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Logiciels financiers ? Requêtes et impressions…

Mardi 30 août 2011

La question est récurrente chez mes amis, contacts, relations… Il leur faut des logiciels, des nouveaux, tout de suite, là maintenant, pour leur ordinateur ou leur smartphone, pour leur consommation numérique. Ainsi nous a habitué la génération zapping suivi de celle du “download” (téléchargement).

Et notamment cette sempiternelle question des logiciels financiers. Une recherche sur Google, braquée sur les contenus actuels, nous montre ce que l’on peut faire, en gros et sans finesse particulière.

  • les formules : ce que propose Finance Formulator 2.2 signé par Multieducator Inc.
  • la conversion : un grand classique, revisité façon design accessible par le développeur Weiwei Zhang;
  • l’information : Mes Finances livre une application de contenu, pour avoir l’info essentielle sur les thématiques clés;

De façon périphérique, ce type de recherche sémantique simple nous conduit à des logiciels pour ordinateur comme MoneyWell, dont l’interface semble déconcerter, à lire les commentaires des premiers testeurs. On repère aussi grâce au Monde Informatique qu’en Suisse, on avance sur le terrain d’une sorte de standardisation du “PFM”, pour “personal finance management“. Un acronyme et une expression techno-anglo-saxonne de plus, dans un royaume qui en compte déjà beaucoup.

Sur les réseaux sociaux : Facebook, Twitter, etc.

Autres écrans de nos consommations numériques, les réseaux sociaux ont-ils des ressources clés sur ce sujet ? Non, mais des surprises si. Comme sur Facebook le groupe “Contre les calculs financiers et les cons de thesards qui les enseignent !“, lequel pousse à ne pas se casser la tête avec les formules mathématiques de la finance, pour les faire sur machines et ordinateurs. Décomplexant. Surprise aussi, car au-delà de pages de quelques éditeurs, il n’y a guère de contenus à consommer sur Facebook sur ces critères.

Sur Twitter, c’est encore pire pour ainsi dire. Puisque ce jour vers 17h45, une requête sur le flux des tweets ne remonte qu’un seul tweet. Un échange de développeur où le logiciel financier n’est pas le coeur du sujet. Pour être honnête, ce n’est pas la même chose en anglais, où la requête “financial software” tombe pas mal de résultats : des annonces d’éditeurs, et surtout beaucoup, beaucoup d’offres d’emploi.

Je ne pousse pas le vice jusqu’à rechercher du contenu sur des réseaux comme Quora (l’as des questions). Enfin le très récent Google Plus me livre… 8 contacts liés à cette recherche, beaucoup plus sur l’expression rédigée en anglais.

Pour compléter : relire les notes “3 milliards d’applications Android, combien de financières ?“; et “Google mise sur les finances personnelles

Les 9 start-up françaises à suivre… selon Wired UK

Lundi 29 août 2011

Dans le dernier numéro de Wired UK de septembre 2011, et au sein d’un dossier de couverture “Europe is on fire !“, le magazine bible des geeks et “techeux” comme on les nomme, consacre quatre pleines pages aux start-up parisiennes. Du moins celles qu’il estime tenir le haut du pavé et mériter un coup de projecteur. Nul doute qu’elles attireront les regards des experts, utilisateurs et aussi investisseurs même si l’exercice est toujours ardu car forcément elliptique.

Et même si le web 2.0 a constitué un nouvel élan sur le secteur, les réseaux sociaux ont formé ce que les spécialistes ont appelé une bulle 2.0, depuis leur formidable élan en 2007.

En France, nos amis anglo-saxons retiennent donc pour le haut du panier 3 start-up majeures :

  • 1/ Criteo : spécialiste du “personalised retargeting”, le “reciblage publicitaire” comme on le traduit;
  • 2/ DailyMotion : spécialiste de la vidéo en ligne, une sommité du web à l’égal d’un YouTube, et qui appartient désormais pour 49% à Orange (FT);
  • 3/ Total Immersion : positionné sur la réalité augmentée, technologie qui a beaucoup fait parler d’elle fin 2010/début 2011, et qui semble moins d’actualité… même si Wired la cite ici présentement; comme toute nouvelle façon d’utiliser les appareils de communication, elle doit rentrer dans les habitudes…

Enfin, le sujet évoque pèle mêle 6 autres start-up dignes d’intérêt. Elles sont, dans l’ordre de classement : JoliCloud (le système informatique web lancé par Tariq Krim), Kelkoo (l’historique comparateur de prix), Wikio (le bébé de Pierre Chappaz), Withings, Aldebaran Robotics et enfin Mxp4 (promettant un nouveau format de son numérique plus interactif).

