Archive pour juillet 2011

EcoView n°2 : épargne et liquidité

Vendredi 29 juillet 2011

Livret A, livret Bleu, livret épargne logement, livret développement durable… Cette infographie a pour ambition de vous aider à mieux comprendre ce qu’est l’épargne liquide en un coup d’oeil.

Cliquer sur le pictogramme ci-dessus, pour ouvrir l’infographie EcoView dans une nouvelle fenêtre de votre navigateur internet, puis ajustez la taille du document à votre besoin visuel :

Ecoview n° 2 – Epargne et liquidité

Pour complèter, retrouvez nos articles Livret et Epargne disponibles, notre comparateur de livrets bancaires et notre simulateur d’épargne.

Une semi-retraite pour George Soros

Vendredi 29 juillet 2011

Le célèbre gestionnaire de hedge funds (fonds alternatifs), George Soros, va transformer son fonds Quantum Fund en family office. Cela signifie que le fonds ne gèrera plus que l’argent de la famille. A date, l’encours du fonds s’élève à près de 26 milliards de dollars et seulement 1 milliard n’est pas détenu par la famille.

“L’homme qui fit sauter la banque d’Angleterre”

Selon une lettre transmise aux clients, la nouvelle réglementation US applicable à partir de mars 2012 est à l’origine de cette décision. Cette réforme, concernant les fonds de plus de 150 millions de dollars (family offices exclus !), oblige à enregistrer le fonds auprès de la Securities & Exchange Commission (SEC – commission des opérations de Bourse). Elle prévoit aussi que le fonds fournisse des informations relatives à l’activité, aux clients et aux stratégies d’investissement. Ce que M. Soros refuse de faire afin de garder une liberté.

George Soros, à l’origine des hedge funds, est également connu pour son opération sur la Livre Sterling en 1992.

Alors que la monnaie britannique est surévaluée et que le pays a besoin de taux d’intérêt faibles, George Soros parie sur le fait que la Banque d’Angleterre ne pourrait résister à plus de pression sur sa monnaie et qu’elle serait forcée de sortir la Livre du Système Monétaire Européen SME. Le 16 septembre 1992, il vend à découvert 10 milliards de livres provoquant ainsi la chute de la monnaie et la sortie de l’Angleterre du  SME. Le SME, basé sur l’Ecu – une unité de compte permettant d’harmoniser les taux de change entre les monnaies européennes, n’a pas pu absorber une variation de cours si importante.

Copyrights : George-soros / JamesReaFotos sur Flickr

Réforme de l’ISF : validation du Conseil Constitutionnel

Vendredi 29 juillet 2011

C’est hier, jeudi 28 juillet que le Conseil constitutionnel a validé  la loi de finances rectificative 2011, qui consacre la suppression du bouclier fiscal et l’allégement de l’Impôt sur la fortune (ISF). Le 13 juillet, le Conseil Constitutionnel avait été saisi par plus de soixante députés, d’un recours (saisine) dirigé contre la loi de finances rectificative pour 2011 en application de l’article 61 de la Constitution.

La décision des sages

Dans sa décision n° 2011-638 DC du 28 juillet 2011, le Conseil constitutionnel a validé jeudi 28 juillet l’essentiel de la loi de finance rectificative supprimant le bouclier fiscal et allégeant l’impôt de solidarité sur la fortune (ISF), qui avait été adoptée par le Parlement début juillet.

Dans un premier temps, le Conseil constitutionnel rejette les griefs à l’encontre de neuf articles de cette loi, en écartant :

  • les griefs dirigés à l’encontre de la sincérité tant de l’évaluation de certaines charges que de celle de diverses ressources,
  • également  les griefs des requérants fondés sur la méconnaissance du principe d’égalité.

Dans son communiqué le Conseil Constitutionnel indique :

“Rien n’établit une intention de fausser les grandes lignes de l’équilibre déterminé par la loi de finances alors que les insuffisances de dépenses et de recettes dénoncées ne sont, à les supposer établies, que de montants faibles, voire non significatifs”.

