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Emballement des marchés : la revue de presse n°2

Lundi 8 août 2011

Après l’annonce, vendredi soir, par l’agence de notation Standard & Poor’s de la dégradation de la note américaine, les investisseurs attendaient, avec fébrilité, l’ouverture ce matin des marchés asiatiques et européens.

Afin de mettre au point des solutions destinées à éviter une chute des marchés à l’ouverture ce lundi, les gouvernants et banquiers centraux ont multiplié tout au long du week-end les contacts sur la crise de la dette en Europe et la dégradation de la note des États-Unis.

Nous vous proposons une nouvelle revue de presse afin de décrypter la situation.

Les US

  • L’agence Standard & Poor’s a dégradé la notation des États-Unis. Quelles conséquences ? Lire l’article
  • Les États-Unis parviendront-ils à récupérer leur note AAA ? Lire l’article
  • Le Trésor américain a persisté ce week-end dans son opinion selon laquelle Standard & Poor’s avait commis une “erreur” en abaissant la note du pays. Lire l’article

L’Europe

  • La BCE a annoncé dimanche soir qu’elle allait intervenir par l’intermédiaire d’un programme de rachats d’obligations, afin d’éviter que la crise de la dette impacte les économies espagnoles et italiennes. Lire l’article
  • Les annonces de rachat de la BCE sur la dette italienne et espagnole permettent de limiter la casse à Milan et Madrid. Mais les autres places boursières européennes peinent à rebondir. Lire l’article

L’Asie

  • Les bourses asiatiques terminent en baisse malgré les déclarations des politiques et banquiers centraux. Lire l’article

Que faire ?

  • Comment conserver son sang-froid alors que les marchés baissent. Lire l’article

Des vidéos

  • Le branle-bas de combat pour éviter une crise financière (AFP)

  • François Baroin confirme l’intervention de la BCE sur Europe 1 (AFP)

Copyrights : PedalFreak sur Flickr

Juin : des encours en baisse pour le marché français

Vendredi 22 juillet 2011

Que pensez-vous d’un rendez-vous mensuel ? Je vous propose désormais de relater chaque mois les chiffres d’Europerformance sur l’évolution du marché des OPCVM français.

Avec 806 mds €, les encours sous gestion des OPCVM de droit français sont en baisse de près de 4% pour le mois de juin (soit -3% depuis le début d’année), conséquence directe des tensions sur les marchés.

Actions

L’encours des fonds actions s’élèvent à 207 mds € (-2% sur un mois).

La forte baisse des marchés sur les 3 premières semaines de juin a induit un effet performance de -3,5 mds € sur cette classe d’actifs. Les rachats ont par ailleurs été plus nombreux que les souscriptions. Ainsi, la collecte nette est de -670 M€.

A l’instar du mois dernier, la décollecte s’est principalement opérée sur les fonds actions internationales (-396 M€ – dont -149 M€ sur les fonds émergents), les fonds actions européennes (-375 M€), les fonds actions asiatiques (-299 M€) et les fonds actions sectorielles (-267 M€ – dont -296 M€ sur les fonds or & matières premières).

Seuls les fonds actions françaises et zone Euro ont collecté – respectivement +95 M€ et +695 M€.

Obligations

Du côté des fonds obligataires, l’encours est également en baisse sur le mois (71 mds € / -2,6% vs 31 mai 2011 / -7% vs 31 déc. 2010).

Les craintes de contagion de la crise de la dette grecque a entrainé un recul des marchés obligataires. L’encours perd -286 M€ à cause de l’effet marché et décollecte de -1,5 md €. Les fonds obligations zone Euro ont ainsi perdu 1,4 md €. Les fonds obligations high yield ont, quant à eux, enregistré une collecte positive – même si plus faible que les mois précédents (+27 M€) – soutenue par d’honorables performances.

Diversifiés

A cause de performances négatives, les fonds diversifiés n’ont pas attiré les investisseurs. Cette classe d’actifs décollecte de -1,2 md €, ce à quoi il faut ajouter -827 M€ d’effet marché. L’encours de la catégorie descend ainsi sous la barre symbolique des 100 mds € (99,7 mds € exactement / -2% sur le mois).

Comme le mois dernier, les plus importants rachats se sont opérés sur les fonds d’allocation mixte (-970 M€). Les fonds diversifiés à dominante actions continue également de décollecter (-139 M€). En revanche, changement de tendance pour les fonds flexibles : ils ont décollecté à hauteur de -101 M€ ce mois-ci contre une collecte positive de 67 M€ en mai.

Monétaire

Touchée par de nombreux rachats sur les fonds de trésorerie régulière, la classe d’actifs monétaire perd -6,4% de son encours sur le mois. A fin juin, il est alors de 325 mds €. Ces rachats sont dus en partie aux opérations comptables de fin de trimestre.

