la rue. Je comprends les gens qui quittent le pays à cause des impôts. »

Le problème soulevé par Françoise Hardy est bien réel en France : c’est celui des possesseurs de biens immobiliers sur-valorisés par la folie des prix du marché et rentrant malgré eux dans la catégorie de l’ISF. Riches sans le vouloir…

François Hollande a tenu à rassurer d’emblée la star :

“l’ISF ne sera pas multiplié par trois puisque je vais revenir exactement au barème qui existait l’année dernière avant qu’il soit baissé par Nicolas Sarkozy (…) soit 1,8 % maximun. Donc ne laissons pas penser qu’il y aurait triplement. En revanche, ça, c’est vrai, nous rétablirons la progressivité de l’ISF et le niveau des prélèvements qui existait avant, ce que payait donc madame Françoise Hardy en 2010 et 2011. Donc de ce point de vue-là, elle ne sera pas à la rue.”

François Hollande : “Françoise Hardy ne sera pas… par puremedias
 
Néanmoins,  le débat a rebondi dans l’instant sur les réseaux sociaux où ce ping-pong a eu l’air d’exaspérer les internautes. Plus original : le propre fils de la star, Thomas Dutronc, s’est fendu d’un commentaire sur son compte Twitter se disant prêt à héberger sa mère.

Dès lors la personnalisation du débat, dans une logique François/Françoise prend le pas sur le fond : “Hollande va t-il mettre Françoise Hardy à la rue ?” (Le Point),

VIP et conséquences

Mais d’autres chanteurs et VIP ont aussi réagi à ce sujet fiscal, comme le rappelle Slate.fr. C’est notamment le cas de Patrick Bruel et d’Eddy Mitchell mais aussi de Djamel Debbouze qui a évoqué la tranche à 75% pour les riches.

A chaque présidentielle le positionnement des VIP est compliqué car ils sont à la fois recherché par les candidats, en tant que vitrine, mais en même temps des électrons libres capables de réagir précisément à telle ou telle mesure.

Sur un autre versant d’ailleurs, le sujet avait émergé l’été dernier au sujet des patrons riches réclamant une taxation supérieure. Et a rebondi il y a quelques semaines concernant la rémunération de Maurice Lévy, patron de Publicis.

Enfin, cette question est bien dans l’air puisqu’elle est abordée ailleurs qu’en France. En Angleterre par exemple, on parle des 100 000 propriétés de multimillionnaires anglais… immatriculées au nom d’entreprises offshore, tout en prévoyant dabaisser l’impôt des très riches au sein d’un budget de rigueur.

Pour aller plus loin :

L.D

La nouvelle offre Bourse de BforBank (audio)

Mercredi 11 avril 2012

la bourse est au coeur de toutes les préoccupations depuis près d’un an, sur les fronts des marchés secoués et d’un retour tant attendu à la normale.

De crises en rebonds et sur fond d’une prudence exacerbée, comment l’investisseur peut-il quand même continuer de placer en bourse ? Et comment peut-il déjà simplement organiser ses placements existants et les optimiser ?

Le responsable bourse de BforBank, Bertrand Miserey (photo ci-contre), nous a consacré quelques minutes pour expliquer les points clés de la nouvelle offre Bourse lancée par BforBank, pour tenir compte de ce contexte particulier et proposer un mode d’action concret.

Ecouter l’interview en audio :

http://blog.bforbank.com/medias/audiocast-offre-bourse-bforbank-v2.mp3

L.D

 

Les “techs” et le retour du rachat à 1 milliards de dollars

Mardi 10 avril 2012

Deux poids lourds du secteur des technologies bougent en même temps sur le front des rachats stratégiques à carnet de chèque épais. On avait plus vu cela depuis un moment, et les experts vont sans doute y aller de leurs alertes sur un énième retour de la bulle web

Revenons aux faits. Le premier rachat provient de “l’ancienne” nouvelle économie des technologies de l’information : Microsoft a annoncé en effet mettre sur la table rien moins… qu’1 milliard de dollars ! Cette somme pour acquérir des brevets d’AOL.