Les cavaliers législatifs censurés

Le Conseil constitutionnel a seulement censuré quelques dispositions, notamment des “cavaliers budgétaires“, qui n’ont pas de rapport avec le domaine des lois de finances examiné par la LFR.

La suppression du bouclier fiscal

Considéré comme l’une des mesures phares adoptée à l’arrivée au pouvoir, de Nicolas Sarkozy, le bouclier fiscal qui plafonnait les impôts directs du contribuables à 50% de ses revenus, est supprimé sur les revenus 2011. L’ISF subsistera dans une version allégée.

La promulgation du texte par le chef de l’état ainsi que sa publication au Journal Officiel peuvent donc désormais intervenir.

Réduction des niches fiscales, quel coup de pouce en 2012 ?

Vendredi 29 juillet 2011

Après une multiplication ces dernières années des niches fiscales et sociales, le gouvernement a commencé à les réduire il y a un an. Dans le budget 2011, quelque onze milliards d’euros de réductions de ces avantages ont été actés et le gouvernement s’est engagé à les réduire d’au moins trois milliards supplémentaires par an en 2012 et 2013. Il ira sans doute au-delà pour respecter ses engagements de réduction du déficit public, comme l’y engagent le Fonds Monétaire International et plusieurs parlementaires de la majorité.

La mise en garde du FMI

Les experts du FMI jugent les perspectives de croissance du gouvernement trop optimistes : ils ne tablent plus que sur 1,9% en 2012 contre des perspectives du gouvernement à 2,25%. Ils ont mis en garde notre pays : “la France ne peut pas prendre le risque de ne pas respecter ses objectifs budgétaires” si elle veut préserver les faibles coûts d’emprunt que lui garantit sa note AAA, la meilleure possible.

Le rapport de l’IGF enfonce le clou

Ce rapport réalisé par l’IGF (Inspection générale des finances) sur l’ensemble des niches fiscales et sociales, qui devait être rendu public avant fin juillet, le sera finalement à la rentrée et sera transmis alors aux parlementaires. Il étudie l’efficacité et le coût des dispositifs qui permettent des réductions d’impôts. Un petit rappel de l’IGF : les niches fiscales et sociales représentent chaque année un manque à gagner de plus de cent milliards d’euros pour les finances publiques.

L’Outre mer épinglé

Début juillet, Les Echos, citaient des extraits de ce rapport qui épinglait plus particulièrement des niches fiscales « coûteuses et peu efficaces dans les DOM ». Enumérant les griefs le rapport souligne que le régime des niches des DOM a été très peu touché par la  chasse aux niches fiscales du budget 2011 : « Le coup de rabot n’est en définitive que de 4 % et seuls des aménagements à la marge ont été opérés. ».

Aller plus loin en 2012

François Baroin, ministre de l’économie et des finances, a déjà annoncé à plusieurs reprises qu’il faudrait effectuer un effort supplémentaire pour réduire ces niches. Le rapporteur UMP du Budget à l’Assemblée nationale Gilles Carrez chiffre à 5 milliards d’euros les économies supplémentaires nécessaires pour 2012 et propose un nouveau rabot de 3 milliards sur les niches fiscales et sociales. De son coté, le Rapporteur du budget au Sénat, Philippe Marini, pour lequel il existe encore une marge de manœuvre très importante sur les niches fiscales, tient le même discours.

Rappel : le coup de rabot des niches fiscales en 2011

Dans la Loi de Finances 2011, une vingtaine de niches avait  fait l’objet d’un rabot de 10% de leur avantage fiscal. Il consistait à appliquer une coupe  de 10 % aux réductions et crédits d’impôt compris dans le champ du plafonnement global de certains avantages fiscaux à l’impôt sur le revenu (dispositif Scellier, équipements visant à réduire la consommation d’énergie, FCPI et FIP,  placements forestiers…). Ce dispositif s’applique aux avantages fiscaux accordés au titre des investissements réalisés, dépenses payées, ou aides consenties, depuis le 1er janvier 2011. Il concernera donc l’impôt sur les revenus 2011, qui sera payé en 2012.

Quelles cibles pour la Loi de Finances 2012 ?

