Archive pour septembre 2011

Entrepreneur : le bon choix du régime retraite

Vendredi 30 septembre 2011

entrepreneur-regime-retraite-bug138Personne n’échappe à la réforme des retraites. Les entrepreneurs non plus même si les médias ont la fâcheuse tendance de les oublier et de privilégier l’angle des salariés pour traiter de cette actualité. Pour leur gouverne, il est bon de rappeler que 6 entreprises sur 10 en France n’ont pas de salarié, selon l’INSEE.

Il est donc bon de savoir que les entrepreneurs sont également concernés par l’allongement de la durée de cotisation et le report de l’âge légal de départ en retraite. Aussi bien les entrepreneurs confirmés, comme les professions libérales, les commerçants, les artisans, que les auto-entrepreneurs, affiliés également au RSI (Régime Social des Indépendants) ou à la CIPAV (Caisse Interprofessionnelle de Prévoyance et d’Assurance Vieillesse).

« En 2011, la réforme des retraites leur est applicable tout comme aux salariés. Ceux qui sont nés après le 30 juin 1951 vont être touchés par les nouvelles règles. La réforme va vers un allongement de la durée de cotisations mais les artisans et commerçants nés en 1951 et 1956 vont pouvoir bénéficier d’une période transitoire. », explique Ouest-France.

En revanche, tous les régimes de retraite pour les travailleurs non salariés (TNS) ne se valent pas, souligne Capital.fr.

La CIPAV, nettement plus généreuse

Le site d’informations économiques affirme en effet que

« le régime complémentaire de la CIPAV est nettement plus avantageux. Sa rentabilité atteint 9,18 %, pour un départ à la retraite à taux plein. C’est-à-dire qu’en euros constant, une cotisation annuelle de 100 euros apporte une pension de retraite de 9,18 euros par an. A titre de comparaison, la rentabilité du régime complémentaire des commerçants est de 7,20 % et celle des artisans de 6,60 %. »

Autre point positif de la CIPAV selon Capital.fr, les cotisations y sont plus faibles que dans les autres régimes de retraite, jusqu’à 80.000 euros de revenus.

« Un entrepreneur individuel affilié à la CIPAV et percevant un BNC (bénéfices non commerciaux) annuel de 50.000 euros paiera au total 17.140 euros de cotisations (URSSAF, maladie, prévoyance, retraite, CSG – CRDS). Pour un BIC (bénéfices industriels et commerciaux) identique, le commerçant paiera 21.125 euros et l’artisan 21.759 euros. »

Seule l’affiliation au RSI peut être plus intéressante pour les personnes qui, avant de créer leur entreprise, ont fait une petite carrière en tant que salarié dans le privé.

« En effet, en choisissant d’être affilié au RSI, les années en tant que commerçant et artisan permettront de diminuer le nombre d’années retenues dans le calcul du Salaire annuel moyen du régime général. Ce qui permet d’éliminer les mauvaises années, et donc d’améliorer la retraite de la sécurité sociale. »

Capital.fr en profite du coup pour donner à tout créateur en herbe, une astuce, afin d’être rattaché à la caisse de retraite la plus intéressante :

« Lors de la création de la société, il suffit, en remplissant les statuts et les formulaires demandés par les Centres de formalités des entreprises (CFE), d’utiliser certains termes plutôt que d’autres dans la description de l’activité de l’entreprise. Ainsi, un fleuriste ou un vendeur de solutions informatiques sera rattaché naturellement au RSI (régime de retraite des commerçants). En revanche, si son activité déclarée devient « conseil en décoration florale » ou en « conseil en solutions informatiques », il aura toutes les chances d’être affilié à la Caisse interprofessionnelle des libéraux, la CIPAV. »

Alors, entrepreneurs, faites vos jeux car pour les salariés, concernant les retraites, ça fait déjà longtemps que rien ne va plus !

AB

L’innovation verte récompensée aux Green Business Awards

Vendredi 30 septembre 2011

Green Business Award 2011Faire le tour du monde en avion grâce à l’énergie solaire. C’est le défi de Solar Impulse, aéroplane de la taille d’un airbus mais qui ne pèse pas plus qu’une voiture. Ce projet est sans doute celui qui a le plus captivé les spectateurs des Green Business Awards BFM, jeudi soir à l’espace Pierre Cardin, à Paris.

