Personne n’échappe à la réforme des retraites. Les entrepreneurs non plus même si les médias ont la fâcheuse tendance de les oublier et de privilégier l’angle des salariés pour traiter de cette actualité. Pour leur gouverne, il est bon de rappeler que 6 entreprises sur 10 en France n’ont pas de salarié, selon l’INSEE.
Il est donc bon de savoir que les entrepreneurs sont également concernés par l’allongement de la durée de cotisation et le report de l’âge légal de départ en retraite. Aussi bien les entrepreneurs confirmés, comme les professions libérales, les commerçants, les artisans, que les auto-entrepreneurs, affiliés également au RSI (Régime Social des Indépendants) ou à la CIPAV (Caisse Interprofessionnelle de Prévoyance et d’Assurance Vieillesse).
« En 2011, la réforme des retraites leur est applicable tout comme aux salariés. Ceux qui sont nés après le 30 juin 1951 vont être touchés par les nouvelles règles. La réforme va vers un allongement de la durée de cotisations mais les artisans et commerçants nés en 1951 et 1956 vont pouvoir bénéficier d’une période transitoire. », explique Ouest-France.
En revanche, tous les régimes de retraite pour les travailleurs non salariés (TNS) ne se valent pas, souligne Capital.fr.
La CIPAV, nettement plus généreuse
Le site d’informations économiques affirme en effet que
« le régime complémentaire de la CIPAV est nettement plus avantageux. Sa rentabilité atteint 9,18 %, pour un départ à la retraite à taux plein. C’est-à-dire qu’en euros constant, une cotisation annuelle de 100 euros apporte une pension de retraite de 9,18 euros par an. A titre de comparaison, la rentabilité du régime complémentaire des commerçants est de 7,20 % et celle des artisans de 6,60 %. »
Autre point positif de la CIPAV selon Capital.fr, les cotisations y sont plus faibles que dans les autres régimes de retraite, jusqu’à 80.000 euros de revenus.
« Un entrepreneur individuel affilié à la CIPAV et percevant un BNC (bénéfices non commerciaux) annuel de 50.000 euros paiera au total 17.140 euros de cotisations (URSSAF, maladie, prévoyance, retraite, CSG – CRDS). Pour un BIC (bénéfices industriels et commerciaux) identique, le commerçant paiera 21.125 euros et l’artisan 21.759 euros. »
Seule l’affiliation au RSI peut être plus intéressante pour les personnes qui, avant de créer leur entreprise, ont fait une petite carrière en tant que salarié dans le privé.
« En effet, en choisissant d’être affilié au RSI, les années en tant que commerçant et artisan permettront de diminuer le nombre d’années retenues dans le calcul du Salaire annuel moyen du régime général. Ce qui permet d’éliminer les mauvaises années, et donc d’améliorer la retraite de la sécurité sociale. »
Capital.fr en profite du coup pour donner à tout créateur en herbe, une astuce, afin d’être rattaché à la caisse de retraite la plus intéressante :
« Lors de la création de la société, il suffit, en remplissant les statuts et les formulaires demandés par les Centres de formalités des entreprises (CFE), d’utiliser certains termes plutôt que d’autres dans la description de l’activité de l’entreprise. Ainsi, un fleuriste ou un vendeur de solutions informatiques sera rattaché naturellement au RSI (régime de retraite des commerçants). En revanche, si son activité déclarée devient « conseil en décoration florale » ou en « conseil en solutions informatiques », il aura toutes les chances d’être affilié à la Caisse interprofessionnelle des libéraux, la CIPAV. »
Alors, entrepreneurs, faites vos jeux car pour les salariés, concernant les retraites, ça fait déjà longtemps que rien ne va plus !
AB



