Déjà l’an dernier, le débat avait été vif, entre les partisans de la suppression pure et simple de certaines niches, réputées les moins justifiées, et les partisans d’un rabot plus généralisé, tel que finalement décidé. Le débat risque de resurgir bientôt, afin de décider une nouvelle fois de la façon de réduire le montant global de ces niches fiscales : opter pour un nouveau rabot généralisé ou sacrifier les niches fiscales les moins justifiées. Le gouvernement n’a semble t’il rien décidé mais certains parlementaires évoquent déjà de pistes.

Gilles Carrez aimerait toucher à l’imposition de l’assurance-vie ou des plus-values immobilières et réduire de 10 % l’avantage obtenu grâce aux niches fiscales. Déclarant souhaiter aller plus loin en  rabotant  encore un peu plus les avantages fiscaux, Philippe Marini évoquait il y a quelques semaines une nouvelle baisse de 10% qui serait incluse dans la Loi de finances 2012.

Les niches pour l’emploi seraient sauvegardées

De son coté le Président de la République, Nicolas Sarkozy,  a  donné quelques pistes le 28 juillet lors d’un déplacement dans le Vaucluse: “Ce qu’on doit supprimer, c’est les niches fiscales inutiles, les niches au service de l’emploi, celles-là je n’ai pas du tout l’intention de les supprimer”.

Copyrights : JavierPsilocybin sur Flickr

Plus vite, plus haut, plus fort… plus vieux !

Jeudi 28 juillet 2011

Préparer financièrement sa retraite c’est bien. Etre préparé physiquement pour en profiter vraiment, c’est mieux !

C’est le rebondissement sur l’identité de la véritable nouvelle doyenne des Français qui m’a inspiré cette réflexion. Une réunionnaise, Maria Diaz, âgée de 113 ans, vient de détrôner Marcelle Narbonne, d’un mois sa cadette, sacrée un peu trop vite lundi dernier. En attendant, qui sait, qu’une nouvelle prétendante se manifeste encore dans les jours qui viennent. Le record absolu de longévité étant toujours détenu par Jeanne Calment, doyenne de l’humanité.

Quand on pense que ces dames ont passé plus de temps à la retraite qu’en activité professionnelle ! Mieux vaut se porter comme un charme car les maisons de retraite ne sont pas données comme l’indiquait l’été dernier l’observatoire KPMG.

Le cabinet de services pluridisciplinaires révélait que le prix de journée en 2008 s’établissait en moyenne, pour une journée hébergement, à 49,23 euros par jour et par résident contre 45,63 euros en 2007. Soit une hausse de près de 10% en un an seulement ! De plus, ce prix varie de 36 euros à 98,64 euros en fonction du type d’établissement. Par ailleurs l’étude précise aussi que le résident contribue à hauteur de 63% du paiement de la journée s’il ne bénéficie pas de l’aide sociale. Imaginez alors ce que vous coûteront, comme nos chères, très chères doyennes, plus de 20 ans passés en maison de retraite !

Car il pourrait bien en être de même pour nous. Le Monde se faisait l’écho récemment d’une étude de l’INED (Institut National des Etudes Démographiques) retraçant les progrès accomplis grâce aux bonds en avant médicaux pour essayer de définir ce qui pourrait permettre de repousser encore les limites de la vie humaine.

« 27 ans pour les hommes et 28 pour les femmes en 1750, 78 ans pour les hommes et 85 ans pour les femmes aujourd’hui, presqu’assurément centenaires demain… »


L’activité physique augmente l’espérance de vie

Autant dire qu’à l’avenir, « mourir sur scène » ne sera plus qu’un vœu pieux même pour les plus romantiques d’entre nous.

Sauf qu’en attendant de dénicher la fontaine de Jouvence, il faut faire en sorte de rester en bonne santé le plus longtemps possible. Et pour cela, pas de secret, il faut bouger ! Au moins 30 minutes par jour selon l’OMS (Organisation Mondiale de la Santé), rapporte le site 50etplus.fr.

Mais l’activité physique augmente-t-elle réellement l’espérance de vie ? Oui, selon ce site dédié aux seniors qui s’appuie, en outre, sur une étude menée auprès de 3 041 anciens combattants américains âgés de 70 à 92 ans suivis pendant une vingtaine d’années.

