Archive pour novembre 2010

Crise irlandaise en Europe : verbatim et inconnues

Mardi 30 novembre 2010

Le retour du spectre de la crise systémique en Europe, suite aux déboires de l’Irlande, fait délier les langues des responsables européens et mondiaux. Voici un verbatim sélectif de responsables de premier plan. Il donne une idée de la température du moment :

  • François Baroin, ministre du budget : rassurant les observateurs sur la situation de la France, il précise (cf : Boursier.com) que “Nous avons une économie qui est diversifiée, nous avons une main d’oeuvre diversifiée. Nous avons un système bancaire parmi les plus solides”.
  • Sigbjoern Johnsen, ministre des finances norvégien : sur l’idée de prêter des fonds à l’Irlande, il indique que “S’il y avait une demande de la part du gouvernement irlandais, nous y réfléchirions très sérieusement” (source Reuters).
  • Christian Noyer, gouverneur de la Banque de France : repris par Bloomberg, c’est pour lui un non-sens que l’Europe toute entière souffre des problèmes irlandais.
  • Nouriel Roubini, économiste : repris par l’agence Reuters, il indique que le Portugal puis l’Espagne seront les prochains pays à flancher… C’est aussi lui qui annonce un risque de “double dip” pour les Etats-Unis;
  • Olli Rehn, commissaire européen aux Affaires économiques et monétaires : “Notre point de vue est très clair: la dette senior – sans parler de la dette souveraine – ne doit pas être, et ne sera pas, restructurée” (via Dowjones repris sur EasyBourse.com).

Pour les autres observateurs, notamment les sites de presse, on se contente de conjectures : comme ce titre vu sur LePost.fr (“Et maintenant à qui le tour?“), listant la France parmi les quatre pays concernés. Ou bien l’on prend le ton déclaratif et assuré : “La France n’est pas menacée et l’euro sera sauvé, dit Baroin” (LePoint.fr).

Pour rappel, selon les informations livrées par le site encyclopédique Wikipedia, l’Irlande, du point de vue économique, a été qualifiée de “tigre celtique” sur les chiffres suivants : “De 1995 à 2007, l’économie irlandaise croît en moyenne de 6 % par an“. Le début des années 2000 est même une période idyllique : “L’État se désendette grâce aux rentrées fiscales. Il n’y a plus de déficits. Le taux de chômage est très faible (4 %), l’économie manque de main d’œuvre“.

Pour prolonger : relire sur le site BforBank, la note “Travailler à l’étranger et fiscalité des revenus“; ainsi que “Domicile fiscal à l’étranger“; quelques généralités sur l’Irlande (discoverireland.com).

Connaissez-vous « Monsieur Le Marché » ?

Mardi 30 novembre 2010

« Imaginez que vous avez acquis une participation dans une entreprise privée pour une valeur de 1.000 dollars. L’un de vos associés, dénommé M. Le Marché, est quelqu’un de très obligeant. Chaque jour, il vous dit ce qu’il pense de la valeur de votre participation et vous propose même de vous l’acheter ou de vous vendre la sienne sur cette base. Parfois, son idée vous semble plausible car justifiée par les développements et perspectives de votre affaire. Souvent, toutefois, M. Le Marché se laisse emporter par son enthousiasme ou par ses peurs, et la valeur qu’il propose alors pour vos parts peut vous sembler insuffisante ou déraisonnable.

Si vous êtes un investisseur prudent, vous laisserez-vous dicter votre opinion sur la valeur de votre participation par M. Le Marché ? Seulement si vous êtes d’accord avec lui. En revanche, vous serez certainement content de lui vendre vos parts lorsqu’il vous en offre un prix astronomique, et lui achèterez ses parts si le prix est suffisamment bas. »

Cette parabole, écrite par Benjamin Graham (1894-1976), pose une question importante : l’investisseur doit-il suivre le marché, tenter d’en anticiper les mouvements (ce que font aujourd’hui la majorité des intervenants) ou doit-il faire abstraction du marché et “ignorer la foule” ?

Cette question oppose deux courants de la théorie financière : les tenants de l’approche « rationnelle » – autour de Harry Markowitz et de William Sharpe – et les représentants de la finance comportementale. Les premiers expliquent qu’il est impossible de battre le marché, car celui-ci intègre instantanément toute nouvelle information dans les cours de Bourse. Du coup, la seule solution consiste à acheter un « tracker » ou un indice boursier.

