Archive pour octobre 2010

La liste de Noël est un investissement comme les autres

Vendredi 29 octobre 2010

Préparez-vous à rédiger votre liste au père Noël. Trop souvent, je le sais aussi bien que vous, devenus adultes nous hésitons à confier à nos proches nos vrais désirs de cadeaux. Comme si on n’y avait droit qu’enfant, alors on fait l’hypocrite, « choisis ce que tu veux », ou « je n’ai pas d’idée »… A d’autres ! Il suffit de réfléchir cinq minutes pour s’avouer que, eh bien oui, cette magnifique montre par exemple, vous irait bien au poignet. Et vous savez quoi ? En plus, si vous choisissez avec discernement (et j’en suis sûr ), vous pouvez réussir un bon investissement.

En effet, le marché des montres de collection ( modèles commercialisés  il y a plus de vingt ans) ne cesse de croître et dès lors qu’on achète le bon modèle dans la bonne marque, on peut en plus, les revendre avec une plus-value. Bon plan non ? Maintenant ce qu’il faut savoir, c’est que pour profiter de ce marché, il faut conserver le certificat d’origine de la montre bien sûr et veiller à l’entretenir. L’idéal étant de conserver sa boîte originale et pour les mécaniques de précision de les faire réviser chez un horloger compétent. Quelques exemples ? Une Tag Heuer mythique, le modèle Monaco Steve McQueen, cote autour de 1 800 €, une Rolex Submariner plutôt 3 000 € et pour la Rolls, une Patek Philippe Quantième perpétuel, près de 30 000 €… Et je ne vous parle que de quelques modèles très connus, qui ont tous pris de la valeur. Mais j’y reviendrai.

La nécessaire capitalisation : la preuve par les chiffres

Mercredi 27 octobre 2010

Dans l’édition du jour du quotidien gratuit “20 Minutes“, en page économie, le message est assez clair, écrit en grand dans un titre : “Les Français devront capitaliser“. Raison de cette prise de conscience? Ces 85% de Français craignant que le montant de leur retraite ne leur permette pas de vivre décemment… rappelle le journal, citant une enquête de l’institut CSA.

L’article rappelle aussi les chiffres de la Fédération française des sociétés d’assurances : laquelle a noté un encours de 1323 milliards d’euros en contrats d’assurance-vie, sur une collecte en hausse de +7% depuis janvier. Pour autant, Les Echos (publiés sur BforBank) rappelaient que cette collecte a été en léger tassement à fin août, par rapport au mois précédent. Tous les taux de croissance ayant vertu à se tasser forcément un jour ou l’autre…

Pour compléter : voir cette vidéo experts issue de notre dernier dossier, “comment compléter les retraites?

Voir les autres vidéos de notre dossier “retraites en France” sur notre rubrique “Consulter des experts“.

Acheter des pieds de vigne

Mardi 26 octobre 2010

Au G20 préférons le GFV… ou Groupements fonciers viticoles, beaucoup plus accessibles que l’achat de vignes en propre, dont je vous parlais la semaine dernière. Devenir copropriétaire, avec des amis ou pas, d’un domaine viticole, permet de cumuler avantages fiscaux et bonnes bouteilles à prix… propriétaire. Idéal pour les citadins qui souhaitent régaler leurs amis avec le « vin de ma propriété », sans vivre les affres des viticulteurs, la pluie, la grêle, le froid, la date des vendanges, etc.

Créés dans les années 70 mais encore relativement méconnus, ces groupements permettent de percevoir chaque année un loyer proportionnel  au nombre de parts détenues et indexées sur la valeur du vin produit, bien sûr. Le ticket d’entrée commence à 3 000 €, même si l’investissement moyen tourne autour de 35 000 €.

La rentabilité n’est pas énorme, entre 8 et 10% sur 15 ans, tout dépend de la notoriété et de la maturité de la propriété, mais profiter de deux caisses d’un grand cru classé est un véritable plaisir, tangible, à déguster.

Et l’un des avantages non négligeables de ce placement  tient aux facilités de transmission patrimoniale, avec une forte exonération fiscale. La valeur des parts peut être exonérée d’ISF à hauteur de 75%, dans la limite de 76.000 €, et à hauteur de 50% au-dessus. Les investisseurs bénéficient d’avantages sur les droits de succession, toute mutation à titre gratuit étant exonérée des droits à hauteur de 75% dans la limite de 76 000 € par bénéficiaire. Avec de tels avantages, la liste d’attente peut être longue, mais quel plaisir de poser sur la table ses propres bouteilles !