Résultat : non seulement l’activité physique est bonne pour la santé, mais elle permet également d’augmenter l’espérance de vie lorsqu’elle est régulière, même pratiquée à un âge avancé, et même faible.

« Les chercheurs ayant abouti à ces résultats recommandent d’après leurs observations, de marcher vigoureusement, idéalement 20 à 40 minutes par jour, plusieurs jours par semaine. »


Les disciplines d’endurance doivent être privilégiées

« L’âge n’est pas une raison pour arrêter d’entretenir sa forme », confirme le site info-senior.com qui donne un éventail d’activités sportives que l’on peut, que dis-je, que l’on doit pratiquer après 50 ans. Quitte à joindre l’utile à l’agréable si le simple fait de marcher comme activité physique ne vous emballe pas plus que ça.

Avant toute chose, une visite chez son médecin traitant s’impose.

Ensuite, de la randonnée au tir à l’arc, en passant par la natation et l’aquagym, le vélo ou le ski sans oublier le yoga et ses dérivés, la liste des sports qui se pratiquent sans danger est longue, permettant aux muscles et aux articulations de continuer à travailler en douceur. Aussi bénéfiques pour le cœur que pour le moral et pour longtemps.

Plus vite, plus haut, plus fort… plus vieux !

C’est tout le mal qu’il faut donc se donner pour avoir la chance de vieillir mieux.

AB

Crédits photos : didier.goas sur Flickr

Vallourec cueilli à froid

Jeudi 28 juillet 2011

Vallourec n’avait certainement pas prévu la correction subie suite à la révision en baisse de ses prévisions  financières pour 2011. L’annonce de ses résultats du premier semestre provoque jeudi une chute de 18% du cours de Bourse du spécialiste mondial des tubes sans soudure, qui voit partir en fumée 1,8 milliard de capitalisation boursière.

Il faut dire que la Bourse a du mal à comprendre comment le groupe, qui affiche une progression de 11% de son résultat brut d’exploitation sur les six premiers mois de l’année, et dont les usines tournent à plein régime, n’attend au second semestre qu’un résultat brut d’exploitaiton « légèrement supérieur à celui du premier semestre 2011 » (en gros une stagnation après une croissance raisonnable de ses profits).

Un consensus supérieur de 30% aux nouvelles prévisions

Certains courtiers ont fait leur calcul : le consensus est 30% au-dessus des nouvelles prévisions et doit donc rectifier le tir. Pas moins de 4 courtiersExane, Merrill Lynch, Natixis, Cheuvreux - ont abaissé leur recommandation sur Vallourec jeudi soulignant des perspectives décevantes d’ici la fin de l’année. Et la séance d’explication orale offerte par les dirigeants du tubiste sur l’augmentation de ses coûts, l’évolution défavorable des devises ou les coûts de démarrage de nouvelles usines n’a visiblement pas suffi à rassurer les investisseurs.

Jusqu’ici, la hausse du prix des matières premières était plutôt perçue comme une bonne nouvelle, puisqu’elle signifiait surtout davantage de dépenses d’exploration et de production de la part des compagnies pétrolières et gazières, clientes de Vallourec. Au regard de la complexité croissante des forages, ces investissements en croissance tirent la demande en tubes à forte valeur ajoutée, et permettent au groupe de passer des hausses de tarifs.

En ligne avec ce scénario de long terme favorable, le groupe s’est lancé depuis quelques années dans de lourds investissements visant à accroître ses capacités de production, notamment au Brésil, mais également aux Etats-Unis ou dans le Moyen-Orient.

Des ventes en progression, mais…

Problème : si la croissance des ventes est au rendez-vous, les marges de Vallourec ont du mal à redécoller (elles évoluaient entre 26% et 30% entre 2006 et 2008 et n’étaient plus « que » de 20,6% en 2010 (on notera quand même qu’il s’agit d’une belle performance pour une entreprise industrielle). 2011 pourrait constituer un point bas alors que jusqu’à aujourd’hui, le marché tablait sur un rebond des marges dès cette année.