Et pour finir…

Les fonds obligations convertibles n’ont pas rencontré le succès des mois précédents. Les souscriptions nettes s’élèvent à 8 M€ contre +366 M€ en mai. L’effet marché est légèrement négatif (-117 M€). L’encours de la classe d’actif s’établit à un peu moins de 14 mds  €.

Après une stabilité sur plusieurs mois, l’encours des fonds de performance absolue est aussi en baisse (-2% en juin) et s’élève à 19 mds €. La décollecte sur le mois est de -342 M€.

Source Europerformance. Données au 30/06/2011 – sauf pour les fonds de fonds alternatifs au 31/05/2011.

L’or au plus haut

Mardi 19 juillet 2011

Lundi 18 juillet, l’or a dépassé les 1600 $ l’once, atteignant ainsi un plus haut historique.

Valeur refuge par excellence car insensible à l’inflation, l’or est monté jusqu’à 1603,80 $ à la bourse de New York hier. Pour mémoire, la barre des 1500 $ avait été dépassée le 20 avril dernier. Le cours de l’or a ainsi gagné +11% depuis le début de l’année.

Cette hausse s’explique par un climat assez tendu sur les marchés : crise de la dette souveraine en zone euro et craintes inflationnistes dans les pays émergents. De plus, la demande d’or est en hausse (Banques centrales, joaillerie, investissement…) tandis que l’offre augmente peu (même niveau depuis 2000 alors que le prix de l’or a été multiplié par 5), ce qui devrait contribuer à maintenir un cours élevé.

Investir dans l’or

Pour investir sur cette thématique, il possible d’acheter de l’or physique via un compte-titres, d’investir sur un ETF qui réplique le cours de l’or ou encore dans un OPCVM pour diversifier son placement.

BforBank propose le fonds BGF World Gold Eur de Blackrock pour investir dans les actions de sociétés aurifères. Ce fonds n’investit pas sur l’or physique ce qui explique les différences de performances.

Effectivement, depuis le début d’année, on observe un décalage entre le cours de l’or et la valorisation boursière des sociétés aurifères. BGF World Gold Eur E2 affiche une performance de -6,8% en 2011 (au 18/07/2011) contre +11% pour le métal jaune.

Selon Edmond de Rothschild Asset Management, plusieurs facteurs peuvent expliquer ce phénomène :

  • la faiblesse des flux entrants vers les sociétés aurifères
  • l’inflation des coûts de production dans l’industrie minière
  • le risque géopolitique des pays producteurs (Côte d’Ivoire, Égypte, Burkina Faso…)

Toutefois, les valorisations des sociétés aurifères devraient rebondir compte tenu de résultats financiers solides et de la hausse des marges (la hausse des coûts de productions reste largement inférieure à celle du prix de vente). Les analystes d’EdRAM restent donc confiants quant aux opportunités d’investissement sur cette thématique.

Crédit photo : Certains droits réservés par lovestruck sur Flickr

Comment se protéger de l’inflation ?

Lundi 11 juillet 2011

L’inflation en zone euro a atteint 2,7% en juin contre 1,7% un an auparavant. Conséquence de cette inflation, la BCE vient d’augmenter son taux directeur de 0,25 point, relevant ainsi le taux de refinancement à 1,50%.

L’inflation a bien sûr un impact sur l’euro et sur la performance des OPCVM.  Mais il existe des façons de protéger son capital des fluctuations des anticipations d’inflation : les obligations indexées sur l’inflation.

Les obligations indexées

Contrairement à une obligation à taux nominal, ces obligations délivrent des coupons ajustés de l’inflation. La différence entre le rendement d’une obligation nominale et celui d’une obligation indexée (même émetteur, même maturité) s’appelle le point mort d’inflation.

Pour tirer profit des anticipations d’inflation au niveau mondial (zone euro, UK, US…), Axa IM propose le fonds Axa WF Global Inflation Bonds. A noter d’ailleurs que les gérants d’Axa IM anticipent une période d’inflation pour les années à venir et donc un taux d’inflation futur supérieur au point mort d’inflation (=supérieur au taux d’inflation intégré par le marché).

Axa WF Global Inflation Bonds fait partie de la Sélection qualitative de BforBank.

Dans la vidéo ci-contre, Jonathan Baltora – gérant de portefeuille sur la stratégie inflation – fait le point sur plusieurs éléments :

  • l’inflation et le marché
  • les performances et stratégies du fonds
  • l’impact de la hausse des taux et les perspectives d’inflation

Modification du nom des fonds EdRAM

Mardi 5 juillet 2011

Blason Edmond de Rothschild Asset ManagementDans un souci d’harmonisation et dans le cadre de son développement à l’international, Edmond de Rothschild Asset Management change le nom de ses fonds.