Selon le site spécialisé 01Net.com, ce sont les briques technologiques (notamment de feu le navigateur web Netscape) qui intéresse Microsoft qui  “pourrait éventuellement en tirer profit.” Comment ? Cela reste à définir, selon le bon vieil adage qu’on ne fait pas de deux chevaux de trait des formules 1…

Brique encore, avec un acteur du 2.0 en la personne de Facebook. L’investissement est similaire et engage 1 milliards de dollars pour s’offrir Instagram, application de photo en environnement mobile et 2.0.

Selon le site spécialisé ZDNet.fr, cette “application qui permet de prendre des photos et les partager sur les réseaux sociaux a rassemblé 30 millions d’utilisateurs”. Un joli paquet de “users”, la métrique si précieuse aux acteurs des réseaux sociaux. Elle est surtout un beau bijou rajouté à la mariée, juste avant son entrée -non pas à l’Eglise- mais à Wall Street.

Mobilité oui, mais rétribuante

Un bijou spécialisé même : pour l’expert Damien Douani, sur les blogs de ZDNet.fr, cette opération facebookienne prouve que “le mobile devient le relais de croissance du web“. Une tendance d’e-business que j’avais personnellement repérée dès fin 2010, par exemple sur le salon LeWeb où les projets de start-ups tournaient tous sur ce terrain : tous voulant en effet refaire le succès d’un Foursquare. Reste, comme souvent, à transformer l’essai et à passer d’une base de membres pléthoriques mais non payante à des clients en bonne et due forme.

Le check-in a pour piste, par exemple, une rétribution par la publicité comme l’explique ce spécialiste entendu à la Cantine :

Les investisseurs impliqués dans les secteurs technologiques et internet garderont ces deux faits en tête, au moment de leur prise de décision ou envies de bouger sur de nouveaux fronts de placement.

Patrick Bertrand, un “soft maker”, à la tête du CNN (Conseil National du Numérique)

Vendredi 6 avril 2012

Je vous en parlais sur ce blog en mars 2011 : le CNN est cette nouvelle instance représentative de l’économie numérique, voulue par Nicolas Sarkozy. Jusque-là sans grande action concrète, elle vient de se doter d’un représentant qui peut changer la donne dans les mois et années à venir.

C’est en effet Patrick Bertrand, patron de l’éditeur informatique Cegid, qui a été élu à sa présidence, en remplacement de Gilles Babinet. J’ai eu l’occasion de croiser et interviewer plusieurs fois P. Bertrand, durant mes années de journalisme high tech pour le CXP et ZDNet.fr notamment. Le responsable est efficace, affable et sait parfaitement gérer un lobbying précis et serein.

Comme une reconnaissance n’arrive jamais toute seule, il est à noter que Patrick Bertrand figure dans le listing des 100 du numérique en France, établi ces derniers jours par le magazine L’Usine Nouvelle. Le portrait y est flatteur et assez bien vu sur le style du personnage : “Ses idées il les affirme toujours de manière posée, sans envolée ni outrance et sans prendre la posture d’un donneur de leçons“.

Une touche personnelle d’homme organisé et de bonne volonté, que le Figaro exprime très bien dans son cahier saumon hier jeudi : “Ce dernier est partisan d’un organisme plus institutionnel et structuré. L’esprit sera moins celui d’un club de patrons du numérique et tendra davantage vers une rôle de régulateur d’Internet entre le CSA (audiovisuel) et l’Arcep (télécoms)“.

Compte tenu du parcours de P. Bertrand (qui fut aussi patron de l’Afdel, L’Association Française des Editeurs de Logiciels), je lui vois au moins 3 thèmes de travail complémentaires :

  • le financement des start-ups du secteur numérique
  • l’intérêt des investisseurs nationaux pour les entreprises du numérique
  • l’accompagnement des entreprises du numérique à l’international

“Pierre et Pierrette investissent sur le web”…

Jeudi 5 avril 2012

On cite souvent nos cousins du Québec pour leur capacité à aborder nos problèmes avec plus de candeur et pour tout dire de naïveté. Ce n’est pas du tout péjoratif à mon esprit, juste descriptif et pour tout dire confraternel. Il nous manque souvent cette candeur pour être capable de se détacher du trivial.

Le hasard des vidéos en ligne m’a ainsi mené à une interview donnée sur la chaîne RDI par Marc Ryan, créateur du site Investisseurautonome.info. Celui-ci, avec des mots simples, propose notamment une vision accessible des deux profils clés de l’investisseur en ligne : “Pierre et Pierrette“, ou le pressé et le méthodique, le néophyte et l’expert, le laborieux et l’aisé. Si Pierre et Pierrette sont dans un bateau et qu’ils doivent investir en ligne… que feraient-ils ?