Networking dédié

Si vous voulez -celles-ci ou d’autres- les rencontrer et mieux les connaître, le magazine répertorie les lieux de connexion comme La Cantine (forte d’un programme d’animations nourri toute l’année), ainsi que le Café de la Paix. Personnellement, j’avoue pratiquer depuis 2008 le seul premier lieu, qui suffit amplement à se nourrir d’idées et tendances. En son sein existe notamment le Social Media Club, structure internationale d’échanges et de débats sur les médias sociaux.

Ces lieux sont à compléter par les évènements web 2.0, comme par exemple LeWeb dont je vous ai déjà parlé sur ce blog, qui se tient en décembre à Paris. La prochaine session occupera cette fois 3 jours, au lieu de 2 comme les années précédentes. Elle aura pour thème un seul mot “Solomo”, au plutôt trois notions qui le forment : social, local, mobile.

Des repères à voir en tête pour les prochains mois, quand si d’un côté les start-up se posent la question de “comment se financer“, de l’autre les éventuels investisseurs ont besoin plus que jamais d’informations.

Steve Jobs se retire, Apple déstabilisé ?

Vendredi 26 août 2011

Je prolonge les réflexions d’Arnaud Balme, sur le départ en retraite de Steve Jobs. Pour l’heure en effet, les analystes préfèrent y voir des “pertes limitées“. Mais l’effet de l’annonce du départ de Jobs de la direction d’Apple, pour raisons de santé connues de longue date, a fait fléchir le titre phare de la bourse américaine. De l’ordre de -4 à -5% hier jeudi. Le titre a même tendance, sur long terme, à faiblir depuis son plus haut atteint le 26 juillet dernier, où l’action Apple Inc. valait 403,41 dollars. Il demeure qu’Apple est quand même devenu, même temporairement, numéro 1 de la bourse américaine, en terme de capitalisation boursière.

Certes, cette baisse ne va pas déstabiliser tout le marché des nouvelles technologies à sa suite. Il faudra cependant observer le sort de la “galaxie Apple”. La société fait vivre un certain nombre d’éditeurs de logiciels, fabricants de matériel technologique et a aussi des partenariats. Apple pourrait aussi prochainement bouger par des rachats, comme la rumeur l’évoquait cet été pour Barnes & Noble. Enfin, Jobs a eu un rôle important dans d’autres entreprises, comme chez Disney et Pixar.

Symbiose entre Jobs et Apple

Mais ce départ compte cependant et va marquer un avant et un après. C’est que la symbiose entre le fondateur et son entreprise est telle, qu’elle a toujours donné l’impression de ne pas pouvoir vivre sans lui. Il est l’auteur de son retour en force sur le marché informatique, au début des années 2000 avec le concept iMac et ses déclinaisons. Puis le grand orchestre de la stratégie mobile incarnée dans les iPod, iPhone, iPad. Une biographie très attendue de Steve Jobs, est d’ailleurs annoncée pour cette rentrée. Combinée à une sortie produit importante, de l’iPhone5.

Dans un communiqué de presse publié par Apple pour annoncer ce départ, la société semble hésiter entre éloge et relais nécessaire vers son remplaçant, Tim Cook :

Steve a eu d’innombrables contributions à la réussite d’Apple, et il a su attirer et inspirer les employés immensément créatifs d’Apple ainsi que son équipe de direction. Dans son nouveau rôle en tant que président du conseil d’administration, Steve continuera à servir Apple avec son point de vue unique, sa créativité et son inspiration.