En référence au groupe Edmond de Rothschild, tous les fonds commencent désormais par “Edmond de Rothschild” (EdR). La dénomination “Saint-Honoré” de certains fonds est donc supprimée. Bien évidemment, le code ISIN des fonds ainsi que leur stratégie restent inchangés.

La Sélection BforBank comporte 4 fonds de la société EdRAM. Voici ce que donne ces changements de nom :

Retrouvez tous les changements de nom dans le communiqué EdRAM.

Un nouvel indicateur pour comparer les fonds

Vendredi 24 juin 2011

C’est la dernière ligne droite pour les sociétés de gestion ! En effet, la directive UCITS IV doit être transposée au plus tard le 1er juillet. Plus que quelques jours pour mettre en place le nouveau document d’information des investisseurs, le KIID (Key Investor Information Document).

Un nouvel indicateur pour aider les investisseurs

Avec ce KIID, un nouvel indicateur obligatoire permettra aux investisseurs de comparer les fonds européens entre eux. Il s’appelle le SRRI (Synthetic Risk and Reward Indicator) ou indicateur synthétique de risque et de performance.

Le SRRI est calculé à partir de la volatilité du fonds sur les 5 dernières années et des performances hebdomadaires. Le résultat du calcul nous donne un niveau de risque compris entre 1 et 7 :

  • 1 signifie que le fonds est peu risqué
  • 7 que le fonds est très volatil.

Avec une échelle de risque identique, les investisseurs pourront ainsi comparer tous les fonds, quel que soit le pays de domiciliation du fonds.

La société de gestion doit suivre l’évolution du SRRI de manière hebdomadaire. Si un changement de note s’installe durant 16 semaines consécutives, alors la société devra modifier la note dans le KIID.

Les cas particuliers

Pour les fonds structurés et de performance absolue, la méthode de calcul est différente. C’est la Value-at-Risk (VaR) qui est utilisée. La VaR représente la perte potentielle maximale d’un investisseur sur la valeur d’un actif compte tenu d’un horizon de détention et d’un intervalle de confiance. Pour les fonds n’ayant pas 5 cinq ans d’existence, l’historique des performances est complété par des performances d’un portefeuille comparable ou de son indice de référence.

Crédit photo : theyuped sur Flickr

Quel potentiel pour les fonds high yield ?

Lundi 20 juin 2011

Selon Lipper Hindsight, la performance des fonds obligations euro high yield au 18 mai 2011 s’élevait à +11,0% sur 1 an, +30,9% sur 3 ans et +31,2% sur 5 ans. A titre de comparaison, sur les mêmes périodes, les fonds actions de la zone euro généraient une performance de +9,8%, -13,4% et -11,8%.

Les obligations high yield sont aussi appelées à rendement élevé en comparaison aux emprunts d’État. L’écart de rendement est lié à la prise de risque : ces emprunts sont émis par des sociétés avec un niveau d’endettement élevé (notation Standard & Poor’s inférieure à BBB-).

Dans une interview, le gérant du fonds HSBC GIF Euro High Yield Bond – Philippe Igigabel – nous éclaire sur :

  • le potentiel de croissance du marché high yield, et notamment l’impact de la hausse des taux ;
  • la stratégie adoptée dans le contexte actuel.

Pour Philippe Igigabel, les fondamentaux du marché restent inchangés et la politique financière actuelle favorise les opportunités sur le marché du high yield en zone Euro, notamment sur les obligations subordonnées financières.

Les caractéristiques détaillées et les facteurs de risques du fonds HSBC GIF Euro High Yield Bond sont décrits dans le prospectus simplifié disponibles sur le site www.assetmanagement.hsbc.com. Les performances passées ne préjugent pas des performances futures. Les investissements sont soumis aux fluctuations de marché et peuvent varier à la hausse comme à la baisse. Préalablement à la souscription, le souscripteur doit s’assurer que le fonds correspond bien à sa stratégie d’investissement.

Crédit Photo : Helico sur Flickr


Magellan récompensé par les Actifs du Patrimoine

Jeudi 16 juin 2011

Le 7 juin dernier, le jury de l’Agefi a décerné les récompenses dans le cadre des Actifs du Patrimoine 2011. Petite particularité : c’est la collecte du fonds qui est récompensé et non la performance.

Pour la 2ème année consécutive, Magellan - fonds de la société Comgest – a obtenu la 1ère place dans la catégorie Spécialistes – Fonds actions de plus d’un an. Magellan est disponible dans la Sélection des 50 fonds BforBank. Il a d’ailleurs été sélectionné par Amundi comme fonds du mois de juin. Avec une approche prudente, Magellan permet d’investir sur les marchés émergents de manière globale. Le gérant sélectionne les sociétés de tous les pays émergents et plus particulièrement celles exposées à la croissance locale et affichant une croissance stable et visible à long terme.

