Archive pour août 2011

Start-up françaises : les projets (innovants) à suivre

Mercredi 31 août 2011

Soyons 2.0. Je prolonge ici ma note sur les “9 start-up françaises à suivre selon Wired“. Plusieurs échanges sur les réseaux sociaux (avec mes confrères Capucine Cousin et Stephan Julienne notamment), m’ont en effet pointé qu’elles sont assez peu “novatrices”, déjà établies de longue date. En fait, nous avons plus affaire à des grown-up : des start-up devenues matures et solides. De vrais entreprises installées.

Pour reprendre un scan plus audacieux, quelles seraient alors de vraies start-up françaises, a fortiori parisiennes ? Je vous livre ci-dessous des start-up récente et que je trouve innovantes, de par le service qu’elles apportent ou leur positionnement :

  • OpenSkyMap : pointé par LeJournalduNet, ce service géolocalise en temps réel… les avions présents dans le ciel au-dessus de nos têtes !
  • SuperMarmite : projet de site de cuisine communautaire, lancé à Paris, a fait parler de lui dans les médias, rebondissant sur la mode des programmes et émissions culinaires; mais aussi sur le thème du “travailler plus pour gagner plus” comme le pointait TechCrunch;
  • AdopteUnMec : pointé par FrenchWeb.fr, il défend une approche ludique des sites de “dating”, qui du coup rafraichit le concept, même si ce créneau est déjà bien occupé par le Meetic du wen entrepreneur Marc Simoncini
  • ActiveNetworks : cité sur GeekcestChic, on est là face à une solution “tech” d’accélération des réseaux 3G. Le réseau reste encore en 2011, par les flux de plus en plus gros qu’on mobilise, une question stratégique.
  • Stribe : auréolée d’un prix sur LeWeb’09, ce projet un peu plus ancien dans le temps propose de “social-mediatiser” tout site avec une barre simple d’accès au service. Comme le dit Julien Bonnel sur son blogStribe reste une solution simple pour ajouter des fonctionnalités sociales à un site « Web 1.0 »…

Secteurs porteurs

Plus dans une approche sectorielle, on peut citer aussi les acteurs français du social game, que réunit par exemple Philippe Leroy sur ITPlex : Kobojo et Mimesis Republic. La place parisienne compte aussi nombre de sociétés de conseil, spécialisée dans la viralité et le social gaming, notamment autour de l’univers Facebook.

Le cloud computing, est aussi une tendance clé de l’évolution du web et plus globalement de l’informatique d’entreprise. Moins de serveurs et machines, plus de systèmes interconnectés partageant puissance de calcul et organisation (lire aussi : “Du cloud computing au cloud financing“).

Enfin, dans une moindre mesure, a aussi beaucoup parlé depuis fin 2010 des projets de “dataviz“, ou encore data vizualisation, réussissant à rendre de façon ergonomique et visuelle de lourdes bases de données et contenus. On en parlait notamment lors de la Journée Mondiale de l’Utilisabilité, animée par Fred Cavazza.

Reste, en position médiane, les projets et start-up tournant autour de la réalité augmentée. Modifiant considérablement notre usage des outils communicants, il faut sans doute encore du temps pour y passer totalement.

Innovations oubliées

Parmi les “déceptions” en revanche, qu’il faut aussi savoir voir, ou tout au moins les soufflets un peu retombés, on peut citer Paper.li : pointé par JP Govekar sur LeWebOserver (ZDNet.fr) suite à LeWeb’10, ce dispositif de publication promettait la génération automatique d’un journal en ligne à partir des profils/comptes que vous suivez sur les médias sociaux. Au final, on obtient une génération un peu automatique et stérile, de contenus non vraiment assumés…

Toujours vu sur LeWeb mais édition 2009, le système de paiement mobile Square n’a pas fait le raz de marée attendu de par le monde. Il est pourtant porté par l’un des fondateurs du réseau social Twitter, Jack Dorsey (photo ci-contre) qui doit peut être redéfinir et ouvrir cette notion de m-paiement… Les doutes exprimés dans la presse US cet été sont parlants à ce sujet.