S’inspirant des « concours de beauté » de Keynes, les seconds expliquent que les investisseurs, loin d’être rationnels, peuvent se laisser dominer par leurs émotions, ce qui crée des « anomalies de marché » comme les bulles.

La réalité des marchés financiers est un peu entre ces deux courants brossés ici très rapidement (ce document permet d’aller plus loin). Les dernières bulles donnent raison à la finance comportementale. Mais il arrive que les marchés fassent preuve d’une certaine rationalité voire d’anticipations correctes lorsqu’ils baissent en anticipation d’une crise (certains diront qu’ils ne font que corriger leurs erreurs).

Pour Graham, père de l’analyse financière et de la gestion value, le plus important pour l’investisseur est d’être capable de se faire sa propre opinion sur la valeur d’un titre (valeur intrinsèque) et de confronter son opinion à celle du marché. En prenant en compte une marge de sûreté, l’investisseur prudent peut tirer parti des erreurs du marché. Contrairement à la théorie financière dominante qui voit dans la volatilité une mesure du risque d’un investissement, Graham voyait dans la volatilité une source d’opportunités. Le risque, selon Graham, est mesuré par la perte en capital que peut subir l’investisseur, et contre laquelle il doit se protéger. Son concept de marge de sûreté répond à cette problématique.

Une partie des écrits de Graham a été réédité dans l’ouvrage « Benjamin Graham. Building of a Profession », publié cette année par Mc Graw-Hill. Graham inspire quotidiennement de nombreux investisseurs partout dans le monde – citons aux Etats-Unis Jeremy Grantham, Seth Klarman, Bruce Berkowitz, Julian Robertson, Marty Whitman (plus de noms sont disponibles sur le site OID). En France, seul David Pastel se réclame ouvertement de cette approche.

weeko.fr

Investissement socialement responsable et finance solidaire: deux approches distinctes (3/3)

Lundi 29 novembre 2010

Dans les deux premières parties de cette note, nous avons défini l’Investissement Socialement Responsable (ISR) puis la finance solidaire. Cette fois, nous allons préciser ce qui les distingue.

Novethic et Finansol: deux labels pour identifier les produits d’épargne responsable

Pour distinguer l’ISR et les produits de finance solidaire, il existe deux labels.

Label ISR Novethic: apparu en 2009, ce label a été décerné à 92 fonds d’Investissement socialement responsable. (source: Novethic)

Label Finansol: décerné pour la première fois en 1997, ce label permet de distinguer des placements solidaires. (source: Finansol)


Quelles différences entre Investissement socialement responsable et finance solidaire?

François De Witt - Président de Finansol

Selon Philippe Zaouati, comparés à l’ISR, « les fonds solidaires et les fonds de partage […] s’inscrivent dans une logique différente qui se rapproche beaucoup plus du don et de l’action caritative que d’un processus d’investissement responsable. […] Comme le dit François de Witt, président de Finansol, « d’une manière ou d’une autre, l’épargne solidaire représente un compromis entre une épargne et un don: l’épargnant solidaire renonce en effet à une partie de son espoir de gain au profit d’une ONF ou d’une entreprise solidaire. » (in Investir responsable, p. 88)

Le Guide de l’ISR distingue lui aussi les placements solidaires de l’ISR. Les placements solidaires « peuvent être investis sur les marchés financiers en respectant des critères ESG et dans ce cas ils sont à la fois et de partage ou ISR et solidaire. Un même produit peut, le cas échéant, être à la fois de partage, solidaire, et ISR ».

A consulter sur notre site BfoBank un article sur Novethic.

Grands Prix de la Gestion d’Actifs (L’Agefi) : la gestion active récompensée

Vendredi 26 novembre 2010

Mercredi 24 novembre 2010 s’est tenue la 11ème édition des Grands Prix de la Gestion d’Actifs (GPGA).

La méthodologie

Ces récompenses sont décernées aux fonds qui surperforment leur univers d’investissement sur 3 ans glissants, dans 15 catégories différentes. La période d’analyse allait de début juillet 2007 à fin juin 2010, période assez chahutée sur les marchés.