Jules Verne moderne

Solar Impulse était hors compétition, mais son fondateur, Bertrand Piccard a impressionné par sa vision de Jules Verne moderne.

« Si l’on réussit à faire le tour du monde grâce au solaire, on ne pourra plus dire qu’on ne peut pas faire rouler une voiture avec ce moyen. » Pour l’aéronaute suisse, l’avion propulsé au solaire renoue avec les pionniers de l’aviation et place l’innovation au cœur de la révolution écologique.

Du green dans tous les secteurs

Et des innovations il y en avait lors de cette soirée. Ce qui nous a frappés, c’est la grande variété des entreprises et des secteurs économiques présents.

Ceux qui pensent que le green business se résume à l’éolien ou au photovoltaïque on pu le noter, c’est l’ensemble de l’économie qui verdit. La construction des bâtiments, l’imprimerie, la pose de parquets, le recyclage des déchets, l’agencement des lieux de travail : ce sont quelques uns des domaines qui ont été mis en lumière.

Mais, en passant, j’aimerais exprimer juste un regret, ou plutôt un souhait. Le regret, c’est de constater que l‘Investissement Socialement Responsable (ISR) n’était pas représenté dans cette cérémonie. Il me semble qu’il aurait été intéressant d’expliquer comment tous ces projets écologiques ont pu être financés. L’ISR est la traduction financière du développement durable : cela n’apparaissait pas hier soir.

L’ISR a sa place

Mais si on peut former un souhait, c’est que pour sa troisième édition des Green business award, BFM TV fasse une place à l’ISR. Une façon de montrer qu’il n’y a pas de production et de consommation durables sans une épargne responsable.

Voici les projets récompensés:

  • La société Biofluides environnement a remporté le prix de l’innovation technologique. Elle utilise des procédés innovants pour le traitement de l’eau.
  • Sinteo a remporté l’award de la création d’entreprise. Cette société, créée en 2007, conseille des grandes entreprises pour la réduction de leur empreinte carbone.
  • Steria et Schneider electric ont obtenu ex-æquo l’ « Award green workplace ». Leur lieu de travail est remarquable en raison de sa faible consommation d’énergie.
  • La société Caractère a remporté le prix de l’évolution stratégique dans la catégorie des PME et PMI. Cet imprimeur situé dans le Cantal offre une haute qualité de produit et une garantie en matière de développement durable.
  • Le prix de l’évolution stratégique, dans la catégorie des grandes entreprises est revenu à Tarkett. Cette société pose des parquets partout dans le monde.

Les Green business awards étaient organisés pour la deuxième année par BFM TV, le 29 septembre 2011. Ses partenaires étaient l’Ademe (Agence de l’Environnement et de la Maitrise de l’Énergie), le cabinet Ernst & Young, et les sociétés Kyocera et Skoda. Le jury était composé de professionnels du développement durable et de journalistes. Il était présidé par Francis Mer, ancien ministre de l’économie et des finances et actuel président du conseil de surveillance de Safran.

Green Business Awards 2011 : les primés

Vendredi 30 septembre 2011

G.dubois VP BFM BusinessJ’assistais hier aux côtés d’Eric Mainville (blogueur ici avec Epargne Responsable) à la remise des Green Business Awards. Un évènement félicitant des projets industriels et d’entreprises remarquables, montés et développées dans le domaine de l’économie durable.

Avec une chaleur accablante dans la salle (qui aurait bien inspirée un projet de récupération énergétique original, ndlr), Guillaume Dubois, vice-président de BFM Business (photo ci-contre), recevait sur scène les primés et échangeait quelques mots avec eux, pour recontextualiser leurs projets. Voici une galerie photos présentant les entreprises primées et leurs responsables.

Parmi les tweets rédigés hier en live sur notre compte, on retiendra la déclaration notable de JP Tricoire, président du directoire de Schneider Electric, qui avait l’honneur d’être interviewé sur scène par François Lenglet : le patron a notamment déclaré à l’assistance qu’ “il faut absolument apprendre à produire plus avec moins“. Une réflexion qui est revenue plusieurs fois, dans les discussions de cette soirée.