On peut aussi citer Fotopedia : pointé par L’Expansion début 2010 et utilisé par quelques blogueurs/réseauteurs influents alors, ce service se proposait de devenir “l’encyclopédie d’images en ligne communautaire“. Mais quelle place occuper à côté des déjà existants Flickr ?

A noter enfin, parmi les endroits et évènements où l’on pourra suivre des projets intéressants : les Assises des Médias Sociaux (5 sept.), la convention MetroNum (déc.), le réseau StartUpers ou les StartUp Weekend, etc.

Logiciels financiers ? Requêtes et impressions…

Mardi 30 août 2011

La question est récurrente chez mes amis, contacts, relations… Il leur faut des logiciels, des nouveaux, tout de suite, là maintenant, pour leur ordinateur ou leur smartphone, pour leur consommation numérique. Ainsi nous a habitué la génération zapping suivi de celle du “download” (téléchargement).

Et notamment cette sempiternelle question des logiciels financiers. Une recherche sur Google, braquée sur les contenus actuels, nous montre ce que l’on peut faire, en gros et sans finesse particulière.

  • les formules : ce que propose Finance Formulator 2.2 signé par Multieducator Inc.
  • la conversion : un grand classique, revisité façon design accessible par le développeur Weiwei Zhang;
  • l’information : Mes Finances livre une application de contenu, pour avoir l’info essentielle sur les thématiques clés;

De façon périphérique, ce type de recherche sémantique simple nous conduit à des logiciels pour ordinateur comme MoneyWell, dont l’interface semble déconcerter, à lire les commentaires des premiers testeurs. On repère aussi grâce au Monde Informatique qu’en Suisse, on avance sur le terrain d’une sorte de standardisation du “PFM”, pour “personal finance management“. Un acronyme et une expression techno-anglo-saxonne de plus, dans un royaume qui en compte déjà beaucoup.

Sur les réseaux sociaux : Facebook, Twitter, etc.

Autres écrans de nos consommations numériques, les réseaux sociaux ont-ils des ressources clés sur ce sujet ? Non, mais des surprises si. Comme sur Facebook le groupe “Contre les calculs financiers et les cons de thesards qui les enseignent !“, lequel pousse à ne pas se casser la tête avec les formules mathématiques de la finance, pour les faire sur machines et ordinateurs. Décomplexant. Surprise aussi, car au-delà de pages de quelques éditeurs, il n’y a guère de contenus à consommer sur Facebook sur ces critères.

Sur Twitter, c’est encore pire pour ainsi dire. Puisque ce jour vers 17h45, une requête sur le flux des tweets ne remonte qu’un seul tweet. Un échange de développeur où le logiciel financier n’est pas le coeur du sujet. Pour être honnête, ce n’est pas la même chose en anglais, où la requête “financial software” tombe pas mal de résultats : des annonces d’éditeurs, et surtout beaucoup, beaucoup d’offres d’emploi.

Je ne pousse pas le vice jusqu’à rechercher du contenu sur des réseaux comme Quora (l’as des questions). Enfin le très récent Google Plus me livre… 8 contacts liés à cette recherche, beaucoup plus sur l’expression rédigée en anglais.

Pour compléter : relire les notes “3 milliards d’applications Android, combien de financières ?“; et “Google mise sur les finances personnelles

Niches fiscales : les retraites préservées… encore heureux !

Mardi 30 août 2011

Valérie Pécresse, la ministre du budget, l’a assuré sur I-Téléle gouvernement n’entend pas remettre en cause l’abattement de 10% sur le montant des pensions et des retraites pour le calcul de l’impôt sur le revenu. Une position au nom de la “cohésion sociale” précise t-on. Une des nombreuses niches fiscales jugées inefficaces selon le rapport de l’Inspection générale des finances, révélé par le Figaro le week-end dernier.

