Archive pour août 2012

Gérants de fonds : ils battent le Cac !

Jeudi 30 août 2012

Un article du Figaro ce jour résume assez bien une observation courante ces derniers temps, au sein des familles de produits financiers : “Ces gestionnaires qui battent le Cac 40″. La journaliste Anne Bescot y explique qu’alors que l’indice phare de la Bourse de Paris ne gagne que 8% depuis le début de l’année, certains fonds d’actions françaises ont, eux, rapporté entre 15 et 18%“.

Ces éléments tranchent avec l’inquiétude du début d’année et même le pessimisme noté dans la profession au cours de l’été.

L’article met notamment à l’honneur les “petites sociétés de gestion”. Et distingue un top 5 de ces fonds, avec leurs performances :

  • Mandarine Opportunités (Mandarine Gestion) : 18,32%
  • Agressor PEA (Financière de l’Echiquier) : 18,19%
  • Fidelity Funds France Fund (Fidelity) : 17,83%
  • Moneta Multi Caps (Moneta AM) : 17,13%
  • Pluvalca Allcaps (Financière Arbevel) : 16,8%

Dans la sélection de fonds proposée sur son site par BforBank, vous retrouvez d’ailleurs certains de ces produits, avec fiches explicatives et informations.

L.D.

46% des Français inquiets pour leur pouvoir d’achat

Jeudi 30 août 2012

C’est le chiffre qui ressort du sondage Viavoice/Les Echos, citée par Le Figaro ce matin. Inquiets pour leur pouvoir d’achat, les Français sont plus sensibles en cette rentrée, du fait de la combinaison des dépenses scolaires, du paiement des impôts, mais aussi de la dégradation de la conjoncture économique.

A ce titre, ce sont les dépenses portant sur “l’alimentation (pour 41% des personnes interrogées) et l’essence (pour 40%)” qui les inquiètent le plus. La baisse des prix de l’essence à la pompe poussée par le gouvernement est justement une des actions entreprises, pour tenter de corriger cette situation.

Pour prolonger : les Français et l’épargne (infographie); simulez votre capacité d’épargne.

Impôts : l’un des “5 dossiers chauds de la rentrée”

Lundi 27 août 2012

Et notamment le “casse-tête de la taxe à 75%“, liste le JDD dans son édition du 26 août, au sein d’une double page spéciale consacrée à la rentrée du gouvernement Ayrault. Un dossier essentiellement politique, portant sur les divergences internes au gouvernement et parti socialiste. Mais aussi sur les dossiers techniques qui font la rentrée, et les premières mesures posées par le gouvernement.

C’est pourtant un cran plus haut que le dossier a été suivi. L’article précise ainsi qu’un échange a eu lieu cet été entre le Président Hollande et le ministre du budget, Jérôme Cahuzac, qui n’avait pas déjà ménagé ses efforts dans les médias la semaine dernière, pour expliciter les mesures sur le livret A et les niches. Le ministre “a remis une note le 4 août” sur ses propositions.

Pour la petite histoire, la date du 4 août n’est pas un hasard : “anniversaire de l’abolition des privilèges en 1789“, ce qui aurait amusé Bercy. Côté références, ça en impose.

Pack fiscal all-in-one

Idée coeur de la problématique gouvernementale ? Quelque part, le “risque” d’un retour au… bouclier fiscal sarkozien. Car il s’agirait de “cumuler l’ensemble des impôts payés par les plus fortunés (impôt sur le revenu, CSG, ISF…) et d’en limiter le total à 75% du revenu. Une sorte de pack fiscal all-in-one.

Le difficile équilibre de devoir concilier plusieurs intentions -politiques et techniques- au sein d’un message contribuables devant être cohérent et juste… Ce alors que certaines voix s’élèvent, pour recadrer la portée des mesures symboliques : “faire payer les riches est une posture sans effet massif sur les finances publiques: rien ne vaut une bonne taxe massive sur la majorité des français pour faire rentrer de l’argent”, tranche par exemple Éric Verhaeghe sur Atlantico.fr.