Les réseaux sociaux vus sur Google

Jeudi 29 septembre 2011

Je vais vous confier un “truc”. Contrairement à beaucoup d’experts 2.0 qui développent un snobisme sur la question, je crois beaucoup au simple test de la “première page de résultats”. Celle qui tombe via Google quand vous avez formulé une requête. Et si l’on y applique ces jours-ci, d’un point de vue français s’entend, des requêtes portant sur les réseaux sociaux en ligne majeurs, que voit-on apparaître ? Des choses assez signifiantes.

  • requête Facebook : parmi les résultat, une requête portant seulement sur Facebook, remonte, par ordre d’apparition les pages personnelles de Stephen Harper (le premier ministre canadien), puis de Loïc Le Meur (net entrepreneur français installé aux Etats-Unis), puis aussi de Lady Gaga (chanteuse pop qu’on ne présente plus); en ressort une impression très personnalisée, très VIP;

Dans le cas hypertrophié et hors norme de Le Meur, cette remontée n’est pas un hasard. Et on pouvait lire hier ce message diffusé par lui sur LinkedIn : “Fact: I have 68,906 followers on Twitter, 61,444 on Google+ and 11,369 Facebook “likes”. Google+ will pass Twitter for me in a few days“. Ca pose son personnage, en terme de métrique personnelle… ce qu’on nomme autrement le personal branding.

  • requête Twitter : même exercice, et là, à nouveau c’est Lady Gaga qui ressort, mais suivi de pages web de contenus explicatifs sur le “comment ça marche“, presque le “à quoi ça sert“, etc. Ce qui correspond de toute façon à l’avis général du grand public sur l’outil, ne comprenant pas très bien son usage réel… ce que l’on peut en faire dans la vie réelle. De fait, il est convenu de le présenter comme un réseau squatté principalement par des communicants, des geeks, etc.
  • requête LinkedIn : là , on trouve des articles essentiellement descriptifs… et cette note datant de 2005 (donc avec un peu de recul par rapport à la folie actuelle sur les réseaux sociaux), avec un décalage intéressant “le réseau des blaireaux“, c’est osé.
  • requête Viadeo : pour le réseau social professionnel français, après un lien Wikipédia, c’est le profil d’Antoine Pic, chef de produit senior travaillant chez Viadeo, qui ressort; puis le profil de Christophe Cesetti; dans ce dernier cas, le consultant doit être bougrement content de cette sur-exposition ! En a t-il un usage ? S’en est-il rendu compte ? Je lui ai posé directement la question.
  • Google+ : là, c’est un peu à la maison pour ce réseau sur le moteur de recherche Google… Pas mal d’articles “nouveauté” sur ce service, et en bas de page le profil d’Alban Martin (un des animateurs du Social Media Club);

Et le business dans tout ça ?

Je reprends alors ma casquette éco-fi pour m’étonner : presque aucun contenu dans ces “premières pages” de résultats ne parle de “travailler”, “faire des affaires”, “développer son entreprise”, “placer son argent”, etc. avec les réseaux sociaux… La dimension business et pratico-pratique est totalement exclue, au profit encore d’approches “découverte” et/ou people, d’un simple niveau explicatif. Or, mon expérience de consultant auprès d’entreprises, m’a montré que ces deux dernières années, c’est bien là le point de focalisation des questions et peurs…

C’est doublement suprenant car les porteurs de ces pavillons du web 2.0 et des médias sociaux ont les équipes techniques qui vont bien, en compétences et en nombre, pour oeuvrer au référencement idéal dans les moteurs de recherche.

Je dis cela à un moment où l’on apprenait, il n’y a pas tellement longtemps que Google mobilise des VIP et personnalités pour assurer la montée de charge sur son réseau social. Dès août d’ailleurs Google+ proposait une fonctionnalité de compte vérifié.

Foire aux vins de septembre : 7 astuces pour savoir lire entre les linéaires

Jeudi 29 septembre 2011

Rendez-vous incontournable des œnophiles, la foire aux vins du mois de septembre peut s’avérer très intéressante, pour peu qu’on sache lire… entre les linéaires. Grande distribution, boutiques en ligne ou cavistes traditionnels, tous vous invitent dans leur cellier, pour le meilleur et pour le pire. Comment réussir alors sa ”FAV” ? Et peut-être même en faire une opportunité d’investissement ?

A l’heure où les produits financiers font la moue, placer son argent dans le vin n’est sans doute pas une aberration, comme en témoigne cet article de la Tribune “Le vin meilleur placement que la bourse“.