Commandé par le premier ministre François Fillon ce document compte 6.000 pages et distribue bons et mauvais points à ce système.  Lequel consiste à exonérer d’impôt ou de cotisations certains dispositifs de politique économique. Le quotidien révèle ainsi que :

« les dizaines de hauts fonctionnaires du Trésor, du Budget, de l’Insee, des Affaires sociales ou encore de la Sécurité sociale qui ont planché sur ce sujet livrent une conclusion sans concession : 261 niches fiscales et sociales représentant plus de 52 milliards d’euros -sur un montant global de 104 milliards- ne sont pas économiquement défendables. »

Le niveau de vie des retraités, semblable à celui des actifs

En particulier, donc, cet abattement de 10% sur le montant des pensions et des retraites dont bénéficient les seniors pour le calcul de l’impôt sur le revenu. Une mesure jugée «inefficace» et qui coûte 4,3 milliards d’euros.

Le rapport estime en effet que «cet abattement qui se justifiait dans les années 1970 devrait évoluer pour plusieurs motifs», notamment car «le niveau de vie des personnes âgées a désormais atteint un niveau équivalent à celui actifs».

Il est curieux, à mon sens, que des esprits aussi intelligents et brillants que les auteurs de ce document -à moins de vouloir nous prendre pour des idiots- ne voient le verre… qu’à moitié plein !

Si je ne remets pas en cause l’absurdité de la situation, je préfère voir ce verre à moitié vide, pour les actifs, et m’étonner du fait qu’ils aient pu être rattrapés par les retraités. Si encore on épinglait cette niche fiscale pour redistribuer ses 4,3 milliards d’euros aux actifs, je ne dis pas ! Mais la dette n’est plus prêteuse.

Cela en dit long, il me semble en tout cas, sur le pouvoir d’achat de ceux qui travaillent et tentent d’économiser pour leurs vieux jours depuis 40 ans et sur l’avenir de leur propre retraite !

Raison de plus pour la ministre du budget d’avoir rapidement éteint ce début d’incendie en affirmant : « Je crois que c’est une niche de cohésion sociale ». « Je crois qu’il faut faire très attention, ne pas donner le sentiment là encore dans ce budget qu’on touche à des catégories qui sont plus fragiles ».

Mais cela pour combien de temps ? Car on a surtout le sentiment que les retraités d’aujourd’hui ont mangé leur pain blanc et qu’on ne donnera pas cher des futures retraites de ceux qui en payent aujourd’hui le prix.

AB

Web : l’assurance-vie en ligne… avec son temps

Mardi 30 août 2011

Souscrire son contrat sur le web, c’est payer moins de frais et souvent obtenir plus de performances. C’est aussi dénicher des contrats parmi les meilleurs du marché“. Telle est l’introduction d’une enquête de 4 pages sur l’assurance-vie, figurant au sein d’un dossier spécial “Le meilleur du web. Il est publié dans le dernier numéro du magazine “Mieux Vivre Votre Argent“*.

Nous vous en recommandons la lecture. Outre son analyse de fond, l’article propose des zooms sélection de ressources en ligne “Pour jouer la sécurité” (où est cité BforBank Vie, nb) ou encore “Pour jouer la Bourse“. Audacieux, le journaliste aborde aussi le thème des “recalés du web”, posé en ce sens : “depuis 10 ans, les produits tombés aux oubliettes sont légion“.

La confirmation sur ces produits financiers comme pour d’autres disciplines que le web n’est qu’un outil, un facilitateur et pas une fin en soi. Il offre le choix de trouver une solution adaptée à son profil, comme le résume une des légendes de l’enquête : “Epargnant prudent ou boursicoteur averti… à chacun son contrat en ligne ! “. L’actualité récente des marchés ne fera pas mentir cette formule.