Jobs est un dieu pour nombre d’informaticiens, geeks, professionnels de l’informatique et du web. Le retrait d’un dieu provoque toujours des remous dans son Olympe…

Pour prolonger : relire “Apple, les deux facettes de la puissance

L’économie du “qui vous suit” sur Twitter et les réseaux

Mardi 23 août 2011

Qui ne vous suit pas sur Twitter“. Ces quelques mots génère 52 millions de pages sur Google, en français. Et même 306 millions de pages, dans la version anglaise de la question : “Who doesn’t follow me on Twitter” ! Quelques requêtes que l’on lance avec les mots clés, on tombe sur des résultats à plusieurs dizaines de millions de pages…

Qui suit sur Twitter, une économieCes chiffres révèlent à eux seuls le poids que prend dans la pratique du web et des réseaux sociaux, la connexion inter-personnelle et surtout le poids des réseaux. En effet, le taux d’influence ne se résume pas seulement au nombre de personnes qui s’abonnent à votre compte, mais aussi à un ratio entre abonnés/abonnements, complété par l’analyse des interactions (en volume et récurrence).

T’as pas encore ton Klout ?

Ainsi, depuis cet été, on parle beaucoup sur Twitter et consorts de Klout. Non, ce n’est pas une nouvelle marque de bricolage au nom rigolo… Mais bien une nouvelle application de monitoring web et social media qui égrène, au fil de tweets et messages divers les chiffres de l’influence de tel ou tel compte. Par exemple, pour jouer le jeu, je peux vous indiquer que j’apparais (sur mon compte personnel @ldupin) ce jour sur Klout avec un score de 56. Le compte @BforBank, plus récent, s’y affiche un score de 42.

Klout après d’autres services qui ont fait parler d’eux, soulignent cette économie de l’influence et du réseau qui s’installe peu à peu. A tort ou à raison. Qu’on le veuille ou non, le poids d’un réseau de 10.000 “followers” est plus parlant qu’un “petit” réseau de 100… On commence notamment à la ressentir dans certains métiers du web, où les recruteurs recherchent les profils dotés des plus gros réseaux personnels. Pour pouvoir, très pragmatiquement, s’en servir dans leur propre marketing et leur stratégie.

Un marché à venir ?

Je pars un instant sur le terrain du blog Bourse, par ailleurs sur cette plateforme. A l’heure où l’on se cherche des “bassins de données”, des terrains innovants à monétiser ou titriser, verra t-on un jour un “marché” de l’influence, avec défilement de ses cotations phares, de ses stars et gadins ? Ou mieux (pire), les sociétés vont-elles être influencées dans leur cotation boursière par… l”influence qu’elles génèrent justement ? Certains traders en parlaient en fin 2010, j’avais pu le constater par exemple sur le Salon du Trading. On a envisagé aussi de prédire la bourse grâce à Twitter. Mais tout ceci ‘était avant la crise financière de 2011… Peut être qu’un peu de “back to basics” va se jouer sur ce terrain, dans les prochains mois.

Mais soyons sûr qu’avant d’être un marché côté, l’économie du “qui vous suit sur Twitter” et ailleurs, est déjà un business. Pour les web agencies et éditeurs de logiciels en ligne occupant ce terrain.

La high tech US : financièrement, un Etat dans l’Etat ?

Vendredi 19 août 2011

Le 51ème état des USA serait-il… technologique ? Les chiffres tournent en ce moment, sur le front des marchés boursiers (que nous suivons sur les actus et le blog Bourse) et de la situation économique américaine… Mais il en est certain qu’on ne voit pas beaucoup commenté. Par exemple un cumulé des 5 principales sociétés high tech américaines, en terme de capitalisation boursière donne… 938 milliards de dollars. Ils sont répartis comme suit : Apple (339 Mds), Microsoft (206), Google (163), Oracle (127) et Intel (103). Si La Tribune évoquait en juillet “le massacre boursier des éléphants de la high tech“, il faut relativiser. Car c’est pour l’heure sans compter l’entrée en bourse de Facebook, qui risque d’être une pure folie… On parle en effet depuis presqu’un an du risque d’une “bulle web 2.0“, gonflée par les réseaux sociaux en ligne notamment.

Là où les ordres de grandeur sont parlants, c’est quand on rapproche ces chiffres de la dette souveraine américaine de 15.000 milliards de dollars. Ces 5 seules entreprises high tech en pèse donc à date 15%. Et si l’on compare au seul trou du budget de l’Etat fédéral (1500 milliards de dollars), là c’est carrément 62% !