Chaque fonds se voit attribuer un alpha correspondant la surperformance obtenue par le gérant. Cette surperformance est le résultat du talent du gérant” souligne Noël Amenc, professeur de finance, directeur de l’Edhec Risk Institute et auteur de la méthodologie des GPGA. L’alpha étant la capacité du gérant à générer de la valeur, c’est-à-dire battre son benchmark.

Les récompensés

La gestion active – dont l’objectif est de surperformer les indices – est donc récompensée. Et cette année, ce sont les sociétés de gestion “boutique” qui prennent les places sur le podium. Une mention spéciale à Rothschild et Cie Gestion – grand gagnant 2010. En effet, la société a été primée 5 fois à travers les fonds :

  • Elan Sélection France – 1er dans la catégorie Actions françaises (fonds faisant parti des 2000 sans droits d’entrée BforBank)
  • Elan Euro Valeurs et Elan Euro Dynamique – 1er et 2ème dans la catégorie Actions Euro
  • Elan Club – 1er dans la catégorie Diversifiés internationaux
  • Elan Sélection Europe – 3ème dans la catégorie Actions européennes

Rothschild et Cie Gestion s’appuie sur une gestion opportuniste, de convictions, sur la prise de paris tactiques, sans contraintes de styles ou de secteurs.

Dans la catégorie Diversifiés Euro, Oddo AM remporte la 1ère place avec son fonds Oddo Proactif Europe.  On retrouve également DNCA Finance en 2ème avec Eurose et en 3ème Financière de l’Echiquier avec Echiquier Patrimoine.

Les autres sociétés aussi présentes dans les classements :

A noter que les trois prix de la catégorie Actions Asie hors Japon sont remportés par First State IM avec ses fonds Asia Pacific Leaders, Asia Pacific Sustainability et Asian Pacific Fund.

Pour finir, le fonds Allianz Euro High Yield de Allianz Global Investors est l’unique vainqueur de sa catégorie, les obligations haut rendement. Du reste, la part C de ce fonds fait parti de la Sélection de fonds BforBank et a été choisi  comme fonds du mois de novembre.

Investissement socialement responsable et finance solidaire: deux approches distinctes (2/3)

Vendredi 26 novembre 2010

Dans la première partie de cette note, nous avons abordé ce qu’était l’Investissement socialement responsable (ISR). Cette fois, intéressons-nous à la finance solidaire.

La finance solidaire: investir sur des projets à forte utilité sociale

La finance solidaire consiste à soutenir des projets à forte utilité sociale, environnementale et culturelle. Elle permet de mettre en relation des épargnants souhaitant investir dans des activités à forte utilité sociale et des porteurs de projets n’ayant pas suffisamment accès aux financements classiques (source: Finansol).

L’épargnant solidaire choisit de placer son argent, non seulement en fonction de ce qu’il va lui rapporter, mais aussi en fonction de ce qu’il va rapporter à la société, en termes de plus-value sociale.

L’investissement peut se faire au moyen de deux types de produits d’épargne: en investissant directement (produits d’investissement solidaire) ou en reversant une partie des intérêts (produits d’épargne de partage).

  • Produit d’investissement solidaire: c’est un placement dont une partie permet de financer une entreprise solidaire ou des projets d’économie solidaire (aide à l’insertion, habitat social, microcrédit, etc.)
  • Produit d’épargne de partage: l’investisseur cède une partie des intérêts de son placement à une œuvre caritative.

Vous pouvez également vous reporter à notre billet sur les Grands prix de la finance solidaire, où sont évoqués quatre projets financés par l’épargne solidaire.

A consulter aussi sur notre site BforBank le dossier sur les fonds d’épargne solidaire.

Investissement socialement responsable et finance solidaire: deux approches distinctes (1/3)

Vendredi 26 novembre 2010

Il y a quelques jours, j’ai poussé la porte d’une agence bancaire pour me renseigner sur l’épargne responsable. Un conseiller financier m’a reçu. Je l’ai interrogé  sur l’investissement socialement responsable (ISR) et la finance solidaire. Prudemment, il m’a proposé de revenir une prochaine fois. Il avait besoin de se documenter.

Cette anecdote est révélatrice. L’ISR, en particulier, est peu connu. Tous les professionnels ne sont pas formés sur ces produits d’épargne. De plus, il existe une confusion dans le grand public entre l’ISR et la finance solidaire. Rien d’étonnant: ils sont relativement récents et encore très minoritaires.