Pour prolonger : relire les articles d’actualité BforBank sur l’assurance-vie; tester le comparateur d’assurance-vie; enfin revoir le guide vidéo de l’assurance-vie;

* n°359, septembre 2011

6 secteurs pour investir sur la thématique écologique

Mardi 30 août 2011

Les valeurs sur les thématiques écologiques attirent l’attention croissante des investisseurs. Si vous souhaitez en savoir plus, je vous conseille de visiter le comparateur de fonds du site de BforBank. Il répertorie notamment 52 fonds du secteur écologie.

Le comparateur vous donne accès à la fiche technique de chaque fonds: caractéristiques, indicateurs de risque, performances et frais.

Ces thématiques dites « vertes » commencent à devenir attractives. Prenons l’exemple des énergies renouvelables (ENR). Ce secteur gagne en compétitivité car l’énergie devient de moins en moins coûteuse à produire. «Le coût global des énergies renouvelables est actuellement supérieur aux prix des énergies conventionnelles, mais, dans certaines conditions, il est déjà compétitif », écrit le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (Giec) dans son dernier rapport (cité par Les Echos).

La thématique environnementale offre ainsi une large de palette d’investissements possible. Passons-les en revue* :

1. Les énergies renouvelables : ce secteur inclut le solaire et en particulier le photovoltaïque, mais aussi l’éolien, l’énergie hydraulique, la biomasse et l’énergie géothermique (Wikipedia). L’investissement dans ce secteur peut se faire en installant, par exemple, des panneaux photovoltaïques dans son habitation. Mais il peut également passer par des fonds qui ont pour thématique les énergies renouvelables.

2. L’immobilier HQE : cet immobilier Haute Qualité Environnementale désigne l’introduction de critères de développement durable pour la conception, la construction, le fonctionnement et la déconstruction des bâtiments. Il est à noter que l’HQE coexiste avec des labels comme l’HPE (Haute performance énergétique) ou le BBC (Bâtiment basse consommation). L’investissement dans l’immobilier suppose donc de se familiariser avec ces normes.

3. L’agriculture biologique : c’est un secteur stratégique, car le besoin en produits alimentaires de qualité est criant. L’agriculture biologique en France doit encore se développer. Le plan « agriculture biologique: horizon 2012 » s’était fixé pour objectif d’attendre 6% de la surface agricole utile (SAU) dédiée au bio, c’est-à-dire de tripler la SAU actuelle. (source : Ministère de l’environnement)

Pour investir dans le bio, vous pouvez par exemple, vous intéresser à la foncière Terres de liens ou à l’association Garrigue. Vous pouvez également opter pour l’originalité et acheter une vache ou ralentir l’argent, c’est-à-dire choisir de soutenir l’agriculture locale.

4. La gestion de l’eau : l’eau sera un enjeu majeur pour les années qui viennent, en France et dans le monde. Nous sommes actuellement dans la Décennie internationale d’action « l’Eau source de vie » (2005-2015), menée sous l’égide des Nations Unies.

Les entreprises innovantes dans le secteur de l’eau peuvent constituer des investissements d’avenir. Récemment, nous avions évoqué un exemple de traitement de l’eau : Grameen Veolia Eau, un « social business » qui assainie de l’eau dans des régions où elle est contaminée par de l’arsenic.

5. Le traitement des déchets : trier les déchets est une habitude responsable qui commence à être ancrée chez les particuliers, mais aussi les entreprises. Éviter le gaspillage et retraiter les déchets devient un enjeu important.

Le secteur est vaste, allant de la grosse entreprise comme Veolia à des petites associations de collecte des déchets comme Récol ’Terre, dont nous avons déjà parlé.

« Choisir ce thème en tant qu’épargnant, c’est avoir la conviction que le traitement des déchets sera incontournable et donc source de rentabilité future », estiment Aude Sarda et Nadia Dhaoidi*.

6. L’innovation : plus généralement, des entreprises proposent des solutions innovantes dans le domaine du développement durable. Les innovations sociales ou liées aux infrastructures ou à la dématérialisation sont des pistes à suivre pour l’épargnant.

* Nous suivons en partie le classement adopté par Aude Sarda et Nadia Dhaoidi dans leur livre Epargner éthique.