Acheter des vignes (1)

Vendredi 22 octobre 2010

En me renseignant sur l’investissement dans les vignobles, (pourquoi ne pas conjuguer investissement et plaisir ?) j’ai eu une première surprise : il se vend très peu de vignes chaque année, seuls 2% des 850 000 ha de vignobles ont changé de propriétaire en 2009. Ensuite, les bonnes affaires sont rares et peu accessibles au commun des investisseurs. Car dans la vigne perdurent les réflexes paysans. On vend dans sa famille, à ses voisins, aux professionnels en priorité, avant d’accepter un néophyte comme vous et moi, juste attiré par la perspective de posséder son propre vin.

Ensuite, le prix est élevé. En Bourgogne, terre bénie, les prix tournent autour de 110 000 € l’ha, et là encore, il s’en vend très peu. En Champagne, les prix sont encore plus hauts (830 000 € l’ha) et les affaires tout aussi rares. Pour s’offrir un vignoble avec une maison, une cave, le ticket d’entrée démarre au million d’euros, mais la moyenne des transactions s’établit plutôt entre 2 et 5 millions d’euros.

Des prix plus doux

Heureusement, j’ai quand même une bonne nouvelle : pour celles et ceux qui veulent se dorer au soleil, dans le Languedoc par exemple, là où les prix sont plus doux, et les affaires plus accessibles. L’hectare se négocie ici autour de 11 000 € et les vignes couvrent 350 000 ha. Autant de possibilités plus abordables qu’ailleurs. C’est ici par exemple que Gérard Depardieu a investi dans des vignes, à Aniane, village connu pour un vin de Languedoc excellent, la Grange des Pères, devenu une référence de la région… Et aussi l’un des plus chers.

Mais il existe d’autres possibilités pour les amoureux de la vigne et du vin, je vous en reparle très bientôt.

AMF et l’ACP surveillent plus les produits financiers complexes

Jeudi 21 octobre 2010

Dans un contexte où les taux d’intérêts sont particulièrement bas, les investisseurs cherchent d’autres moyens d’obtenir de la performance. C’est ainsi que se sont développés des produits financiers complexes mais dont les risques sont difficilement compréhensibles pour le grand public.

L’Autorité des Marchés Financiers (AMF) et l’Autorité de Contrôle Prudentiel (ACP) ont donc décidé de mener une action conjointe afin de rappeler aux professionnels leurs obligations en terme de commercialisation.

Lire la suite de la note, publiée à l’origine sur le blog Bourse.

L’AMF et l’ACP renforcent la surveillance des produits financiers complexes

Jeudi 21 octobre 2010

Dans un contexte où les taux d’intérêts sont particulièrement bas, les investisseurs cherchent d’autres moyens d’obtenir de la performance. C’est ainsi que se sont développés des produits financiers complexes mais dont les risques sont difficilement compréhensibles pour le grand public.

L’Autorité des Marchés Financiers (AMF) et l’Autorité de Contrôle Prudentiel (ACP) ont donc décidé de mener une action conjointe afin de rappeler aux professionnels leurs obligations en terme de commercialisation.

Le communiqué publié le 15 octobre dernier énonce les critères mis en place pour jauger de la complexité des produits suivants : fonds à formule, fonds structurés de droit étranger équivalents et titres de créances complexes.

L’analyse de ces critères permettra à l’AMF et l’ACP d’évaluer si l’investisseur particulier a sous-estimé les risques, voire n’a pas compris le produit.

Par ailleurs, dans sa position, l’AMF demande de faire figurer la mention “l’AMF considère que ce produit est trop complexe pour être commercialisé auprès des investisseurs non professionnels et n’a dès lors pas examiné les documents commerciaux” sur les documents commerciaux des produits présentant un risque élevé de commercialisation inadaptée.

L’ACP, késako ?

L’AMF est bien connue de tous mais ce n’est pas le cas de l’ACP. Fondée en janvier 2010 suite à la fusion de la Commission bancaire et l’Autorité de Contrôle des Assurances et des Mutuelles, l’ACP est chargée de l’agrément et de la surveillance des établissements bancaires et d’assurance. Cette autorité administrative est indépendante et rattachée à la Banque de France.

Quelques définitions…

Pour ceux qui seraient un peu perdus, voici un peu de détail sur les produits complexes.