L.D

L’Orangeraie, 1er village Marocain de retraités Français

Vendredi 24 août 2012

De plus en plus de Français choisissent de vivre leur retraite ailleurs. Ils seraient ainsi plus d’un million de retraités à couler des jours heureux, principalement au Maroc, en Tunisie et en Espagne mais aussi au Brésil, en République Dominicaine, en Thaïlande,… là où le soleil ne chôme pas !

Car le climat est, bien évidemment, l’une des motivations premières de cet exil des seniors. Mais la seconde est un coût de la vie bien inférieur à celui de l’hexagone. Comme au Maroc, destination phare ces derniers temps, où pouvoir d’achat et fiscalité sont aussi doux que les températures. A tel point que le royaume concentre près d’1 départ sur 10 : presque 50.000 retraités y couleraient déjà des jours heureux, entre Marrakech et Agadir, relate LeParisien.fr. 

Et à l’avenir, ils risquent d’être encore plus nombreux avec l’émergence de villages « spécial seniors ». L’Orangeraie, du groupe immobilier Dyar Shemsi, est le premier du genre qui vient de sortir de terre à Taroudant, près d’Agadir. Entièrement conçu pour des retraités, les 43 villas déjà construites se sont vendues entre 134 000 € et 270 000 €, même si à ce jour elles ne sont pas encore toutes habitées, rapporte le journal Metro qui publie quelques photos.

Une deuxième tranche, comprenant 81 maisons de une à trois chambres, est en construction et la dernière tranche, comprenant 120 villas, sera achevée en septembre 2013. Il y aura donc au total 244 maisons où des retraités Français mais aussi Belges n’ont qu’à poser leurs valises, comme en témoigne ce reportage de la RTBF :

Un eldorado pour jeunes retraités

Plus qu’une simple retraite dorée, ces seniors peuvent s’offrir carrément une nouvelle vie. Un nouveau mobilier choisi sur catalogue avec l’aide d’une décoratrice, électroménager et ustensiles de cuisine jusqu’aux torchons pour 20 000 euros en moyenne, une piscine individuelle pour 15 000 euros seulement, les services d’une femme de ménage qui peut aussi à leur demande leur mitonner des tajines, bref un vrai luxe ! Sans parler de l’entretien de la piscine et du jardin, un service de sécurité, le Wifi, une navette en bus permettant de se rendre quotidiennement à Agadir, des voitures électriques pour circuler dans ce village interdit aux voitures, autant de services inclus dans les charges de copropriété comprises entre 110 et 200 euros par mois.

La plupart des parties communes sont d’ailleurs déjà construites, il y a même une supérette où l’on peut faire ses courses, de manière à créer au plus vite une vie de village. Mais le temps du reportage du quotidien gratuit, personne n’a joué une partie de pétanque et le restaurant était bien vide apparemment. Malgré tout quelques activités gratuites débutaient comme les cours de yoga ou les cours d’aquagym dans la grande piscine centrale. Des premiers jours prometteurs en tout cas pour un concept qui fait déjà des émules. Pierre & Vacances, à son tour, doit prochainement ouvrir à Marrakech une résidence pour seniors.

Il ne reste plus qu’à bien préparer sa retraite, financièrement, pour pouvoir s’offrir… l’un de ces eldorados pour jeunes retraités.

AB

Cahuzac : pas de taxes pour le livret A, mais des niches fiscales plafonnées

Vendredi 24 août 2012

Dans le flot des déclarations de rentrée musclées sur le front de la réforme fiscale, le ministre du Budget Jérôme Cahuzac, de passage dans les médias, a apporté hier deux pierres supplémentaires au sujet des dispositifs installés.

Tout d’abord pour l’épargne de livret et sur le relèvement du plafond du livret A, qui ne sera pas complété, comme cela avait été évoqué un temps, par une taxation supplémentaire :

Ensuite, cela concerne les niches fiscales. Celles-ci (rapporte entre autre L’Expansion) seront limitées : “Les avantages fiscaux cumulés au sein d’un même foyer fiscal seront limités à 10.000 euros par an”, a t-il indiqué hier jeudi, sur les antennes de BFMTV/RMC.