Commencez par dévorer les revues spécialisées (la RVF, Gault & Millau…)- et les hebdos qui publient un numéro «Spécial foire aux vins» (le Point, le Figaro Magazine) afin de repérer vos proies : comme lors des soldes, les bonnes affaires sont prises d’assaut.

Présentez-vous (suis-je bien inspiré de partager cette astuce…?) la veille de l’ouverture officielle. La plupart du temps, les offres sont en place, les conseillers-cavistes aussi et vous avez tout l’espace nécessaire pour déambuler entre les œuvres exposées…

Faites preuve de bon sens : si tout un stock de 1997 refait surface dans les rayons, peut-être s’agit-il d’un invendu ? Et donc, d’un cru de qualité médiocre ? J’ai encore reçu récemment une offre de doubles magnums, millésimes 1992, 1993, 1997…presque un grand chelem des années 90 sur lesquelles il faut faire l’impasse.

Faites le tri : beaucoup de vins sont proposés, dont certains plus chers qu’à la propriété, même en incluant les frais de livraison. Si vous doutez de votre appréciation des prix, entrez votre référence de vin sur www.twenga.fr. Vous aurez une idée des tarifs pratiqués sur le web.

Préférez le Bordeaux (et le Rhône) au Bourgogne : les vrais grands Bourgogne, compte tenu de leur production réduite, sont peu présents dans les grandes enseignes.

Ne visez pas que les années d’exception, souvent surcotées (2009). Sachez investir dans de beaux millésimes injustement boudés, comme ce fut le cas avec le 2004. Les guides et critiques sont ici de précieux atouts pour s’y retrouver. Et ils sont foison. On y reviendra.

Mémorisez les grands noms et surtout leur second vin : le marché chinois commence à en être friand, ce qui a pour effet d’augmenter leur côte. Exemple : ‘Pavillon Rouge’ 2006 du Château Margaux, acheté 50 euros en 2009 ; aujourd’hui quasi introuvable en-dessous de 170 euros.

Sachez enfin que, d’une année sur l’autre, les meilleures affaires changent d’enseigne. Me reste à vous souhaiter une bonne FAV 2011. Et surtout, si vous avez d’autres conseils complémentaires aux miens, tirés de votre expérience, n’hésitez pas à les ajouter dans les commentaires de cette note, par exemple.

Pierre Suze

Pour prolonger : lire aussi quelques articles publiés sur BforBank, par exemple..;

Budget 2012 : quelles mesures pour les particuliers ?

Mercredi 28 septembre 2011

Le projet de loi de finances 2012 présenté ce matin en Conseil des ministres prévoit un déficit public ramené à 5,7% du PIB cette année, à 4,5% en 2012, et 3 % en 2013, plafond fixé par les autorités européennes. Afin de rééquilibrer les finances publiques, de nouvelles mesures touchant les particuliers figurent dans ce projet de budget d’austérité qui fait du respect des engagements de réduction du déficit public de la France un objectif “intangible” a re-précisé le gouvernement.

Maîtrise des dépenses et augmentation des recettes

Les moyens utilisés pour atteindre ces objectifs sont :

  • d’un coté la maîtrise des dépenses avec un taux de dépense publique qui devrait baisser à 55,8 % du PIB contre 56,3 % attendu pour 2011;
  • de l’autre une augmentation ciblée des recettes. Parmi celles touchant les particuliers, figurent plusieurs mesures touchant différents dispositifs du secteur immobilier.

Une poursuite du réaménagement du dispositif Scellier

Comme cela était prévisible l’avantage fiscal du dispositif Scellier est à nouveau révisé à la baisse mais également profondément remanié. Tout d’abord en 2012 le taux de réduction d’impôt de l’avantage Scellier BBC (bâtiment basse consommation) est abaissé à 16% (soit 14% après le rabot de 10%) contre 22% en 2011 mais voit également son plafond de prix désormais limité et déterminé par zone géographique (au lieu d’un montant de 300 000 euros auparavant). Enfin à partir de 2012 seuls les logements BBC ouvriront droit à un avantage fiscal. Les logements neufs non BBC, n’ouvrent plus droit à aucun avantage fiscal ( ce dernier avait été abaissé à 13% en 2011).