Les bourses reprennent des couleurs

Lundi 29 août 2011

Avec sur le marché boursier un Cac 40 grimpant au-dessus des 2,5% et Wall-Street au-dessus des +1,80% peu avant les 16h, c’est certain, on serait tenté de dire “ouf” ! Et le rapport de l’un à l’autre est même posé par les observateurs, comme le note l’AFP. Même la bourse grecque, dont on ne parlait guère ces derniers temps, “s’envole de 15%” (Boursier.com).

Immédiatement, on peut dire que le discours de Ben Bernanke pointé vendredi comme déterminant, a eu un effet positif confirmé. Pour “Votre Argent”, pourtant, les bourses veulent y voir du positif. Méthode Coué pour en sortir ?

La pause pourrait n’être ainsi que de courte durée ? L’économie française pour sa part semble quand même entrer en phase d’attentisme, comme en témoigne les derniers chiffres connus de créations/faillites d’entreprises (in Challenges.fr). L’économie américaine quant à elle, pourrait manquer de souffle avec les nouveaux déboires qu’elle a devant elle : Irene et les chiffres du chômage, rappelle L’Express. D’autant que le chiffrage du coût de la tempête commence à se préciser : 5 à 7 milliards de dollars (Le Point).

Fiorentino optimiste

Après, les fortes baissent peuvent entraîner de forts rebonds. Pas seulement mécaniques. Ainsi Marc Fiorentino, qui était plutôt pessimiste ces derniers temps, s’est laissé aller à un peu plus de positif. Léger cela dit, cite Sébastien Couasnon (de BFM) sur Twitter ce matin : “On est ds un marché baissier lourd. Mais il existe des conditions de rebond puissant, comme aujourd’hui. Potentiel : +15% ou 3500 pts.

Pour compléter : lire notre article “Crise des marchés financiers, un guide pour comprendre“;

Les 9 start-up françaises à suivre… selon Wired UK

Lundi 29 août 2011

Dans le dernier numéro de Wired UK de septembre 2011, et au sein d’un dossier de couverture “Europe is on fire !“, le magazine bible des geeks et “techeux” comme on les nomme, consacre quatre pleines pages aux start-up parisiennes. Du moins celles qu’il estime tenir le haut du pavé et mériter un coup de projecteur. Nul doute qu’elles attireront les regards des experts, utilisateurs et aussi investisseurs même si l’exercice est toujours ardu car forcément elliptique.

Et même si le web 2.0 a constitué un nouvel élan sur le secteur, les réseaux sociaux ont formé ce que les spécialistes ont appelé une bulle 2.0, depuis leur formidable élan en 2007.

En France, nos amis anglo-saxons retiennent donc pour le haut du panier 3 start-up majeures :

  • 1/ Criteo : spécialiste du “personalised retargeting”, le “reciblage publicitaire” comme on le traduit;
  • 2/ DailyMotion : spécialiste de la vidéo en ligne, une sommité du web à l’égal d’un YouTube, et qui appartient désormais pour 49% à Orange (FT);
  • 3/ Total Immersion : positionné sur la réalité augmentée, technologie qui a beaucoup fait parler d’elle fin 2010/début 2011, et qui semble moins d’actualité… même si Wired la cite ici présentement; comme toute nouvelle façon d’utiliser les appareils de communication, elle doit rentrer dans les habitudes…

Enfin, le sujet évoque pèle mêle 6 autres start-up dignes d’intérêt. Elles sont, dans l’ordre de classement : JoliCloud (le système informatique web lancé par Tariq Krim), Kelkoo (l’historique comparateur de prix), Wikio (le bébé de Pierre Chappaz), Withings, Aldebaran Robotics et enfin Mxp4 (promettant un nouveau format de son numérique plus interactif).

Networking dédié

Si vous voulez -celles-ci ou d’autres- les rencontrer et mieux les connaître, le magazine répertorie les lieux de connexion comme La Cantine (forte d’un programme d’animations nourri toute l’année), ainsi que le Café de la Paix. Personnellement, j’avoue pratiquer depuis 2008 le seul premier lieu, qui suffit amplement à se nourrir d’idées et tendances. En son sein existe notamment le Social Media Club, structure internationale d’échanges et de débats sur les médias sociaux.