Comment s’y retrouver? Qu’est-ce que l’ISR? Qu’est-ce que la finance solidaire? Qu’est-ce qui les distingue? Nous nous pencherons sur ces questions dans cette note et les deux suivantes. Celle-ci sera consacrée à l’ISR. La deuxième traitera de la finance solidaire. La troisième interrogera les différences entre ces deux types d’investissements.

Pour résumer, l’ISR désigne une méthode de gestion qui intègre des critères sociaux, environnementaux et de gouvernance. Les gérants choisissent les entreprises dans lesquelles ils investissent en tenant compte de ces trois types de critères, et pas seulement des critères financiers.

L’investissement socialement responsable (ISR): concilier épargne et implication sociale et environnementale

La définition la plus communément acceptée en France est que l’ISR est une forme de placement consistant à prendre en compte des critères liés à l’Environnement, au Social et à la Gouvernance (on parle aussi de critères ESG), en sus des critères financiers*.

Pour en savoir plus sur l’ISR, vous pouvez consulter la série de videos du dossier ISR 2010, sur le site de BforBank.

1. Des critères environnementaux

L’ISR prend en compte des critères environnementaux. Il est une traduction des principes du Développement durable dans le domaine financier. Par exemple, on pourra intégrer l’empreinte carbone d’une entreprise. Les entreprises seront ainsi notées en fonction de leur taux d’émission de CO2.

2. La responsabilité sociale des entreprises (RSE)

Les critères sociétaux mesurent les effets de l’entreprise sur la société.

La Commission européenne a défini la Responsabilité sociale des entreprises (RSE) comme étant « l’intégration volontaire par les entreprises de préoccupations sociales et environnementales à leurs activités commerciales et leurs relations avec leurs parties prenantes » (source: Commission européenne). Un des termes importants de cette définition est le mot « volontaire »: ce sont les entreprises qui s’engagent volontairement à être plus responsables.

3. La gouvernance d’entreprise

La gouvernance des entreprises est également pris en compte par les gérants d’ISR. Ces dernières années, la gouvernance a été critiquée, suite à plusieurs affaires (Enron, en 2001 ou Parmalat, en 2003). Elle a dû se réformer pour redonner confiance aux actionnaires, créanciers et employés.

Trois visions de l’ISR: éthique, activiste ou pragmatique

La définition de l’ISR que j’ai cité est celle communément admise en France. Mais la pratique varie en fonction des continents et des cultures. On distingue trois visions de l’ISR, éthique activiste et pragmatique**.

1. La vision éthique

Cette vision est américaine, mais aussi répandue en Scandinavie, en Grande-Bretagne et en Suisse.Elle consiste à exclure certains secteurs d’investissement. Par exemple, on refuse d’investir dans l’armement ou le tabac.Cette vision est très marquée par la présence de la religion dans la sphère publique.

2. La vision activiste

Elle est pratiquée chez les investisseurs britanniques et dans l’Europe du Nord. Il ne s’agit pas d’exclure, mais d’agir sur l’entreprise, grâce à la pression actionnariale. La responsabilité ne s’exerce pas au moment de l’investissement, mais après. En tant qu’actionnaire, l’investisseur fait entendre sa voix pour influer sur la marche de l’entreprise.

3. La vision pragmatique

Cette approche est privilégiée en France et dans quelques pays européens. Elle consiste à sélectionner des entreprises faisant preuve d’exemplarité en matière environnementale, sociétale ou pour leur gouvernance.

* cette définition est issue du Guide de l’Investissement socialement responsable, publié par la Fédération Bancaire Française, en partenariat avec l’Observatoire de la Responsabilité Sociétale des Entreprises (ORSE), le Forum pour l’Investissement responsable (FIR) et Novethic.

** ces définitions sont issues d’Investir “responsable”, de Philippe Zaouati.

Guide vidéo de la défiscalisation 2010

Vendredi 26 novembre 2010

Dans ce guide vidéo en trois parties, nous avons sollicité le journaliste Thomas Blard sur la question de la défiscalisation pour l’exercice 2010, qui arrive à son terme. Plusieurs experts, Michel Tirouflet (auteur) et Michel Platéro (président de la commission de gestion du patrimoine à la FNAIM) nous dévoilent les avantages de la défiscalisation.