C’est à cette question cruciale que les communicants de Vallourec vont devoir s’attaquer et donner aux investisseurs de quoi éclairer leur lanterne. En attendant, si l’on corrige de 30% les prévisions du consensus pour les trois prochaines années, la progression des résultats de Vallourec devrait tout de même atteindre plus de 20% par an en moyenne. Sur la base d’un cours de 69 euros, l’action Vallourec se traite sur un multiple d’environ 13,5 fois en 2012 et 10,4 fois en 2013. Des niveaux qui, compte tenu des performances passées de l’entreprise, pourraient inciter certains investisseurs à saisir la balle avant son rebond.

Le graphique ci-dessus illustre l’évolution du bénéfice par action (en euros) de Vallourec depuis 1998 (d’après les rapports annuels de la société et tenant compte de l’évolution du nombre d’actions depuis cette date). Pour 2011 à 2013, les données IBES ont été obtenues auprès de Thomson Reuters, la courbe bleue prenant en compte une révision en baisse de 30% des estimations du marché.

ISF : le patrimoine des enfants

Mardi 26 juillet 2011

La réforme 2011 de l’ISF (LFR 2011 en cours de promulgation) prévoit que la réduction d’impôt pour charge de famille soit doublée à partir de l’ISF 2012. Ainsi en application des dispositions de l’article 885 V du CGI, la cotisation d’ISF sera  réduite d’un montant maximal de 300 euros par personne à charge contre 150 euros auparavant.

C’est l’occasion de rappeler ici que  la notion de foyer fiscal au regard de l’ISF diffère de la notion au regard de l’impôt sur le revenu, particulièrement en ce qui concerne les enfants. Quelques précisions pour définir le patrimoine taxable, en cas de biens détenus par des enfants.

Une notion de foyer fiscal qui diffère

Pour savoir si l’on atteint ou non le seuil d’imposition de l’ISF, fixé pour cette année par la loi de finances rectificative 2011 à 1 300 000 euros, la composition des biens des membres du foyer fiscal s’apprécie au 1er janvier de l’année d’imposition. Le patrimoine net taxable imposable est donc déterminé, globalement, au niveau du foyer fiscal et les biens appartenant à tous ses membres sont ainsi cumulés pour être ensuite soumis à une imposition commune.

De quelle façon le foyer fiscal de l’ISF se distingue t’il de celui de l’impôt sur le revenu ? Il  convient de ne pas prendre en compte dans le périmètre du patrimoine taxable, les enfants majeurs, même rattachés pour l’impôt sur le revenu. Ils doivent faire leur propre déclaration d’ISF.

Seuls les biens des enfants mineurs sont pris en compte

Seuls les  enfants âgés de moins de 18 ans ou infirmes sont considérés comme à charge du contribuable, . Les biens appartenant aux enfants mineurs font partie du patrimoine taxable dès que le redevable en a l’administration légale. Les biens des enfants majeurs rattachés au foyer fiscal sont donc exclus de l’assiette imposable.

Les enfants mineurs des couples divorcés ou séparés

Lorsque les parents divorcés exercent chacun l’autorité parentale, ils peuvent répartir par moitié les biens de leurs enfants mineurs sur leur déclaration respective. Couramment après un divorce, intervient un exercice conjoint de l’autorité parentale et il est alors admis que chacun des parents , ne comprenne  dans sa déclaration, que la moitié des biens appartenant aux enfants mineurs (documentation administra­tive 7 S-311).

En cas de divorce, le parent ayant la charge exclusive d’un enfant peut retrancher la somme de 150 euros (ISF 2011), portée à 300 euros en 2012. Si la garde est partagée, le montant est à diviser en deux, soit 75 euros, en 2011.

Les enfants majeurs

Si les enfants majeurs peuvent faire l’objet d’un rattachement pour la détermination de l’impôt sur le revenu, ce dispositif est inapplicable en matière d’ISF. Lorsque l’enfant a 18 ans au premier janvier de l’année considérée, il ne convient plus d’inclure dans le patrimoine imposable à l’ISF de ses parents, les biens de l’enfant majeur même s’il est rattaché au foyer fiscal de ces derniers en matière d’impôt sur le revenu.