D’autres observateurs relèvent aussi ces “machines à cash” que restent les entreprises high tech américaines et du web :

Excès en tout genre

Et s’il y n’y avait que les chiffres. Car, “à l’américaine”, cela s’accompagne de son cortège de délires : conférence de lancement de produit tournant à des évènements planétaires, financement d’opération caritative internationale (comme la Fondation Gates), création de fortunes personnelles écrasantes (cf : classement Forbes)…

Une conférence de Steve Jobs a presque autant d’impact dans le monde qu’une déclaration de Barack Obama ! Du moins quand l’entreprise lance un nouvel iPad ou iPhone, comme avec le 5 à venir, qui génère déjà un formidable buzz. Pour quantifier un peu le duel : une requête “Barack Obama keynote” pèse 119.000 pages sur Google, là ou “Steve Jobs keynote” en pèse 340.000… Si l’on change pour le mot “speech”, le président US écrase certes son compatriote… mais les catégories de notoriété se valent selon les sujets.

Dans les romans de science-fiction, apparaissent souvent des entreprises ou consortiums hig tech qui finissent par faire un Etat dans l’Etat, un pouvoir à part entière : Skynet par exemple dans Terminator, ou encore l’OCP dans Robocop, voire même Stark International dans le plus gentil Iron Man de l’univers Marvel… On en est certes par là, mais ce paradoxe d’entreprises high tech US en pleine santé au sein d’une économie qui vacille devrait faire réfléchir. Avant qu’on en arrive à privatiser et autonomiser la Silicon Valley !

Faut-il encore investir dans les ordinateurs ?

Jeudi 18 août 2011

A lire les derniers chiffres du marché des ventes de PC, on serait tenté de répondre “non” à la question de placer ou non son argent dans le secteur des ordinateurs. A l’instar de nombreux sites de presse technologique, LeMagIT le titre haut et fort : “Le marché européen des PC continue sa dégringolade“.

En effet, les chiffres sont parlants : sur une “baisse de près de 19 %, les ventes de PC en Europe de l’Ouest marquent le pas au second trimestre 2011“. Et dans ce scope là, la France ne fait guère mieux, sur un quatrième trimestre consécutif à la baisse comme le note Distributique.com, pour un recul de 17,8 % sur la période (chiffres Gartner).

Quelles sont les raisons de ce désintérêt ? Et surtout faut-il l’interpréter comme un signal d’alerte pour investir ailleurs ? Bien sûr, il y a la crise économique et le fait que les dépenses technologiques deviennent moins prioritaires… Mais il y a aussi et surtout les évolutions structurelles de notre consommation “IT”. L’ordinateur tel que nous le connaissons depuis les années 70/80 a de moins en place et de raison d’être. On le retrouve bien sûr dans nos environnements professionnels, mais moins dans le reste de la société.

Une nouvelle sociologie high tech

A la maison, dans la rue, dans la société entière, la donne a changé. L’ordinateur est coincé d’un côté entre des téléphones mobiles devenus smartphones; et de l’autre des tablettes tactiles occupant l’espace de loisirs. Avoir un troisième écran de connexion devient ainsi redondant. Si un “PC” existe bien déjà dans un foyer (au format tour ou mobile), il restera mais ne sera pas remplacé, pas “upgradé” comme on aime à dire dans le secteur. Regardez vos propres foyers : ces ordinateurs migrent en général dans la chambre des enfants, ou dans un bureau à l’étage où ils ne sont plus guère utilisés… C’est le cas chez moi en tout cas, pour parler de ce que je connais le mieux : mon épouse et moi-même avons chacun un ordinateur portable et un smartphone connecté au web. Dans une journée, on a assez de ces deux matériels pour profiter de nos vies numériques. Notre antique “PC tour” acheté en 2003, est au calme et inactif. Je le garde car… je n’ai pas réussi à le revendre avec son écran de 22 pouces à tube cathodique (un Iiyama pourtant), devenu trop encombrant sur des bureaux. La dictature des écrans plats !

De quoi ai-je eu réellement besoin ces 2 à 3 dernières années ? De disques durs externes, pour collecter les données et fichiers de mon ancien “gros” PC, et concentrer le tout sur un terminal de lecture familial (la télévision). Il est clair qu’Apple et son écosystème tournant autour d’un “joli ordinateur” à haute dose de design, est un cas à part : on le voit d’ailleurs dans ses récents succès commerciaux hors norme et anachroniques.