Selon les points de vue et sujets, cette dernière action est diversement appréciée : s’il s’agit de “traquer” les niches pour l’Argus de L’Assurance, on parle de “plafonnement” sur BFMTV. Cette mesure devrait en tout cas rapporter “400 à 450 millions d’euros par an à l’Etat”.

Pour revoir l’interview complète de J. Cahuzac, par J-J Bourdin, c’est ci-dessous :

Pour compléter : relire par exemple les fiches sur les “niches fiscales” et le “livret A” sur le site BforBank.com.

L.D

Le plus grand fonds souverain au monde… bouge

Vendredi 24 août 2012

Mouvement financier du côté nordique. D’après une information du Financial Times (relayée par le site Boursier.com), le plus grand fonds du monde (il est norvégien), voudrait davantage investir sur les marchés. Dis ainsi, ça ne paraît pas une nouvelle majeure : ça l’est davantage quand l’on note que ce fonds (souverain) pèse quelques 600 milliards de dollars (plus de 750 milliards d’euros) d’actifs sous gestion, et qu’il s’agit du fonds pétrolier de la Norvège, nommé “Norges Bank Investment Management“.

On appréciera, en page d’accueil du site web de ce fonds, le compteur du “fund market value in NOK” (1), qui défile sans cesse…

Plus en détails, ce fonds qui “investi dans 1% des actions mondiales”, envisage deux axes d’évolution pour le futur : “favoriser les actions des petites entreprises au détriment des grandes et les actions sous valorisées au détriment des actions de croissance”.

De quoi influencer ou inspirer sans doute d’autres fonds et acteurs du placement ? A suivre.

(1) le NOK est le “norsk krone”, la couronne norvégienne

Les investissements en Chine à la baisse

Jeudi 23 août 2012

Le ralentissement économique se fait même ressentir là où ne l’attendait pas : en Chine par exemple. Le pays qui a jusqu’ici réussi à garder la tête haute semble désormais atteint. Les investissements étrangers y sont en effet en train de s’essouffler, mois après mois…

Malgré leurs efforts considérables ces dernières années, les chinois seraient-ils donc en train de ressentir les effets de la crise économique mondiale ? Côté chiffres ces derniers mois, les investissements directs à l’étranger en destination de la Chine n’ont cessé de reculer, selon le Ministère Chinois du Commerce. En juillet 2012, ces IDE auraient en effet accusé une chute sévère de 8,7% par rapport à l’année précédente. Déjà, en juin, les observateurs avaient constaté une baisse inquiétante des IDE de 6,9% par rapport à juin 2011. Est-ce la fin de l’âge d’or de la Chine ? Des spécialistes l’envisagent, comme par exemple Banny Lam, économiste chez CCB International « La Chine n’échappera pas au ralentissement mondial » a-t-il déclaré récemment.

L’heure du doute en Chine

Le Ministère Chinois du Commerce, explique ces résultats décevants par un contexte économique mondial plus que tendu : « les incertitudes grandissantes et l’absence d’une solution adéquate à la crise des dettes européennes ». Nul doute que les investissements en provenance d’Europe ont diminué plus vite que les autres.

Selon Reuters, de janvier à juillet 2012, leur montant a diminué de 2,7% tandis que les investissements en provenance des USA ont augmenté faiblement, d’à peine 1%, à 2 Mds de $. Conséquence, en Chine, les perspectives de croissance sont en berne. Selon les économistes, les objectifs de production de charbon ont été revus à la baisse.