Dans la première vidéo, le journaliste aborde les principales solutions pour investir son argent et bénéficier d’une défiscalisation intéressante :

  • investir dans les logements sociaux
  • investir en Outre-mer
  • investir dans les start-up
  • investir dans le FIP (Fonds d’Investissement de Proximité)

Dans une deuxième vidéo T. Blard nous présente les avantages fiscaux liés aux FCPI (Fonds Communs de Placements dans l’Innovation) en s’appuyant sur l’exemple de Point Service Mobile (PME non cotée tournée vers l’innovation).

Les sommes investies sont défiscalisées en partie à hauteur de : “25% du montant investi dans des impôts sur le revenu dans la limite de 12 000 euros pour une personne seule et de 24 000 euros pour un couple

En résumé, les FCPI permettent de réaliser des investissements qui contribuent à l’essor économique, de bénéficier d’un avantage fiscal, et toucher des plus-values éventuelles.

Dans la troisième vidéo, deux experts interviennent devant la caméra : Michel Tirouflet (auteur) et Michel Platéro (président de la commission de gestion du patrimoine à la FNAIM).

Pour prolonger : consulter le projet “Optimisez votre fiscalité“, sur le site BforBank

Investir, placer, épargner… sur Google

Vendredi 26 novembre 2010

Non, ne rêvez pas en lisant ce titre alléchant… L’Américain Google n’a pas encore créé une activité bancaire ou un logiciel de placement financier en ligne. Une question de temps, dites vous? Hum… Disons que l’entreprise a plutôt le cap de fabriquer la trousse à outils de travail et de vie numérique universelle et absolue. Mais j’ai juste voulu vérifier comment était placé trois mots clés de toute recherche portant sur les verbes d’action des finances personnelles : investir, placer et épargner. Les résultats sont parlants, on en apprend quelque chose…

  • investir : le terme est trusté en page 1 rang 1 par le site de presse éponyme. Le premier contact est donc ici celui de l’exhaustivité, tout du moins affichée. Pour investir, il faut avoir le maximum d’informations.
  • placer : bizarrement, sur sa page 1 de résultats, un seul lien porte vraiment sur une approche financière. C’est celle du site de BienPlacerSonArgent.com. Mais sinon, le verbe est assimilé à d’autres choses.
  • épargner : c’est là vraiment le mot clé déclencheur de liens sur la thématique “je place mon argent”. Avec cette phrase tirée de l’extrait de la note Wikipédia sur l’épargne, et qui interpelle quelque part : “L’épargne est la partie du revenu qui n’est pas consommée“. Vision classique pour ne pas dire scolaire.

Et c’est sur cette dernière page web que l’internaute découvre, quelque peu ébahi, qu’il existe en France une petite commune répondant au doux nom… d’Epargnes! Si (carte ci-contre).

Sise dans le département de Charente Maritime, on peut parfaitement établir grâce à une autre recherche et au site Communes.com, que ses habitants se nomment… les “Epargnais et les Epargnaises”. Avec une terminaison en “ant”, ça aurait pu en effet poser problème de lisibilité. Cela ne s’invente pas!

Indosuez Biens Réels : pourquoi, comment? (audio)

Jeudi 25 novembre 2010

Voici, en audiocast, quelques éléments d’explications, avec Sophie Pons – gérant de Indosuez Biens Réels – concernant le positionnement du fonds et sa stratégie de gestion :

Écouter l’interview :

http://blip.tv/file/get/Bforbank-AudiocastFondsIBR199.mp3

Pour résumer en quelques points :

  • Indosuez Biens Réels investit sur des actifs tangibles tels que le cuivre, l’or, le maïs, l’immobilier… et plus précisément dans les entreprises qui exploitent, transportent et commercialisent ces actifs.
  • Le fonds a pour objectif de profiter de la croissance mondiale – soutenue par les pays émergents – via les matières premières.
  • Le fonds est géré de façon Top-Down : analyse de la conjoncture puis sélection de fonds et ETF et enfin construction du portefeuille en minimisant les corrélations entre les secteurs.
  • La philosophie du fonds répond au besoin de clarté exprimé par les investisseurs. Les biens réels sont en effet des actifs « lisibles » par tous.
  • Créé en janvier 2010, le fonds affiche une performance de +14% au 25/10/2010.

Indosuez Biens Réels : innovant, simple et concret

Jeudi 25 novembre 2010

Les biens réels représentent une thématique d’investissement innovante, simple et concrète pour diversifier vos placements. La crise financière des années 2008-2009 a mis en exergue pour l’investisseur le besoin de renforcer la diversification de ses placements, tant du côté des classes d’actifs que du côté des zones géographiques.

