Nos PME peinent à se développer à l’export. Ni les mesures volontaristes des pouvoirs publics, ni l’alerte donnée en 2007 par le Conseil économique, social et environnemental (CESE) sur le faible taux des petites et moyennes entreprises sur les marchés extérieurs n’ont suffi.
Le nombre de PME françaises exportatrices a considérablement baissé en dix ans selon le CESE. Moins de 18% d’entre elles contribuent au chiffre d’affaires total à l’export.
Trop peu de PME survivent à l’international
Décidément, la culture entrepreneuriale française interpelle surtout lorsque l’on jette une œil sur les performances de nos PME à l’international. Manquent-elles de confiance, d’information, de formation ou encore d’entraide ?… Certains indicateurs sont en tout cas inquiétants.
Le CESE constate que la moitié des entreprises survit à l’international après une année d’activité. Et un quart d’entre elles y sont présentes après six années d’existence. Selon la CGPME, les PME indépendantes à exporter étaient 120 000 il y a cinq ans, elles sont à peine 90 000 aujourd’hui.
Les mauvais résultats de notre commerce extérieur affichant un déficit commercial 2011 de 69,6 milliards d’euros ont poussé le CESE et la CGPME à réagir une fois de plus. “Alors qu’en 2007, le déficit commercial avoisinait les 30 milliards d ‘euros, il frôle aujourd’hui les 70 milliards d’euros. On voit quand même que ce sont des chiffres très négatifs” explique Jean-François Roubaud, président de la CGPME et membre de la section des affaires européennes et internationales du CESE.
Vers un renforcement des aides aux PME
Ces derniers proposent quatre nouvelles mesures pour développer l’activité exportatrice en France :
- une détection plus fine des marchés porteurs et des entreprises potentiellement exportatrices
- un meilleur accompagnement des PME
- un développement des partenariats entre entreprises
- un renforcement de la compétitivité des PME
Se regrouper pour s’en sortir
La section des affaires européennes et internationales du CESE tire à nouveau la sonnette d’alarme. Elle appelle aujourd’hui à « gagner la bataille de l’exportation avec les PME ». Plus en détail, le CESE veut encourager les groupements d’entreprises et changer la relation PME/grandes entreprises. Il s’agit aussi d’aider les PME à bénéficier pleinement des instruments et des politiques de l’Union européenne.
Ce nouvel avis a été présenté fin février au CESE par Jean-François Roubaud, membre de la section des affaires européennes et internationales du CESE : « Les PME doivent prendre conscience qu’en travaillant de concert, elles accéderont plus facilement à de nouveaux marchés ».
Le défi de l’exportation avec les PME sera -t-il entendu ? Les Français on-ils vraiment envie de s’exporter à l’image des britanniques ou des allemands ? Pas vraiment ou pas toujours selon Jean-François Roubaud. Encore faut-il que les acteurs économiques concernés adhèrent à ses quatre nouveaux axes prioritaires proposés par le CESE. A commencer par les grandes entreprises qui devront être de véritables alliées de nos PME à l’international. Et non l’inverse…






