Les exportations ont quant à elles augmenté moins vite que prévu : +1% en juillet contre 8,6% d’estimation. L’excédent commercial diminue mois après mois : de 31,7 milliards de dollars en juin à 25 milliards en juillet. Du coup, la production industrielle se ralentit. En juillet, le pays a enregistré une hausse de 9,2% en rythme annuel, la plus faible depuis trois ans. Les analystes s’attendaient pourtant à voir cette croissance s’accélérer…

Retour à la consommation pour le FMI

Dans cette situation, le FMI préconise davantage de consommation. En Chine, l’investissement représente en effet pas moins de 50% du PIB. Une proportion bien trop importante selon l’institut monétaire qui estime qu’un rééquilibrage est désormais nécessaire. La situation créerait en effet « de larges excédents de capacité dans l’économie ». Mais aux yeux de la Chine, favoriser l’investissement reste une priorité. Le pays souhaite d’ailleurs le renforcer, notamment dans les entreprises industrielles contrôlées par l’Etat telles que les chemins de fer, l’énergie ou encore la santé. Une recommandation résolument à contre-courant !

Alternative ? La R&D en Europe

Cette situation particulière pourrait faire le beau jeu de la France et de l’Europe, avec pourquoi pas un retour de l’investissement étranger. Malgré la morosité ambiante dans la zone euro, certains secteurs tirent en effet leur épingle du jeu.

En tête, le secteur de la recherche et du développement qui attire un nombre croissant d’investisseurs. Une étude publiée cet été par la commission européenne a révélé que malgré la crise, l’investissement en recherche et développement devrait s’accroitre de 4% d’ici à 2014. Les sociétés de logiciels et de services informatiques quant à elles offrent des perspectives plus que prometteuses. Toujours selon Bruxelles, la croissance des investissements en recherche et développement de ces entreprises devrait atteindre 11% par an d’ici à 2014.

C.C

Pour prolonger : relire sur les blogs “Investir dans le luxe : pensez chinois !” et “Disney s’installe en Chine“, ainsi que “Le marché de l’art sous la pression chinoise“.

Retraite à 60 ans : les régimes complémentaires aussi !

Jeudi 9 août 2012

rétraite complémentaires 60ansC’était l’interrogation qui subsistait après la publication le 3 juillet dernier au Journal Officiel du décret prévoyant l’élargissement des possibilités de départ à la retraite à compter de 60 ans pour les personnes ayant commencé à travailler tôt et ayant cotisé la durée requise.

Celles et ceux concernés par la promesse électorale de François Hollande ainsi concrétisée allaient-ils pouvoir obtenir les mêmes avantages au titre du régime complémentaire et toucher ainsi une retraite complète ?

La réponse est oui. Les régimes de retraites complémentaires Agirc (cadres) et Arrco (tous salariés) viennent de recevoir le feu vert des partenaires sociaux pour appliquer le nouveau dispositif carrières longues à la retraite complémentaire à compter du 1er novembre 2012.

« Le Medef a écrit fin juillet aux syndicats, avec lesquels il gère les régimes complémentaires, pour leur indiquer que le décret serait pris en compte par ces régimes », détaille le site du Nouvel Observateur.

Après avoir fait procéder à une analyse juridique du décret par des juristes extérieurs, ce qui avait provoqué la colère des syndicats, l’organisation patronale a finalement accepté d’en appliquer les modalités pour les régimes complémentaires.

« Considérant que les études juridiques sont contradictoires, nous avons annoncé aux organisations syndicales que nous prenions en compte le décret », a annoncé à l’AFP Jean-François Pilliard, représentant du Medef.

Reste l’embarrassante question du financement

Pour autant, ce dossier est loi d’être bouclé. Car il s’agit maintenant de régler la question du financement de cette mesure par des régimes complémentaires en situation financière déjà préoccupante.

Pour les régimes de base, la dépense sera couverte par une hausse des cotisations sociales de 0,5 point. Mais pour les complémentaires, rien n’est prévu pour le moment, rappelle Les Echos.

« Une hausse des cotisations paraît, là aussi, inéluctable, car les deux régimes sont déjà dans une situation financière tendue. Même si le patronat y est pour l’instant vivement opposé. », ajoute le quotidien économique.