Réaménagement de l’avantage Censi-Bouvard :

La loi de finance rectificative 2009 avait instauré une réduction d’impôts pour les investissements en LMNP (loueur en meublé non professionnel) en résidence étudiant, résidence de tourisme, résidence seniors et résidence médicalisée (EHPAD). L’ investisseur bénéficiait d’une réduction d’impôt  de 25% à l’origine, en 2009, rappellent la Tribune. Le taux passe à 14% (soit 12% après rabot ) à partir de 2012 mais le dispositif est prolongé jusqu’au 31 décembre 2015.

Création d’une taxe pour les loyers « excessifs ».

Les loyers « excessifs » pratiqués en général sur des biens de petite surface, plus principalement à Paris, qui pouvaient aller jusqu’à 80 ou 90 euros le mètre, seront taxés. En fonction du loyer et de la zone géographique la taxe variera entre 10% et 40%, et concernerait les biens loués pour 9 mois minimum et d’une une surface inférieure ou égale à 13 mètres carrés.

Retour du cumul du crédit d’impôt et de l’éco PTZ

Le crédit d’impôt développement durable (CIDD), permet un avantage fiscal d’un montant entre 13% et 45%, suivant la nature des travaux d’amélioration des performances énergétiques d’un logement. Il pourra dans certains cas être augmenté de 10 points, mais se veut plus sélectif, pour encourager les travaux les plus efficaces. La durée de l’éco-prêt à taux zéro passe de 10 à 15 ans. Enfin le cumul de ces deux dispositifs est à nouveau possible à condition que le revenu fiscal de référence soit inférieur à 30.000 euros.

La contribution exceptionnelle sur les hauts revenus

Cette taxe,  présentée dans le plan de rigueur, par François Fillon le 24 août a déjà fait l’objet de nombreux débats qui risquent de se prolonger au Parlement. La taxe de 3% (à partir des revenus 2011) sera assise sur le revenu fiscal de référence ( qui inclut revenus du capital et du patrimoine) à partir d’un montant 500.000 euros (pour les contribuables, veufs, séparés ou divorcés) par an de revenus. En fait, en fin de semaine dernière le Ministre du Budget Valérie Pécresse avait annoncé qu’un un seuil de 250 000 euros serait finalement proposé aux députés, par voie d’amendement.

Un dispositif (du type lissage sur plusieurs années) permettra que le dispositif ne s’applique pas à l’occasion d’un événement exceptionnel, cession de fonds de commerce par exemple. Cette taxe disparaître en 2013 si l’objectif de réduction du déficit est atteint.

Les niches fiscales à nouveau rabotées

Après le coup de rabot de 10% intervenu l’an dernier, c’est finalement la même direction qui est choisie cette année avec un nouveau coup de rabot, de 10%, sur les mêmes niches. Il interviendra sur les revenus de l’année 2012.

Le débat budgétaire devant le nouveau Sénat

Dans ce nouveau contexte politique, avec un Sénat passé à gauche, les débats parlementaires s’annoncent plus délicats et Valérie Pécresse devra convaincre et justifier la stratégie gouvernementale. Interrogée par les Echos,  sur le fait de savoir  si elle redoutait le débat budgétaire devant  le Sénat, Valérie Pécresse répondait : « Je compte sur l’esprit de responsabilité des sénateurs. Il y a déjà eu de nombreux budgets adoptés sous la Ve République avec une opposition majoritaire au Sénat. (…) Je n’imagine pas que les sénateurs se lancent dans une obstruction stérile. »

De leur coté, les experts annoncent déjà que la croissance française sera deux fois inférieure aux prévisions gouvernementales et que les mesures présentées de ce budget se révèleront très vite insuffisantes.

Les politiques aboient et la caravane de l’épargne retraite en entreprise… se surpasse !

Mercredi 28 septembre 2011

politiques-epargne-retraite-entreprisePendant que politiques et syndicats se livrent, ces derniers jours, à une nouvelle passe d’armes malicieusement orchestrée par la presse sur l’âge de départ en retraite, salariés et dirigeants plébiscitent, eux, les solutions d’épargne retraite au sein de l’entreprise. C’est ce que révèle la récente publication du baromètre Tendances Epargne et Retraite Entreprises (TE&RE) réalisé par Altedia et BNP Paribas E&RE.

Cette étude décrypte depuis une décennie, les attentes, les besoins et les comportements des entreprises et des salariés vis-à-vis de l’épargne salariale et de la retraite collective.