Ces lieux sont à compléter par les évènements web 2.0, comme par exemple LeWeb dont je vous ai déjà parlé sur ce blog, qui se tient en décembre à Paris. La prochaine session occupera cette fois 3 jours, au lieu de 2 comme les années précédentes. Elle aura pour thème un seul mot “Solomo”, au plutôt trois notions qui le forment : social, local, mobile.

Des repères à voir en tête pour les prochains mois, quand si d’un côté les start-up se posent la question de “comment se financer“, de l’autre les éventuels investisseurs ont besoin plus que jamais d’informations.

Le Livret vert : un projet pour convertir l’économie française à l’écologie?

Lundi 29 août 2011

« Verdir » l’épargne des Français. C’est l’idée soutenue par les écologistes à quelques mois de l’élection présidentielle. Et par quel moyen? Un Livret vert, petit frère du Livret A, qui orienterait l’épargne vers des projets écologiques.

Cette proposition est portée par Éva Joly, candidate d’EELV (Europe Écologie Les Verts). Elle l’a présentée lors des journées d’été d’Europe Écologie Les Verts, au début du mois. Concrètement ce Livret vert serait « géré par la Caisse des dépôts, alimenté par l’épargne des français, pour investir dans cette lutte contre gaspillage » (source: site d’Éva Joly).

Financer des investissements écologiques

Pour l’heure, les contours du projet ont tout juste été esquissés. Le Livret vert « capterait l’épargne des Français pour financer nos investissements écologiques », a rappelé Yannick Jadot, porte parole du parti écolo (source: Marianne).

Madame Joly a précisé son principe: ” Nous allons « flécher » une partie de l’épargne pour financer ces projets ” (interview dans Les Échos).

Cet outil d’épargne est envisagé comme un moyen pour convertir l’économie française à l’écologie. Éva Joly développe des exemples de cette conversion :

« Renforcer l’isolation des bâtiments permettrait de créer quatre fois plus d’emplois pour le même chiffre d’affaires que le développement de la filière gazière qui repose essentiellement sur l’importation de matière première. Le développement de la filière industrielle des énergies renouvelables soutiendra l’activité économique de PME innovantes, plus créatrices d’emploi et plus citoyennes que les multinationales. »

Le Livret Développement Durable

Le Livret vert rappelle un produit d’épargne existant : le Livret Développement Durable (LDD). Ce livret est destiné à collecter des fonds pour financer des travaux d’économie d’énergie dans les bâtiments anciens. Il sert aussi au financement des Petites et Moyennes Entreprises (PME).

Le LDD, lancé en 2007, a remplacé le Codevi (Compte pour le Développement Industriel) (wikipedia).

Comme le Livret A, le LDD est un produit dont l’épargne est toujours disponible et à intérêts exonérés fiscalement.

Toute personne ayant son domicile fiscal en France peut bénéficier d’un LDD.

Le dépôt maximum est de 6000 euros.

Le taux d’intérêt est de 2,25% au 1er août 2011 (source: La Finance pour tous).

Les livrets : des produits d’épargne populaires

Les Français possèdent 68 milliards d’euros déposés sur leurs LDD, au 31 décembre 2010. Le taux de détention du LDD s’élève à 38 % de la population française, soit 24,7 millions de LDD ouverts.

Par comparaison, le Livret A représente 193 milliards d’euros. L’épargne sur l’ensemble des livrets d’épargne réglementée se monte à 316 milliards.

Le Livret A bénéficie d’une très forte popularité, avec plus de 60 millions de livrets détenus au 31 décembre 2010, il est le placement le plus répandu au sein des ménages. (source: rapport annuel de l’Observatoire de l’Epargne Réglementée).

Le LDD : un livret vert pâle ?

