“How to get acquired“. Le thème d’une des tables rondes business de l’après-midi du jour 2, sur LeWeb’10, aurait pu n’être qu’un déroulé assez technique sur la manière de conduire ce type de développement, pour une entreprise technologique. Mais tel n’a pas été le cas. Le débat a plutôt tourné sur un certain angle “lifestyle“, quelque part voulu par Loïc Le Meur à travers ses questions et relances. Et aussi par quelques piques adressées à la France, sur l’air de “ici on ne parle pas de ce que l’on gagne et de la façon dont on le dépense“. Comprendre : l’acquisition est une des voies assurées de l’enrichissement personnel, au royaume des net entrepreneurs et héros du web 2.0.
Car le modèle économique, pour ainsi dire le modèle de vie dessiné, est bien celui-là : trouver un concept, trouver un tour de table financier, lancer son produit, transformer l’essai et rapidement revendre pour empocher la mise. Un véritable théorème de la web-réussite, qui fait le moteur du secteur des nouvelles technologies, depuis le début des années 2000.
Pas que les USA!
Pourtant “PKM”, alias Pierre Kosciusko-Morizet, fondateur et PDG de PriceMinister, refroidissait un peu l’ambiance par ses réponses sobres et mesurées. Notamment à l’endroit d’un conférencier, qui lui demandait tout de go pourquoi être allé chercher des Japonais (pour mémoire Rakuten en juin dernier) plutôt que des racheteurs américains, qui lui auraient assuré une plus grande surface financière : “Je ne vais jamais sur un marché en pensant que je vais y être racheté“. Mais plutôt explique-t-il par feeling et envie, sur les seules questions de business et de faisabilité.
A ce point, on voit que c’est un réel clivage d’attitudes : choisir une option purement financière et à très court terme, vs. une option industrielle et personnelle, plutôt dans le long terme. Plus prosaïquement, l’observateur candide dirait aussi qu’attendre permet tout simplement… de faire monter les prix! Voyez le modèle Facebook, avec Zuckerberg qui n’en finit plus de rejeter les propositions de rachat! Jusqu’à lui-même devenir… un racheteur!
Fritz Lanman, senior director chez Microsoft Corp. achevait sur un autre terrain, et par un rappel de la nature d’un projet technologique : “La dimension géographique n’est pas un problème“, puisque par essence les applications et services sont désormais pensés pour être duplicables à l’entière planète. En gros : ce n’est pas un choix de tel ou tel pays, mais plutôt le rayon de son expansion mondiale qu’il faut déterminer!
Des variantes, finalement, du “think global, act local“… ou inversement.
Pour prolonger : les autres notes sur l’évènement, concernant son programme 2010 et une réflexion sur l’idée, l’argent, la vitesse.
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Mots-clefs : acquisition, loic le meur, stratégie, web 2.0




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