Et or cet exemple personnel, la tendance ne va pas aller s’améliorant. D’autres appareils se connectent au web et rendent caduques les ordinateurs dits classiques : consoles de jeux vidéo, écrans de télévision communicant, etc. Même si le soufflet est un peu retombé n’oublions pas non plus qu’on nous promettait hier toute une série d’objets communicants : le frigo, la voiture, le petit lapin Nabaztag… Trop en avance pour des questions de débit, nul doute que ce type d’objet va revenir au devant de la scène.

Conseil donc : ne pas forcément décrocher de l’investissement sur les composants informatiques, ou mieux cibler les nouveaux marchés émergents des mobiles et tablettes, et surtout de l’informatique distante. Il s’agira de plus en plus d’un marché de produits matériellement souples, mais nécessitant une logistique arrière, un back office, dense et maîtrisé. Des centres de données, des relais de communication, des logiciels en ligne, etc. C’est d’ailleurs tout le sens et la promesse de cette informatique web 2.0 formulée depuis le tournant 2005/2007.

Investissement : de la “hightech” aux “cleantech”

Mercredi 17 août 2011

Le terme “tech” (pour technologies) s’est décliné ces dernières années sous pas mal de dérivés. Il s’agissait en effet de sortir du sempiternel “NTIC”, qui à force d’être rebattu finissait par “vieillir” et ne plus faire tellement “nouveau”. Nous avions eu donc après la high tech, la biotech, la greentech, etc.

Le secteur de l’économie durable (chère à Eric sur son blog, salut à lui) a validé le terme de “cleantech”, qui dispose de sa note Wikipédia officialisation clairement la chose. Du site Smartplanet.fr et de l’actualité, nous apprenons en tout cas que les Américains organisent leur filière de capital investissement en ce sens. Une sorte de “consortium” de familles s’est ainsi monté -11 dans cette première mouture- , on est content pour elles. Le “bidule” répond à un descriptif assez costaud, sous le nom de Cleantech Syndicate jugez plutôt :

Représentant collectivement plus de 30 milliards de dollars, ces familles ont recruté une équipe d’investissement de 17 personnes et prévoient d’investir 1,4 milliard de dollars de capitaux privés dans des entreprises spécialisées dans les technologies propres au cours des cinq prochaines années“.

Parmi les thématiques concernées, sans savoir encore ce que ce consortium va peser réellement et dépasser l’effet d’annonce, on repère quelques balises dans le propos : production d’énergie solaire et éolienne, parcs de véhicules industriels, propriétés immobilières, etc. Rien de bouleversant somme toute.

Du high au clean, même combat ?

Ce “syndicate” et ses petits copains déjà existant ont pourtant à faire sur les terres de l’oncle Sam. Un autre chantier non encore vraiment exploité concerne le rapport à la high tech américaine. Laquelle a produit quelques unes des plus importantes sociétés au monde : IBM, Microsoft, Apple et leurs productions potentiellement “polluantes” à coups d’ordinateurs, portables, serveurs, centres de données, etc. Mais aussi la consommation éco-énergétique que génèrent des géants du “soft” et des réseaux comme Google, Facebook, Twitter, etc.

La filière du recyclage de toutes ces technologies reste ainsi à consolider, à simplifier et pour ainsi dire à démocratiser. On le voit quand des géants comme Apple annonce encore des programmes en ce sens en août 2011… c’est dire si le réflexe n’est pas encore pris. Il n’est pas possible de savoir (comme certains documentaires tv l’avaient montré) que tel ordinateur produit et acheté en occident, finit, par quelques chemins incertains, à être “recyclé” dans des pays en développement beaucoup moins regardant…

Souhaitons que cette appellation de “cleantech” ait plus de matérialisation dans la vie réelle que le “green business” déjà un peu tombé en désuétude. Qu’on dépasse l’effet marketing. Un coup de peinture verte et des photos de près printanier n’ont pas suffi à rendre produits et services plus éco-responsables, en effet. Notamment au pays de la high tech…

A noter, in fine, que malgré la situation internationale présente, cette initiative américaine se prévoit une déclinaison européenne, dont on ignore à cette date la forme. La vieille Europe n’a pas attendu cela dit le “syndicate” pour bouger : pour prolonger, on pourra lire le “panorama des cleantech en France en 2011“, publié par GreenUnivers; et relire “La France et les cleantech” sur Alternatives Economiques.

Google + Motorola + Android : à quoi ça peut servir ?