Le LDD est souvent critiqué comme n’étant pas assez « vert ». C’est le cas de Stanislas Dupré, auteur Que font-ils de notre argent?. Dans ce livre, dont nous avons déjà parlé, il étudie le poids carbone de nos placements financiers.

Selon lui, de nombreux produits d’épargne ont un lourd impact sur l’environnement car ils financent des projets polluants. Sa critique s’attache aussi au Livret Développement Durable, « abusivement baptisé » ainsi, selon lui (La Tribune). En effet, seule une petite part de l’épargne versée sur le LDD sert à financer des travaux d’économie d’énergie dans les logements.

Que pensez-vous de ce projet de Livret vert ? Vous intéresserait-il s’il existait un jour ?

Steve Jobs se retire, Apple déstabilisé ?

Vendredi 26 août 2011

Je prolonge les réflexions d’Arnaud Balme, sur le départ en retraite de Steve Jobs. Pour l’heure en effet, les analystes préfèrent y voir des “pertes limitées“. Mais l’effet de l’annonce du départ de Jobs de la direction d’Apple, pour raisons de santé connues de longue date, a fait fléchir le titre phare de la bourse américaine. De l’ordre de -4 à -5% hier jeudi. Le titre a même tendance, sur long terme, à faiblir depuis son plus haut atteint le 26 juillet dernier, où l’action Apple Inc. valait 403,41 dollars. Il demeure qu’Apple est quand même devenu, même temporairement, numéro 1 de la bourse américaine, en terme de capitalisation boursière.

Certes, cette baisse ne va pas déstabiliser tout le marché des nouvelles technologies à sa suite. Il faudra cependant observer le sort de la “galaxie Apple”. La société fait vivre un certain nombre d’éditeurs de logiciels, fabricants de matériel technologique et a aussi des partenariats. Apple pourrait aussi prochainement bouger par des rachats, comme la rumeur l’évoquait cet été pour Barnes & Noble. Enfin, Jobs a eu un rôle important dans d’autres entreprises, comme chez Disney et Pixar.

Symbiose entre Jobs et Apple

Mais ce départ compte cependant et va marquer un avant et un après. C’est que la symbiose entre le fondateur et son entreprise est telle, qu’elle a toujours donné l’impression de ne pas pouvoir vivre sans lui. Il est l’auteur de son retour en force sur le marché informatique, au début des années 2000 avec le concept iMac et ses déclinaisons. Puis le grand orchestre de la stratégie mobile incarnée dans les iPod, iPhone, iPad. Une biographie très attendue de Steve Jobs, est d’ailleurs annoncée pour cette rentrée. Combinée à une sortie produit importante, de l’iPhone5.

Dans un communiqué de presse publié par Apple pour annoncer ce départ, la société semble hésiter entre éloge et relais nécessaire vers son remplaçant, Tim Cook :

Steve a eu d’innombrables contributions à la réussite d’Apple, et il a su attirer et inspirer les employés immensément créatifs d’Apple ainsi que son équipe de direction. Dans son nouveau rôle en tant que président du conseil d’administration, Steve continuera à servir Apple avec son point de vue unique, sa créativité et son inspiration.

Jobs est un dieu pour nombre d’informaticiens, geeks, professionnels de l’informatique et du web. Le retrait d’un dieu provoque toujours des remous dans son Olympe…

Pour prolonger : relire “Apple, les deux facettes de la puissance

Retraite de Steve Jobs : « C’est le propre des grands esprits que de prévoir »

Vendredi 26 août 2011

C’est le départ à la retraite le plus retentissant de ces dernières années.

Les clients ou plutôt les “disciples” des produits Apple, comme on les nomme parfois, sont carrément en deuil. Et ils l’ont témoigné aussi bien dans les médias classiques que sur les réseaux sociaux, jeudi dans le monde entier. Des fans de l’IPod, de l’IMac, du MacBook, de l’Iphone et de l’Ipad, tristes de perdre une idole, des orphelins éplorés suite à l’annonce de la démission de leur père spirituel, Steve Jobs, fondateur et charismatique patron de la marque à la pomme.