Pour Paul, deux raisons motivent l’investissement à travers l’outil du web : “Première raison, le plaisir de la chose. Deuxième raison, pour sauver de l’argent” : ce qui veut dire, dans la pratique locale du Français, économiser sur les dépenses, pour voir plutôt le rendement net de son investissement que le rendement brut.

La profusion des informations disponibles sur le web n’est pas un atout pour cet expert. Au contraire cela créé l’illusion de pouvoir prédire le futur, par exemple en bourse.

Construire une nouvelle économie

Le journaliste interviewer, Gérard Fillion, tient aussi un blog régulier -pardon un “blogue Economie“- sur le site du média référent. Sur ce blog, il abordait (dès 1999 !) dans une note la question de bons du Trésor américain, achetables en ligne.Une révolution à l’époque.

Dans cette note, il cite entre autre un fonctionnaire du Trésor US qui use d’une formule qui pourrait encore s’appliquer aujourd’hui, pour définir l’investissement facilité par les voies du web :

«Nous essayons de construire une nouvelle économie basée sur des vertus anciennes. Epargner est une ancienne vertu (…). Rehausser le taux d’épargne personnel est un impératif pour les familles et l’économie américaines».

A bon entendeur… tant pour la vision candide que ces objectifs simples qu’on peut assigner à une collectivité.

Présidentielle : les propositions des candidats, en comparo web

Mardi 3 avril 2012

Vous l’avez peut être noté dans vos mails ou dans les flux d’information que vous suivez régulièrement. Le web est présent cette année pour la Présidentielle 2012, là où l’attendait moins. Peut être un peu moins dans les réseaux sociaux justement, où les interventions restent somme toute classiques et peu 2.0. Et peut être de façon plus émergente dans les outils… de comparaison en ligne.

Comparaison n’est pas raison dit l’adage populaire, mais en revanche, il fait le buzz et force au clic. En prime, quand l’on est face à une pléthore d’informations, le “plus utilisateur” est bien réel.

Or donc, j’ai reçu ce jour dans mes mails, un “CP” (communiqué de presse) émanant de Logica Business Consulting. De mon ancienne vie de journaliste high tech, Logica me fait écho : c’est un spécialiste de l’informatique d’entreprise. Et comme le dit sa note Wikipédia : “Logica est une entreprise européenne spécialisée dans le conseil, l’intégration de systèmes et l’outsourcing qui réunit 40 000 collaborateurs dans 36 pays”. L’invite en question concernerait-elle alors un logiciel de gestion de campagne politique, ou de gestion de vote ? Pas du tout : “Il s’agit d’un comparateur neutre de programmes présidentiels qu’a conçu l’un de nos consultants, Edouard Schlumberger, 25 ans”.

On me raconte même l’histoire. Edouard a travaillé “avec une équipe de 12 jeunes passionnés de politique et répartis tout autour du globe”. Résultat : Voxe.org, “accessible sur internet et sur iPhone, Androïd et Blackberry”. Efficacité ? “Près de 300 000 comparaisons ont été réalisées depuis son lancement et plusieurs médias de renom tels que Le Nouvel Obs, L’Express ou Canal+ ont repris le comparateur sur leur site internet”.

D’autres initiatives

L’informatique n’est pas seule à se positionner sur ce “créneau” très temporaire, mais valorisant. Il faut aussi compter sur des outils plus classiques dans la manipulation des données, et moins ambitieux dans le rendu de l’animation : comme le comparateur du Monde, ou encore le comparateur du site Pourquivoteren2012. Ce pour des outils “à renseigner” et au rendu restant quand même dynamique.

Mais l’on trouve aussi des interfaces de rendu visuel de l’information, comme les infographies, fixes ou animées : par exemple celle sur le débat des retraites dans la présidentielle (ci-contre). J’ai croisé cette dernière réalisation sur le site de l’Union.

L’enjeu est clair : trouver des écrans de “data-visualisation” plus simple d’accès, et plus agréable que les émissions ou publications des experts qualifiés. Et pour les thématiques financières et budgétaires, souvent compliquées et allant dans la dentelle, ce peut être un vrai atout et une aide au choix. Avez-vous de vôtre côté, repéré une application en ligne de cet ordre ou encore plus bluffante ?