Les parents n’ont donc pas à déclarer, pour l’établissement de leur ISF, le patrimoine appartenant à un enfant mineur émancipé ou à un enfant majeur qui, pour le calcul de l’impôt sur le revenu, est rattaché à leur foyer fiscal. Si une donation en pleine propriété  a été consentie à un enfant majeur avant le 1er janvier 2011, les biens ne feront plus partie du patrimoine du donateur pour le calcul de son imposition 2011.

L’enfant majeur ou le mineur émancipé, redevable de l’ISF,  doit souscrire une déclaration d’ISF distincte de celle de ses parents, ces derniers n’ayant pas l’administration légale de ses biens.

Crédits photos - Bindaas Madhavi sur Flickr

L’épargne salariale se convertit à l’ISR

Mardi 26 juillet 2011

L’Investissement Socialement Responsable (ISR) représente une part croissante de l’épargne salariale. Avec 9,6 milliards d’euros investis en 2010, contre 6,5 milliards en 2009, l’épargne salariale ISR progresse de 47% en un an, selon l’étude annuelle publiée par l’institut de recherche Novethic.

Dans le même temps, le total de l’épargne salariale progressait de 4%, s’élevant à 52 milliards d’euros. L’épargne salariale socialement responsable représente ainsi 18,4% du total.

Socialement responsable et solidaire

Plusieurs causes peuvent être avancées pour expliquer cet envol de l’ISR. Il y a tout d’abord la législation, qui encourage l’épargne salariale solidaire.

Depuis janvier 2010, les entreprises ont l’obligation de proposer un fonds d’épargne solidaire dans le cadre de leur épargne salariale. L’ISR a bénéficié de ce coup de pouce de la loi. La plupart de ces fonds solidaires sont gérés dans une approche socialement responsable. En effet, un placement peut être à la fois solidaire et socialement responsable.

Rappelons que l’Investissement Socialement Responsable est une forme de placement consistant à prendre en compte des critères liés à l’Environnement, au Social et à la Gouvernance. La finance solidaire consiste à soutenir des projets à forte utilité sociale, environnementale et culturelle.

Les fonds solidaires doivent consacrer de 5 % à 10 % de leur actif au financement d’entreprises solidaires.

Produits d’épargne labellisés

Le Comité Intersyndical de l’Épargne Salariale (CIES) est de ceux qui contribuent à populariser l’épargne salariale socialement responsable. Il a créé un label qui permet aux salariés de repérer ces produits d’épargne salariale.

Actuellement, 13 gammes d’épargne salariale sont labellisées par le CIES (consulter la liste). Les gammes d’épargne salariale labellisées par le CIES concernaient 1,5 millions de salariés de 50 000 entreprises au 1er janvier 2011. Le CIES,a été créé en 2002 par les quatre Confédérations syndicales CFTC, CFE-CGC, CGT et CFDT.

Préoccupation sociales et environnementales

Le choix de l’ISR témoigne aussi d’une attention croissante aux préoccupations sociales et environnementales chez les salariés.

Selon Anne-Catherine Husson-Traore, directrice générale de Novethic, interviewée par Les Echos :

“L’épargne salariale ISR pose aussi la question centrale du rôle des salariés, qui peuvent inciter leurs entreprises à améliorer leur politique de responsabilité sociétale via les FCPE Imaginez qu’une grande entreprise cotée ne figure pas dans le portefeuille du fonds actions ISR souscrit par ses propres salariés, car elle n’affiche pas les meilleures pratiques de son secteur. Cela pose forcément des questions”

Crédits photos : s2photo sur Flickr

Semaine des blogs n°30 (du 11 au 25 juillet 2011)

Mardi 26 juillet 2011

En complément des actualités du site, nous vous proposons comme chaque semaine de (re)découvrir tout ce qui  a fait le débat sur la blogosphère Bforbank. Au programme, la générosité des Français, la hausse du cours de l’or mais aussi des idées de lecture et un article sur l’allongement de la durée de cotisation.