Résultat : placer ses économies dans ce type de dispositif est une démarche « naturelle » pour 88 % des chefs d’entreprises (77 % en 2002) et pour 82 % des salariés (63 % seulement en 2002). Leurs objectifs étant la création d’une épargne en vue de préparer la retraite et la constitution d’une rémunération différée.

« Ils savent maintenant qu’ils ne pourront pas faire autrement que d’épargner de façon complémentaire aux régimes obligatoires pour leur retraite. », commente Patrice Bonin, vice-président de la Commission plénière des assurances de personnes à la FFSA.

Un véritable intérêt pour les solutions retraite liées à l’entreprise

Privilégier les dispositifs d’entreprise aux dépens des dispositifs individuels indépendants de l’entreprise est une grande évolution de la stratégie d’épargne des salariés et des chefs d’entreprise. En ressort notamment une hausse du taux d’équipement du PERCO de 8 points par rapport à l’année 2010 (22%), note le site France Transactions.

Cet intérêt pour les solutions liées à l’entreprise s’illustre notamment dans l’actionnariat salarié. 82% des salariés considèrent que “le fait de devenir actionnaire de son entreprise” est une bonne chose, de plus 79% des chefs d’entreprise estiment qu’ “avoir des salariés actionnaires” est bénéfique pour l’entreprise. L’objectif pour les deux groupes d’épargnants étant de profiter pleinement de l’abondement. C’est à dire d’un placement avantageux financièrement. Surtout dans un contexte de méfiance et d’inquiétude sur l’avenir des pensions, rappelle les Echos.

En effet, bien que réticents à préparer leur retraite (seuls 24% des salariés ont essayé d’en évaluer le montant), employés, professions intermédiaires ou cadres semblent avoir intégré la baisse de leur pouvoir d’achat. Ils estiment qu’il se situera entre 46 et 65% de leur dernier revenu professionnel, alors que les chefs d’entreprise le situent pour eux-mêmes entre 36 et 55%, constate le site News Banques.

Un manque cruel d’information

Ce qui devrait alors réjouir patrons et salariés, c’est que la réforme des retraites de 2010 renforce justement le rôle de ces dispositifs d’entreprise grâce à la création d’une définition officielle et l’instauration de mesures avantageuses en leur faveur.

« La grande nouveauté, c’est la possibilité pour les salariés de verser une épargne personnelle sur leur contrat de retraite d’entreprise. En effet, la loi de 2010 permet à tous les salariés qui disposent d’un « Persup » (article 83) de faire des versements individuels et facultatifs, en plus de la cotisation versée dans le cadre de l’entreprise. » Ce qui va « favoriser une croissance significative des « Persups », confortant leur place de produit phare de la retraite supplémentaire pour les salariés. Tout le marché s’y prépare. », s’enthousiasme Patrice Bonin, vice-président de la Commission plénière des assurances de personnes à la FFSA.

Mais, paradoxalement, près d’un salarié sur trois (28% dont 42% d’ouvriers) et près d’un chef d’entreprise sur dix (8%) déclarent ne pas en avoir entendu parler.

En revanche, la majorité d’entre eux (67% des chefs d’entreprise et 61% des salariés) ont bien retenu que l’âge légal de départ à la retraite serait repoussé et que la durée de cotisation serait allongée.

Reste donc plus qu’aux leaders d’opinion à sortir de ces polémiques stériles sur l’âge du capitaine, et aux médias de masse, de déplacer le curseur de l’information sur les solutions concrètes existantes afin d’envisager l’avenir des retraites de façon bien plus pragmatique et surtout plus sereine.

AB

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Affaires de famille : les prêts et les donations

Mardi 27 septembre 2011

affaires-famille-prets-donation-immobilierUn tiers des 18-25 ans percevrait une aide familiale via une donation ou un prêt. L’occasion pour BFM TV d’interroger Sylviane Plantelin –  notaire de son état – sur les règles qui régissent les prêts et les donations au sein d’une famille. A partir de quel montant doit on faire une déclaration ? Qui doit on prévenir ? Quelles sont les obligations à remplir vis-à-vis de l’administration ? Des autres membres de sa famille ?

En sus, Sylviane Plantelin aborde la taxation a venir des taxes sur les plus-values immobilières hors résidence principale.