Quels sont les fonds distingués ?

4 autres fonds de la sélection BforBank ont également été primés :

  • Saint-Honoré Europe Synergie : 2ème place Fonds actions de plus d’un an, catégorie spécialistes. Ce fonds d’actions européennes joue le thème des fusions/acquisitions et restructurations ;
  • Neuflize Optimum : 2ème place Fonds diversifiés de plus d’un an, catégorie réseaux. Le fonds avait déjà été primé par les Lipper Funds Awards. C’est un fonds de gestion flexible sur les actions européennes ;
  • Amundi Crédit Euro : 1ère place Fonds obligataires de plus d’un an, catégorie réseaux. Le fonds investit sur les obligations émises euro de qualité type “Investment Grade” ;
  • Allianz Euro High Yield : 2ème place Fonds obligataires de plus d’un an, catégorie spécialistes. C’est la 3 ème récompense cette année : le fonds avait précédemment obtenu un Morningstar Fund Award et un Lipper Fund Award. Allianz Euro High Yield permet d’investir sur la dette à haut rendement.

Quelle est la méthodologie ?

Pour remettre les récompenses, L’Agefi se base pour les données de collecte d’Europerformance. Pour ce millésime 2011, la période prise en compte était du 1er avril 2010 au 31 mars 2011. Pour chaque mois de la période, Eurperformance évalue la collecte sur tous les supports en multipliant la valeur liquidative moyenne du fonds par la variation du nombre de part sur un mois. L’univers est constitué des fonds actions, obligations, diversifiés et des ETF.

Un fonds dédié aux femmes !

Vendredi 10 juin 2011

Les femmes ont une place grandissante dans la société. Conseil Plus Gestion propose un fonds qui se base sur l’influence des femmes dans la sphère économique.

Selon la co-gérante, Caroline Grinda, “les entreprises les plus féminisées génèrent une performance économique supérieure à celle de leur secteur”. Toujours dans son interview, elle souligne aussi le fait que les femmes influencent 90% des décisions d’achat du ménage.  Caroline Grinda vient d’ailleurs d’être élue “gérant du mois” par l’agence Lipper.

Ce fonds, Valeurs Féminines, investit donc dans des entreprises à management féminin ou dont les produits sont destinés à une cible féminine (cosmétique, luxe, distribution spécialisée…) au niveau européen. Sur un univers d’investissement de 400 valeurs, environ 40 sont sélectionnées de manière qualitative et quantitative pour composer le portefeuille. Par exemple, les principales lignes sont Publicis – dont le Conseil de surveillance comporte 44% de femmes, Danone – pour jouer la thématique de la consommation, Aufeminin.com, LVMH…

Enfin, notons que le fonds est éligible au PEA.

Des investisseurs en recherche d’actifs moins risqués ?

Vendredi 3 juin 2011

Alors qu’on s’intéresse beaucoup au marché des actions, l’EPFR Global a publié des statistiques plutôt en décalage. Depuis le début de l’année, sur le marché mondial, les fonds obligataires ont enregistré près de 45 milliards de dollars de collecte nette. En parallèle, les souscriptions vers les fonds actions sont en baisse.

Dans le détail, les collectes se répartissent comme suit :

  • Fonds obligataires US : +28 mds $
  • Fonds obligataires internationaux : +24 mds $
  • Fonds obligataires high yield : +22,1 mds $
  • Fonds obligataires marchés émergents : +7,9 mds $
  • Fonds obligataires européens : -13 mds $
  • Fonds obligations municipales US : -25 mds $

Les souscriptions sur les fonds de dette émergente s’expliquent par la fin des craintes inflationnistes dans ces pays. De plus, les pays émergents ont un réel de besoin de financer leur développement économique et démographique (à l’inverse des pays occidentaux qui utilisent les émissions d’obligations pour financer des plans de relance).

Portés par de belles performances (+9% sur un an au 30/04/2011 pour les fonds high yield euro – Source Lipper), les fonds high yield continuent d’attirer les souscriptions. Ces obligations – aussi appelées “haut rendement” – sont émises par des sociétés présentant un niveau d’endettement élevé mais qui proposent un fort rendement en contrepartie d’un risque élevé. Ces entreprises ont une notation faible, inférieure à BBB-. (exemple : Rhodia).

L’arrivée à terme fin juin de la politique de Quantitative Easing aux US qui assouplissait la politique monétaire du pays conduit aussi les investisseurs à s’orienter vers des fonds moins risqués.

Enfin, la décollecte sur les fonds européens est due aux hausses des taux d’intérêt pour la zone euro et aux craintes portant sur une possible restructuration de la dette grecque.

Crédits photos : Lieven SOETE sur Flickr