Mardi 16 août 2011

A en croire les sites internet experts comme ZDNet.fr, le rachat “high tech” de l’été -à savoir Motorola par Google- ne joue que dans la catégorie des opérations de gue-guerre commerciale et de “big strategy”. Jacques Rosselin, directeur de la rédaction de la Tribune, y voit même le fait notable que “Pour la première fois, Google s’aventure en dehors de son terrain en passant du virtuel au réel“. Et aurait donc autre chose à vendre que du “soft” et du “2.0″…

On peut aussi mettre au crédit de ce dossier l’intérêt de faire parler des Etats-Unis autrement que sous l’angle d’un pays immense à dette immense… et d’animer autrement le secteur boursier, même si concentré sur la high tech et les acteurs du web.

Un duo à orchestrer

Pour autant, si l’on reprend l’information sous le prisme de l’avantage utilisateur, que peut-on en attendre concrètement ? Il serait à souhaiter que ce nouveau tandem optimise ses atouts respectifs :

  • pour proposer une gamme de terminaux mobile complète et claire : comment mieux positionner les tablettes, entre les smartphones et les ordinateurs portables ? comment mieux adresser les besoins professionnels ? A ce titre, l’Atrix dévoilé au printemps dernier par Motorola, semble prometteur… Ainsi que le “lapdock” d’accueil, permettant de mieux travailler dans des situations professionnelles.
  • pour enrichir le domaine des applicatifs business, et notamment ceux à caractère économico-financier : une carence que j’ai déjà souligné plusieurs fois ici… Au niveau du socle logiciel, le rachat de Three Laws Mobility annoncé lors du dernier Mobile World Congress, va bien en ce sens.

Il s’agit aussi et surtout d’être en mesure de contrer la prochaine folie du lancement de l’iPhone 5 : dont on a déjà goutté un aperçu, avec l’affaire de “la fuite du stage” chez Orange cet été… et alors qu’est annoncée la biographie officielle de Steve Jobs pour novembre. Rosselin ne dit pas autre chose dans son billet d’analyse, en voyant de plus haut une stratégie puzzle ou plusieurs pièces se mettent en place pour l’américain Google :

Demain, l’information, la publicité, le commerce, les transactions financières et la monnaie passeront d’abord par les outils mobiles. À ce titre, l’intégration verticale est une stratégie gagnante comme Apple l’a montré.

WordPress, un poids certain

Lundi 18 juillet 2011

Petite ouverture sur les outils que nous utilisons, à la rédaction de BforBank. Parmi eux, compte le CMS (content management system) WordPress, sur lequel j’écris d’ailleurs cette note. Personnellement, je l’utilise depuis 2005 (il est né en 2003), dans un cadre professionnel avant tout. C’est la rédaction de ZDNet.fr qui m’a fait m’y coller, à une époque où j’utilisais plutôt personnellement les “CMS” en ligne des projets 20six.fr et Ublog (l’ancien projet d’origine de Loïc Le Meur).

En ce mois de juillet 2011, ce logiciel open source, vient de franchir le cap des 50 millions de sites animés dans le monde, par sa technologie. Au royaume des chiffres (que nous aimons bien dans la banque), voici un petit topo sur la métrique wordpressienne suscitée de par le monde :

  • WordPress.com accueille 14 % des sites disponibles sur Internet (au niveau mondial).
  • En mai les blogs hébergés par WordPress.com ont cumulé un trafic de plus de 2,5 milliards de pages vues, pour un total de 283 millions de visiteurs.
  • Chaque jour, 500.000 nouveaux billets sont postés, ainsi que 400.000 commentaires sur l’environnement WordPress

Une matrice pour inspirer

Loin de moi l’idée de fanfaronner sur ce CMS que j’ai vite repéré comme différent, agile, souple à utiliser dans n’importe quel projet de contenus web. Mais je voudrais ouvrir son concept aux horizons de la réflexion économique et financière, autour de quelques idées clés qui font sa force :

  • une technologie gratuite, mais une certaine expertise requise pour l’installer proprement et l’adapter à votre idée spécifique;
  • une technologie à distance, joignable par simple duo mot de passe/login…
  • un design simple et accessible : le prendre en main ne pose pas de problème;
  • un rendu impeccable : il faut vraiment vouloir faire “lourd et vilain” sur WordPress;
  • une évolutivité dynamique, du fait de la communauté mondiale de développeurs travaillant dessus, par la production de “plugins” (ou extensions logicielles) pour couvrir tel ou tel besoin.