“Industriel de talent”, “homme inspirant”, “mec cool”, qui ne rêverait pas d’une telle avalanche d’hommages élogieux pour sa propre retraite ? Surtout pour un entrepreneur ! Génial et respecté pour certains, autoritaire et déroutant pour d’autres, même la bourse de New-York aux Etats-Unis s’en est émue, relate le site boursier.com :

« … le titre de la société de Cupertino chutait de plus de 5% hier soir après l’annonce surprise, le repli de l’action se limite à moins de 1% ce jeudi dans un marché pourtant nettement baissier. De quoi dire que la sortie du PDG fondateur d’Apple était déjà anticipée par le marché. »

La nouvelle n’a donc pas surpris les spécialistes contrairement au grand public : atteint en 2004 d’une forme rare de cancer du pancréas et après avoir subi une transplantation du foie en 2009, Steve Jobs, en congé maladie depuis janvier, n’avait pas caché qu’il passerait bientôt la main.

Qu’est-ce qui va changer ?

À vrai dire dans l’immédiat, pas grand-chose comme l’expliquent les dirigeants de Digital Shadows, société spécialiste dans les nouvelles technologies, dans cette vidéo de l’AFP.

Cette démission est surtout, il me semble, un bel exemple de retraite mûrement réfléchie, anticipée et préparée malgré son retentissement médiatique.

D’une part, Steve Jobs ne se retire pas complètement d’Apple puisqu’il démissionne de son poste de directeur général mais reste président du conseil d’administration. Il va donc garder un droit de regard sur tout ce qui se passe.

D’autre part, c’est un entrepreneur qui a su s’entourer comme le souligne Ouest France :

« … il a su s’entourer d’une fidèle garde rapprochée à qui il a inculqué son ADN, l’ADN d’Apple. Tim Cook, qui gère les affaires courantes d’Apple depuis quelque temps déjà ; Phil Schiller, le patron du marketing, celui qui vous a convaincu qu’une vie sans Apple n’était pas une vie ; Jonny Ives, designer en chef, celui qui a placé la marque à la pointe de l’esthétique ; et enfin Scott Forstall, l’architecte de Mac OS X et d’iOS. Ces « gardiens du temple » peuvent faire tourner la boutique sans Jobs. »

Une transition douce, une stratégie de moyen terme déjà esquissée comme le détaille Le Monde.

Enfin boursier.com dévoile aussi que Steve Jobs est un entrepreneur qui a su investir :

« … il possèderait à lui seul 313 brevets, explique le “New York Times”. A titre de comparaison, Bill Gates a déposé 9 brevets … La plupart des brevets du génie d’Apple sont liés à la technologie de pointe, mais le fondateur du groupe de Cupertino détient même un brevet pour un escalier de verre! Enfin, contrairement à l’idée reçue, Steve Jobs détient une participation plus importante dans Disney que dans Apple. En effet, avec la vente de Pixar, Steve Jobs détient environ 7,4% du géant du divertissement, soit 138 millions d’actions valorisées environ 4,5 Mds$. Sa participation dans sa société représente 5,5 millions de titres soit “seulement” 0,5% du tour de table d’Apple. Valorisée environ 2,1 Mds$, la part au capital d’Apple de Steve Jobs ne lui permet pas de figurer dans les 20 premiers actionnaires du groupe. Chez Disney, le désormais ancien patron Apple, est le premier actionnaire privé de la société… »

De quoi profiter d’une retraite dorée si tant est que sa santé fragile le lui permette. En tout les cas l’avenir des ses héritiers, sur plusieurs générations, est assuré.

Et pour nous, simples clients, de quoi méditer la réflexion d’Andrée Maillet : « C’est le propre des grands esprits que de prévoir ». D’autant plus quand un autre grand esprit « irremplaçable », Léonard de Vinci, disait de son temps : « Ne pas prévoir, c’est déjà gémir. »

AB