 

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Midcap Event 2011 : photos et live-tweet

Mardi 27 septembre 2011

entreprises_financiers-salon_midcap_2011J’assistais vendredi dernier au salon Midcap Event 2011, à la Bourse de Paris. L’occasion de live-tweeter (commenter en direct l’évènement via notre compte Twitter @BforBank) les faits et discussions survenus sur ce salon et dans ses travées. Un salon très vivant, très fréquenté (malgré la conjoncture difficile) et qui a joué son rôle de plateforme de networking.

Pour en saisir l’allure, voici tout d’abord une galerie de photos, donnant l’ambiance des lieux :

Voici ensuite un rappel des principaux tweets que j’ai rédigés depuis le salon Midcap; ils sont augmentés de commentaires et prolongements, quand nécessaire, pour mieux les remettre en perspective. Rappel : Twitter limite ses messages à 140 signes, ce qui peut parfois laisser peu de place pour s’exprimer :

  • Meeting avec Seb (électro-ménager), qui explique sa stratégie et ses résultats devant des analystes. Feu des questions. #Midcap2011 >> plusieurs entreprises et entités passaient ainsi au crible des questions des analystes, dans principalement trois salles différentes, annexes au “meeting points” des salles principales;
  • Questions des analystes (les marchés qui interpellent) > USA, Russie, Brésil, Turquie… #Midcap2011 #geoloc >> chaque marché était abordé dans le détail, tant dans ses conditions d’accès que son “historique”. Très complet en précis, et en peu de temps;
  • “En Espagne, c’est mort… Pas la peine d’essayer de leur vendre qque chose”… / entendu sur #Midcap2011 >> l’analyse, perçue telle quelle, pourrait paraître un peu sèche et sans détachement; elle portait juste sur des faits purement financiers et commerciaux, “l’approche business” globale, presque pour ainsi dire détendre l’atmosphère au sein d’une journée tendue sur les bourses mondiales;
  • Le meeting se finit… ça se resserre autour de qques analystes, qui veulent encore affiner. #Midcap2011 http://twitpic.com/6p5hbd
  • Au final, entre femmes, ça finit par causer capacités et limites des robots de cuisine ;-) Meeting Seb sur #Midcap2011 #break >> les sujets financiers n’étaient ainsi pas le seul sujet de conversation…
  • Pause dej’ bientôt sur #Midcap2011 à la Bourse. Du monde, des discussions, du réseautage… on ne sent pas la crise ici. #tendance
  • Marchés, mode d’emploi : “Finalement en 15 j. on a rien appris de nouveau. C’est la vision de cette dette qui a changé” / sur #Midcap2011 >> beaucoup d’analystes tentaient de prendre un peu de hauteur sur les faits et commencer à donner des guidelines…
  • Meeting room sur #Midcap2011 cet après midi : Air France KLM devant les analystes. http://twitpic.com/6p87ab
  • Sur un flyer pris sur #Midcap2011, je note que le 28 et 29 nov. se tiendra le Clean Green Event. / cc @EricMainville >> le filon du “green business” et du “durable” sont en effet très courus, dès cet évènement et ils feront l’objet d’une rencontre spécifique; sur nos blogs Eric Mainville en parle régulièrement;
  • Zone web sur #Midcap2011, je consulte notre graph histo de la bourse. Mieux que de longs discours… http://twitpic.com/6p8jze >> toute la journée a été rythmée par les soubresauts à la baisse, de la bourse de Paris…
  • Encore bcp d’effervescence sur #Midcap2011. Meetings, analyses, deals… Rencontre anti-crise à la #Bourse ! http://twitpic.com/6p8xgd
  • Au-dehors de #Midcap2011, à la #Bourse de Paris, on s’aère un peu entre entrepreneurs et financeurs. http://twitpic.com/6p90ee
  • Salon #Midcap2011. Un gérant de fonds que je croise : s’installe sur ordi, téléphone et fait ses fiches. Pas d’arrêt pour le business.
  • Ils commentent tous et toutes pareil, sur #Midcap2011… Fou. RT @SCouasnon BNPP +11% ; CAC – 0.15% #dingo
  • Un gérant téléphonant à son bureau : “Tu as vu cette valeur qui baisse aussi. On avait pas vu ça depuis un moment…” #Midcap2011 #bourse
  • Un gérant sur #Midcap2011, devant son écran de #PC : “je suis visuel, j’ai besoin de voir l’évolution pour comprendre une valeur”. #méthode
  • Le site web dédié aux #Midcap Events va bientôt proposer aux internautes 1 nlle version, re-désignée (appris sur le salon).
  • 1 gérant de fonds, me questionnant : “Pour mon business, j’ai besoin d’être sur les réseaux sociaux ?” / à votre avis ? #Midcap2011

Six familles pour explorer les nuances de l’Investissement Socialement Responsable (2/2)

Mardi 27 septembre 2011

Suite et fin de l’entretien avec Vincent Auriac, d’Axylia Conseil : un gérant qui conseille des sociétés et des associations pour leur investissement responsable.