Pour prolonger : dans un autre mais voisin registre, vous pourrez aussi pratiquer les simulateurs et comparateurs en ligne de BforBank.com, qui vous permettront de monitorer les thématiques financières pour vos situations personnelles.

Dans la high-tech et ailleurs, investir dans la nostalgie

Vendredi 23 mars 2012

Je ne suis pas à l’origine du jeu de mot, alors ça m’a immédiatement attiré l’oeil ;-) Si vous me suivez un peu sur les réseaux sociaux comme Twitter, vous avez sans doute remarqué que je m’intéresse aux technologies et à ce que j’ai nommé la “aïetech“. Ces couacs, bugs, surprises, gadins, bévues… on en passe et des meilleurs, générés par le secteur de l’informatique et du web.

Parfois, ces “bugs” sont des surprises et de vraies pistes de réflexion pour les investisseurs de demain. Le jeu de mot donc, dont je vous parlais en amorce de cette note, et l’indice à cogiter est : nostalgeek, tiré de nostalgique et de geeks, désignant les passionnés de technologies. Il est signé d’Olivier Chicheportiche, dans son article sur ZDNEt.fr  “Nouvel Amiga, nouvelle NeoGeo : la nostalgie paye toujours autant“. Deux fabricants informatiques ressortent en effet des produits mythiques, et notamment Commodore avec sa marque Amiga. Une “famille” d’ordinateurs personnels (PC) qui tenait la dragée haute aux Apple et IBM d’alors…

Tous ceux qui ont commencé à tâter des ordinateurs avant le tactile, les tablettes, le wifi, etc. savent de quoi je parle, en rebond à Olivier. L’informatique était alors un vrai loisir de passionnés -geeks pour les uns, curieux pour les autres- qui occupait une bonne part d’un grand bureau, et pas mal d’achat en pièces détachées et périphériques.

Mais dans cet article le journaliste regrette que ce ne soit là qu’un “revamp” de nom, car le produit s’éloigne grandement des caractéristiques d’origine de la marque. Le site US de la marque en donne l’aspect, celui d’une sorte de Mac Mini, ou format PC light qui fait joli sur un bureau. Ca va décevoir les vrais nostalgiques. Un cas que l’on a connu, dans le secteur automobile, avec la relance de la marque DS chez Citroën par exemple…

Matrice business

Et c’est le point clé où je veux en venir. Ces revivals de produits et de marques, on les connait en effet de partout : automobile (la Mini Cooper, la Coccinelle VW…), jouets (les figurines de dessins animés des années 80), textile (les vêtements et accessoires vintages), médias (les émissions best-of), etc.

Ce qui me semble intéressant avec les technologies, c’est que l’on peut y coupler les circuits de l’investissement et du capital d’amorçage, pour peu qu’on ait… des idées. Quand je vois tant et tant de start-ups qui encombrent les rangs des éditeurs d’applications tactiles, mobiles… peut-être y aurait-il un business d’e-commerçant, de fabricants, de distributeurs de tels appareils en mode “revival”. Voire réfléchir à l’univers du web, qui commence à générer son histoire et créer donc des contextes d’expression nostalgique.

Jouons à l’exercice, si vous le voulez bien. Quels appareils technologique, ordinateur, téléphone, jeux… ancien et révolu, souhaiteriez-vous voir revivre, et que vous seriez prêt à acheter ? Idem pour des applications, jeux, environnements, etc ? Même question, du côté des investisseurs bien sûr.

J’amorce la pompe, pour vous donner envie d’échanger sur ce sujet : par exemple dans mon cas, je suis en souffrance des tout premiers baladeurs mp3 Rio, connus au début des années 2000, qui étaient plus foufous et colorés les uns que les autres. Nostalgique aussi du baladeur Zen Micro de Creative, sorti vers 2003, vrai challenger des iPods, très solide et avec un son ultra précis; on encore me manque grandement le mini ordinateur Psion série 5, extrêmement pratique et transportable, bien plus que les ultra-portables PC qu’on a produit par la suite…

Pourquoi de bons produits, services… s’arrêtent un jour au profit d’autres ? Pourquoi ne pas les relancer et en faire un business et un terrain d’investissement ?