Bourse et fonds

Retraite

Epargne responsable

Fiscalité

  • Transmission du patrimoine, une nouvelle fiscalité – Pour financer la réforme de l’ISF – dont la promulgation est attendue prochainement -,  afin de ne pas aggraver le déficit budgétaire, plusieurs mesures concernant la transmission du patrimoine ont été adoptées.

Epargne 2.0

  • WordPress, un poids certain - Petite ouverture sur les outils que nous utilisons, à la rédaction de BforBank, ici WordPress, un logiciel open source qui a fait ses preuves.

Juin : des encours en baisse pour le marché français

Vendredi 22 juillet 2011

Que pensez-vous d’un rendez-vous mensuel ? Je vous propose désormais de relater chaque mois les chiffres d’Europerformance sur l’évolution du marché des OPCVM français.

Avec 806 mds €, les encours sous gestion des OPCVM de droit français sont en baisse de près de 4% pour le mois de juin (soit -3% depuis le début d’année), conséquence directe des tensions sur les marchés.

Actions

L’encours des fonds actions s’élèvent à 207 mds € (-2% sur un mois).

La forte baisse des marchés sur les 3 premières semaines de juin a induit un effet performance de -3,5 mds € sur cette classe d’actifs. Les rachats ont par ailleurs été plus nombreux que les souscriptions. Ainsi, la collecte nette est de -670 M€.

A l’instar du mois dernier, la décollecte s’est principalement opérée sur les fonds actions internationales (-396 M€ – dont -149 M€ sur les fonds émergents), les fonds actions européennes (-375 M€), les fonds actions asiatiques (-299 M€) et les fonds actions sectorielles (-267 M€ – dont -296 M€ sur les fonds or & matières premières).

Seuls les fonds actions françaises et zone Euro ont collecté – respectivement +95 M€ et +695 M€.

Obligations

Du côté des fonds obligataires, l’encours est également en baisse sur le mois (71 mds € / -2,6% vs 31 mai 2011 / -7% vs 31 déc. 2010).

Les craintes de contagion de la crise de la dette grecque a entrainé un recul des marchés obligataires. L’encours perd -286 M€ à cause de l’effet marché et décollecte de -1,5 md €. Les fonds obligations zone Euro ont ainsi perdu 1,4 md €. Les fonds obligations high yield ont, quant à eux, enregistré une collecte positive – même si plus faible que les mois précédents (+27 M€) – soutenue par d’honorables performances.

Diversifiés

A cause de performances négatives, les fonds diversifiés n’ont pas attiré les investisseurs. Cette classe d’actifs décollecte de -1,2 md €, ce à quoi il faut ajouter -827 M€ d’effet marché. L’encours de la catégorie descend ainsi sous la barre symbolique des 100 mds € (99,7 mds € exactement / -2% sur le mois).

Comme le mois dernier, les plus importants rachats se sont opérés sur les fonds d’allocation mixte (-970 M€). Les fonds diversifiés à dominante actions continue également de décollecter (-139 M€). En revanche, changement de tendance pour les fonds flexibles : ils ont décollecté à hauteur de -101 M€ ce mois-ci contre une collecte positive de 67 M€ en mai.

Monétaire

Touchée par de nombreux rachats sur les fonds de trésorerie régulière, la classe d’actifs monétaire perd -6,4% de son encours sur le mois. A fin juin, il est alors de 325 mds €. Ces rachats sont dus en partie aux opérations comptables de fin de trimestre.

Et pour finir…

Les fonds obligations convertibles n’ont pas rencontré le succès des mois précédents. Les souscriptions nettes s’élèvent à 8 M€ contre +366 M€ en mai. L’effet marché est légèrement négatif (-117 M€). L’encours de la classe d’actif s’établit à un peu moins de 14 mds  €.

Après une stabilité sur plusieurs mois, l’encours des fonds de performance absolue est aussi en baisse (-2% en juin) et s’élève à 19 mds €. La décollecte sur le mois est de -342 M€.

Source Europerformance. Données au 30/06/2011 – sauf pour les fonds de fonds alternatifs au 31/05/2011.