L’Agirc et l’Arrco puisent en effet dans leur réserve qui, par la force des choses, s’amenuisent.

« Nous verrons lors d’une réunion prévue le 12 octobre sur la question des équilibres financiers des régimes comment intégrer cette donnée supplémentaire qui va alourdir le déficit déjà important », a précisé M. Pilliard.

« Il est évident qu’il faut un financement supplémentaire et le vrai enjeu maintenant, c’est d’en discuter sérieusement », a confirmé le responsable retraite de FO, Philippe Pihet.

La promesse d’une rentrée bien studieuse pour les retraites…

Crédits immobiliers : ce que cache la baisse des taux

Jeudi 9 août 2012

crédit immobilier BforBank baisse des tauxForce est de constater que depuis mars 2012, les taux des crédits immobiliers n’ont cessé de diminuer, mois après mois. Selon une étude menée par l’Observatoire Crédit Logement, la moyenne des taux enregistrés est descendue à 3,54% en juillet contre de 3,60% en juin. Ces taux historiquement bas flirtent avec les records enregistrés en janvier 2011. Mais, dans le même temps, les critères d’octroi de crédit se sont durcis. Quant à la demande, elle peine à décoller.

Alors que les taux des crédits immobiliers baissent depuis plusieurs mois, la création de crédits n’a pas été stimulée pour autant. Ainsi, selon cette une étude publiée dernièrement par l’Observatoire Crédit Logement, même si le marché des crédits immobiliers a frémi en juillet avec une hausse de 9,7%, ce n’est nullement suffisant à enrayer la baisse conséquente enregistrée sur tout le premier semestre 2012. Sur les sept premiers mois de l’année, le recul total enregistré est de 31,8% ! Une chute vertigineuse… Le marché est donc encore bien loin du dynamisme qu’il a connu jusqu’à l’été 2011.

Durée des prêts immobiliers et des montants accordés en baisse

Toujours selon la même étude, une baisse très nette de la durée des prêts immobiliers a été constatée ces derniers mois. Ainsi, par exemple, dans l’ancien, fortement touché par la suppression du PTZ+, cette durée est passée à 216 mois en juillet 2012 contre 226 en moyenne sur toute l’année 2011.  Autre preuve que l’heure est à la méfiance pour les banques, le montant des crédits accordés ces derniers mois ne cesse de diminuer. Au cours du premier semestre 2012, les sommes ont diminué de 33,1% par rapport à la même période, l’année précédente. De plus, l’apport personnel est également en progression. Alors qu’il augmentait de 6,4% en 2010, et de 9,7% en 2011, sa hausse atteint les 10% en 2012. Conséquence : la clientèle des crédits immobiliers est en profonde mutation. L’accession des ménages modestes diminue fortement. Devant ce durcissement des conditions d’accès au crédit, ces familles les plus modestes ont tendance à se retirer des projets. Seuls les ménages les plus aisés tirent leur épingle du jeu.

Indicateur de solvabilité bas : la méfiance toujours de mise

Ces derniers mois, les conditions d’accès au crédit se sont donc nettement durcies. L’heure est à la réserve du côté des établissements bancaires. Toujours selon la même étude, l’indicateur de solvabilité de la demande réalisée est en effet très bas, notamment suite à la suppression du PTZ+ dans l’ancien. Même si la baisse des taux immobiliers a permis à cet indicateur de ce ressaisir légèrement, son niveau reste bas et ne favorise pas l’expansion des marchés immobiliers. C’est également un signe qui traduit la faiblesse actuelle de la demande.

Vers une hausse des taux à la rentrée ?

Alors que les taux n’ont cessé de baisser ces derniers mois, certains prédisent une inversion de la tendance à la rentrée. Ainsi, Cafpi vient d’avancer l’hypothèse d’une légère hausse des taux, à plus ou moins court terme. Selon le courtier en ligne, il suffirait « que les difficultés de la zone euro s’aggravent et/ou que les agences de notation rétrogradent la note de la France pour qu’un retournement intervienne ». A la fin de ce trimestre, l’agence Moody’s prévoit en effet d’étudier le cas de la France. Selon ces prévisions, l’heure n’est donc plus à l’attentisme excessif pour les acquéreurs potentiels, mais à l’action !