Les avocats de l’engagement

Investissement socialement responsable les avocats de l'engagement« Les avocats de l’engagement ce sont tout ce que les anglo-saxons appellent l’engagement. Ce mot en anglais signifie à la fois « discuter » et « se fiancer ».

L’idée est de se dire qu’il y a des problèmes à caractère environnemental, social on de gouvernance et que le seul fait de noter ne va pas suffire à les résoudre. Je décide alors en tant qu’actionnaire d’engager un dialogue avec l’entreprise et lui demander qu’elle y trouve des réponses. L’approche de l’engagement est une attitude active en vue d’améliorer le comportement de l’entreprise dans laquelle j’investis.

Aux États-Unis, par exemple, les congrégations religieuses, les associations environnementales et les groupes de pression pratiquent l’engagement depuis longtemps. Les institutions religieuses américaines (juifs, catholiques, protestants et musulmans) travaillent ensemble sur ces questions depuis quarante ans.

En Europe, l’engagement concerne plutôt les questions de gouvernance. Par exemple, en Suisse, la fondation Ethos travaille depuis des années sur ce sujet. En France c’est arrivé il y a une dizaine d’années, avec la société Phitrust. Mais cela reste une approche extrêmement marginale (0,2% des encours). »

Les marqueurs d’empreinte

Investissement socialement responsable les marqueurs d'empreinte« Les gérants qui pratiquent ce genre d’ISR s’obligent à mesurer l’impact qu’ils ont sur la société. Pour eux, la performance financière n’est pas déconnectée de l‘impact sur la société.

Dans ce genre de fonds, on mesure cet impact de façon précise : combien d’emplois créés, combien de CO2 émis, etc. Cette démarche est plus exigeante. Il faut aller chercher une information qui n’est pas toujours donnée par les entreprises !

Cela traduit aussi une exigence de transparence vis à vis du souscripteur qui est souvent perdu devant la notation ISR.

Cette démarche s’est appliquée à l’origine sur des projets non cotés, le microcrédit ou les entreprises solidaires. Aujourd’hui encore, elle ne représente qu’une part minime de l’ISR en France. »

Les acteurs de la solidarité

Investissement socialement responsable les acteurs de la solidarité« Les souscripteurs de cette famille veulent résoudre des problèmes sociétaux de façon très concrète.

Cette catégorie regroupe tous les produits solidaires. Elle réunit aussi bien les l’épargne solidaire que l’épargne de partage. Selon moi, tous ces produits d’épargne appartiennent à la grande famille de l’ISR.

Ils peuvent opter pour le partage : avec un fonds de partage, je reverse une partie de mon gain à une association pour qu’elle résolve un problème de société.

L’autre approche est la démarche solidaire à travers de la microfinance. Je vais ainsi contribuer à résoudre des problèmes en investissant dans de petites entreprises non cotées que je ne pourrais pas traiter en investissant dans de grandes sociétés.

En France, il existe de nombreux produits solidaires. Le premier produit de partage est apparu peu avant le premier fonds ISR.

Depuis 10 ans sont apparus les fonds solidaires. Ils se sont développés notamment à travers de l’épargne salariale solidaire. Ces fonds investissent 5 à 10% dans des entreprises solidaires.

De 90 à 95% de ces produits solidaires sont également ISR. »

Axylia conseil
Cette société a été créée en 2005. Ses activités sont le conseil auprès
d'institutionnels (associations, congrégations religieuses) qui
investissent "responsable", d'institutions financières qui souhaitent
créer des produits ISR ou refondre des produits existants.
Elle organise les Ateliers de l'investissement responsable sur les thèmes
de l'ISR et de la philanthropie. La brochure sur les familles ISR peut vous être adressée sur
simple demande à la société Axylia.