Les marchés du luxe défient la morosité

Le luxe est un droit“. Non, ne vous méprenez pas : ce n’est pas l’extrait d’un nouveau programme politique libéral conçu pour les prochaines échéances électorales de 2012. Mais il s’agit bien d’un slogan publicitaire, entendu depuis quelques temps dans un spot tv pour le constructeur automobile italien Lancia, dans la bouche de l’acteur Vincent Cassel, très remonté pour l’occasion. Pour celles et ceux qui ne l’ont pas encore vu à la télévision, au cinéma ou sur le web, le voici :

Et avant d’être un droit, le luxe est un marché, ou plutôt plusieurs marchés. Qui se portent bien, malgré la crise, à en croire les derniers chiffres connus. Selon Les Echos, “Les industriels du luxe défient les turbulences boursières“. Soit, plus en détails :

  • une demande qui devrait “durablement se développer à un taux nettement plus élevé que le reste de l’industrie : 15 % cette année, 11 % en 2012″;
  • l’exemple récent de deux valeurs : Prada dont l’action “a progressé de 0,25 % vendredi pour son premier jour de cotation à la Bourse asiatique”. Le groupe italien, Ferragamo qui lui “a réussi sa levée de fonds”;

Hôtellerie de luxe repartie

Le luxe, c’est aussi par exemple l’hôtellerie où la place parisienne attire à nouveau les nouveaux entrants comme le rapporte l’AFP : Raffles-Royal Monceau et Shangri-La sur la fin 2010; Le Mandarin Oriental en 2011; enfin le le Majestic Peninsula attendu sur 2012.

L’arrivée de ces nouveaux acteurs se fait sur une tendance commerciale dynamique : “Sur les quatre premiers mois de l’année, les établissements haut de gamme (4 et 5 étoiles) affichent une progression de plus de 12% de leur activité“.

L’immobilier aussi

De l’hôtel à la pierre, il n’y a qu’un pas de voisinage… qui se fait sur la même tendance économique. “L’immobilier de luxe français (est) en bonne santé“, rapporte LeNouvelObs.com. Selon une étude du groupe d’agences Daniel Féau que cite le journal en ligne, les compteurs sont en effet au beau fixe :

  • ventes globales : +15 % depuis le début de l’année 2011 (et +52 % sur le montant des ventes)
  • ultra haut de gamme : ce sont “les biens les plus chers, type « exceptionnel » (environ 30 000 €/m²) et « International » (plus de 4 millions d’euros, soit environ 20 000 €/m²) qui se vendent le mieux
  • Paris international : les achats se font avec “l’Europe (qui) détient 44 % des achats immobiliers de luxe à Paris

Pour prolonger : relire par exemple les articles de BforBank “Immobilier de luxe : les prix flambent à Paris“; et “Marché mondial de l’art : un net rebond d’activité“.

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