Des outils informatiques financiers, voire des produits financiers tout court ne serait-il pas développables sous cette approche-ci ? Je terminerai par un autre chiffre parlant quant à nos cultures informatiques et leur capacité d’ouverture : “66% de ses utilisateurs sont des anglophones. Les hispanophones ne représentent que 8,7% de la communauté, quant le Français plafonne à 1,4%” (dixit itespresso.fr).

Nous avons donc encore une belle marge de manoeuvre… Ce d’autant que, dans le même temps, WordPress annonce des évolutions technologiques importantes, comme “un grand pas vers le web moderne“.

Pour compléter : lire la bio officielle de WordPress sur Wikipédia; reparcourir l’article “BforBank sur les médias sociaux“.

Google+, j’en suis, j’expérimente

Vendredi 8 juillet 2011

Ca y est. Le planning opérationnel m’a quand même laissé un peu de temps pour entrer en “Google+ land”. Ce grâce à l’action efficace d’un membre de mon réseau, oeuvrant justement dans… un réseau social en ligne. Merci à lui. Car le puissant buzz généré autour de ce “nouveau” service “social media” secoue depuis quelques jours le milieu du web, du média 2.0 et même au-delà. Pour preuve, l’action Google connait une violente progression depuis le 27 juin sur le marché (cf : Yahoo Finance). Je me devais donc d’en être, pour vous expliquer de quoi il retourne.

Passons donc maintenant aux “premiers pas”, en essayant de vous dégager à chaque fois ce à quoi pourrait servir le “bidule”. J’entends par là, eut égard à nos thématiques coeur, pour mieux gérer votre vie quotidienne par exemple, et pourquoi pas vos finances.

  • connexion : je suis un “vieil” utilisateur de la suite Google, y ayant effectué mon entrée 2005 (déjà sur une invitation d’une collègue de ZDNet.fr, c’est une manie…). Pour autant, il m’aura fallu attendre plusieurs jours avant de pouvoir me connecter, en suivant des invitations adressées par d’autres membres et aussi des personnes que je connais dans la vraie vie… En fait, il a fallu attendre la nuit de jeudi à vendredi pour y parvenir, subrepticement. Comme l’impression que juste quelques heures étaient “open” pour s’inscrire.
  • entrée : Google a appris visiblement de ses erreurs passées, et propose là un cockpit très sobre, très dépouillé. Fini le “machin” qui clignote dans tous les sens, comme le fut e, son temps feu Google Wave… Pour autant on ne s’y repère pas de suite instinctivement, on cherche le sens global, voire le critère distinctif.
  • manipulation : à la deuxième visite (effectuée ce jour même), on saisit un peu mieux ce que cette application propose. Une sorte de “Facebook-like” en plus allégé, en plus dépouillé. Un expert du domaine, Nicolas Voisin (agence 22Mars, Owni) a d’emblée aligné le service sur l’air de “très bien ce réseau social, pour 2005″. Est-ce une question de design, trop apuré ? ou simplement du fait que Facebook et Twitter existent déjà depuis plusieurs années, pour ne citer qu’eux ?
  • principe : Google+ est malin cependant et concentre plusieurs services déjà présents dans la plateforme, comme le profil, les photos, etc. Innovation réelle : la gestion de “causeries” nommées cercles, possédant leur propre flux, leur propre page. Comme autant de mini Twitter qu’on peut thématiser ou sectoriser.

Bilan : je vois pour l’heure assez peu d’intérêt à manipuler cette solution, en sus des autres préexistantes. Le peu de personnes présentes dans le “sanctuaire” (même s’il va vite grossir) ne permet pas encore de se rendre compte de toutes ses capacités. Pour recentrer cependant sur les sujets des blogs BforBank, je verrai bien se développer sur Google+ des cercles de spécialistes, d’experts (de la finance, des impôts, etc.) se réunir ainsi pour progresser sur des questionnements, ou recherches communes.

Je vais essayer de paramétrer en partie mon compte Google+ en ce sens, et vous tiendrai au courant de ma progression dans cet univers. Si vous avez pu vous-même y évoluer, partagez avec nous vos premières impressions, critiques, remarques, etc.