En investissant dans les entreprises appartenant à la sphère des « biens réels » sur les marchés actions internationaux, le fonds de fonds Indosuez Biens Réels, géré par Gestion Privée Indosuez, répond à cette attente de façon simple et concrète.

Les « biens réels » en quelques mots…

Par « biens réels », il faut comprendre les Matières Premières (Energie, Métaux de Base, Métaux Précieux, Agriculture), l’Immobilier, les Infrastructures mais aussi l’Eau et les Valeurs Industrielles à l’échelle mondiale… des thèmes d’investissement qui devraient bénéficier de la croissance soutenue d’économies en développement telles que la Chine, l’Inde ou le Brésil.

Indosuez Biens Réels, un processus de gestion rigoureux avec un risque maîtrisé.

Tout d’abord, l’équipe de gestion mène une analyse approfondie de la conjoncture mondiale (cycles économiques, demande en terme d’urbanisation et d’industrialisation…) afin de déterminer l’allocation entre les différentes catégories de « biens réels ».

Ensuite, les gérants sélectionnent parmi un univers de fonds et d’ETF les supports d’investissement qui correspondent le mieux à leurs convictions. Par exemple, l’équipe a choisi l’ETF Amundi S&P GSCI Metals pour investir directement sur les métaux précieux et industriels et le fonds Blackrock World Mining pour investir sur les actions de sociétés minières appartenant à ces mêmes secteurs.

Enfin, l’équipe de gestion construit le portefeuille en s’efforçant de minimiser la corrélation entre les différentes thématiques, afin de contenir la volatilité du fonds.

Quelques illustrations des thématiques « Biens Réels » sur lesquels le fonds est susceptible d’investir :

  • le secteur des ressources naturelles :

Il bénéficie de la hausse des marchés actions lors d’une phase de reprise économique et de la dynamique de croissance des économies émergentes.

  • les métaux précieux et l’or :

Considérés comme des investissements « refuges », ces actifs réels s’apprécient en cas de hausse de l’aversion au risque et/ou de craintes de dévalorisation des monnaies « papier » (dollar, euro…).

  • les actions des entreprises liées aux infrastructures :

Elles bénéficient de la demande croissante en provenance des pays émergents (urbanisation, développement) mais aussi de celle des pays développés (renouvellement d’installations électriques, rénovation de réseaux routiers et ferroviaires …).

  • les valeurs immobilières cotées :

A la fois vecteurs de diversification du fonds et fortement exposées au cycle de leur marché local, elles offrent également, via les loyers perçus, des perspectives de rendements moins sensibles à la conjoncture économique.

Pour plus d’informations, merci de consulter le prospectus du fonds.

Ce fonds fait partie des 2000 fonds sans droits d’entrée.

Facteurs de risque :

Indosuez Biens Réels présente les risques liés à une gestion discrétionnaire : il peut être investi sur des OPCVM moins performants qu’attendus  et son allocation peut se révéler non optimale. Le fonds est principalement exposé aux risques actions et de change. Il est également exposé, dans une moindre mesure, aux risques de taux et de crédit.

L’investisseur est averti que son capital n’est pas garanti. Ce fonds s’adresse à des investisseurs ayant la connaissance et l’expérience des produits avec un risque moyen à fort de perte en capital. Le capital est investi dans des instruments financiers susceptibles de connaître les évolutions et les aléas des marchés.

Caractéristiques principales :

Type : FCP Actions InternationalesCode ISIN : FR0010833798 (part de capitalisation)

Code ISIN : FR0010843961 (part de distribution)

Date de création : 25 janvier 2010

Eligible au PEA : NON

Valorisation : Quotidienne

Conditions de souscription et de rachat :

Quotidien avant 12h30

Souscriptions et rachats à cours inconnu

Frais de gestion :Fixe : 2% TTC (de l’actif net) taux max

Droit d’entrée maximum : 3%

Droit de sortie : 0%

Risque de change : 100% max.

Montant de souscription minimale initial : 100 euros

Souscription ultérieure : 1 part

Devise de libellé des parts ou actions : Euro

Document non contractuel, achevé de rédiger le 17/11/2010 par Gestion Privée Indosuez.