CC

Cet été, les marchés actions ont décidé d’être contrariants

Mercredi 8 août 2012

bourse cours bforbankCeux qui faisaient le pari d’un été 2012 aussi volatil que l’an dernier en sont en partie pour leurs frais. Depuis le point bas de début juin, le CAC 40 a bondi de 18%. Alors que les fondamentaux suggèrent toujours une grande prudence.

Espoirs, rendement et rachats de shorts

La hausse pourrait s’expliquer de différentes manières selon plusieurs observateurs. Pour Adam Parker, stratégiste chez Morgan Stanley :

« La raison du rally est que les investisseurs rêvent d’une action plus efficace de la politique macro aux Etats-Unis et en Europe cette fois-ci que cela n’a été le cas l’an dernier. »

Chez JPMorgan, on continue de croire que les investisseurs, confrontés à des rendements nuls voire négatifs sur les actifs sans risque, cherchent du rendement en privilégiant les obligations émergentes en dollars (entreprises et gouvernements) et les actions défensives (en particulier les très grosses capi).

Le rebond pourrait aussi s’expliquer par des rachats de shorts de nombreux hedge funds, très pessimistes au début de l’été. Leurs positions étant particulièrement négatives sur l’Europe, leur changement de position expliquerait le fait que l’Eurostoxx 50 a surperformé le S&P 500 en juin et en juillet.

La “micro” n’aide pas

Pourtant, les publications de résultats ont été mitigées. Sans surprise, elles ont été marquées par la crise de la dette en zone euro et par les incertitudes sur la croissance économique aux Etats-Unis (1,5% en rythme annuel) et en Chine (+7,6%). Aux Etats-Unis, 36% des sociétés ont battu les attentes (contre une moyenne historique de 41%) et 12% ont déçu. En Europe 51% des entreprises ont battu le consensus.

Mais comme le montre le graphique suivant, la tendance d’évolution des résultats est négative : -1,6% aux Etats-Unis. En Europe, le consensus prévoit pour cette année une contraction de 3,5% des résultats par action au sein de l’EuroStoxx 50.

Source: UBS

Ceci expliquerait aussi pourquoi l’on a assisté à des mouvements parfois violents sur les marchés ces dernières semaines. On a pu observer au moins trois phases de forte volatilité (25 juin-3 juillet, 20-26 juillet, 2-3 août). En cause, à chaque fois ou presque : la macro et les réactions des politiques. L’Espagne a été et reste le principal moteur des inquiétudes des investisseurs (compte tenu de son poids dans la zone euro).

Les commentaires parfois surprenants de certains responsables européens n’ont, une fois encore, rien arrangé. Mario Draghi en a été un bien bel exemple, capable de dire que la BCE fera tout pour sauver l’euro, mais incapable de joindre la parole aux actes.

Rester prudent

Certains observateurs pensent que malgré cela, la prime de risque sur les marchés actions devrait baisser, alors qu’elle n’a cessé de progresser pour atteindre actuellement un record vers 8-9% (calculs Goldman Sachs pour l’Europe). Ce serait sans doute une bonne nouvelle.

Mais elle dépendra surtout de la capacité des dirigeants politiques à montrer que leur feuille de route est la bonne. Jusqu’ici leur discours a surtout été couvert par le brouhaha des débats sur l’éclatement ou pas de la zone euro, la sortie de la Grèce de la zone euro à une échéance plus ou moins courte…

En attendant d’y voir plus clair, on peut surtout s’attendre à une poursuite de la volatilité. Mais après un rebond de 18%, le marché actions parisien s’expose à nouveau à un risque de déception (politique ou macro surtout) qui pourrait pénaliser les investisseurs qui auront remis du risque dans leurs portefeuilles.