  • Les fonds structurés sont des produits d’investissement sur mesure qui font appel à des techniques de gestion innovantes et/ou à des instruments dérivés complexes afin de satisfaire un couple performance/risque donné.
  • Les fonds à formule sont des fonds structurés qui s’engagent à délivrer, à une échéance déterminée, une performance conditionnelle en fonction de l’évolution d’indices des marchés financiers.
  • Les titres de créances complexes représentent toutes les obligations et EMTN structurés, à capital garanti ou non à l’échéance ainsi que les certificats et les warrants et à l’exclusion des TCN (Titres de Créances Négociables).

Pour prolonger la lecture, vous pouvez consulter la note encyclopédique sur les fonds à formule.

FIAC, visite guidée (2)

Jeudi 21 octobre 2010

Comme il s’agit de la plus grande foire d’art contemporain française, la Fiac mérite bien un petit retour, sous forme de guide de visite plus complet que notre dernier post. Alors suivez le guide ! Dans la série star system, LA galerie à ne rater sous aucun prétexte cette année est la galerie Larry Gagosian, célébrissime marchand américain qui ouvre également sa galerie avenue Matignon à Paris. Que du lourd, Bacon, Brancusi, Hirst, Koons, peut-être Basquiat. Pour admirer essentiellement, ou sinon réservé aux très riches.

Ensuite, passez donc dans les grandes galeries, les fidèles de la FIAC, comme les Yvon Lambert avec par exemple une œuvre « olfactive » de Bertrand Lavier croisant deux parfums diffusés dans 14 points différents de la Foire ; Emmanuel Perrotin, avec Sophie Calle ou Xavier Veilhan ; ou encore l’Allemand Karsten Greve, qui lui aussi se concentre sur les valeurs sûres, Louise Bourgeois, Kounelis ou Pierre Soulages.  Et aux antipodes de ces « classiques », il faut aller rendre visite aux jeunes galeries installées dans la cour Carrée du Louvre, la Galerie des Multiples, la New Galerie, ou celle de la New Yorkaise Nicole Klagsbrun. Un panorama rapide, avec des œuvres entre 100 et 20 000 euros, pour tous les investisseurs donc.

Pratique : Fiac, du 21 au 24 octobre. Grand Palais, cour Carrée du Louvre, Jardins des Tuileries.

Cohen/Heyer : réforme des retraites vs. chômage des jeunes

Mercredi 20 octobre 2010

Y a t-il un rapport entre la question des retraites et le travail des jeunes? Interrogé ce matin par le quotidien 20 Minutes, en page 6, l’économiste Elie Cohen est net : “La réforme des retraites n’aura pas d’impact [sur le chômage des jeunes]“. Questionné en effet sur ce point, en face d’un autre économiste pensant lui différemment (Eric Heyer), Cohen rappelle les “règles” de base de l’économie : “Cette idée que les départs à la retraite favorisent l’emploi des jeunes ne peut se vérifier que dans des marchés fermés comme la fonction publique, pour le reste c’est complètement faux“.

Pour Heyer en revanche, même s’il admet que “ce n’est pas mécanique“, il temporise aussi : “il y a un effet file d’attente : celui qui part à la retraite est remplacé par un autre senior plus jeune et ainsi de suite“.

Qui des deux experts a donc raison? La réponse, comme souvent, sera sans doute médiane… Elle n’est en tout cas pas annexe sur les questions financières et de placement : car les deux catégories (retraités et jeunes) ont toutes deux à penser aux solutions complémentaires pour accompagner et leur temps de travail et leur temps “d’après travail”… Qu’en pensez-vous?

Pour prolonger : vous pouvez tester notre simulateur de retraite en ligne; et revoir aussi la vidéo de notre interview d’Elie Cohen, au sein de BforBank, le Magazine

Retraites-chapeaux : vers un alourdissement de la fiscalité en 2011

Mardi 19 octobre 2010

Le projet de loi de financement de la Sécurité sociale pour 2011, adopté mercredi dernier en Conseil des ministres, prévoit un alourdissement des taxes sur les retraites chapeaux. Un petit rappel : les retraites chapeau sont des régimes de retraite « particuliers » qui s’ajoutent aux retraites de base et aux retraites complémentaires pour certains salariés ou mandataires sociaux. Subordonné à la présence du salarié dans l’entreprise lors de l’achèvement de sa carrière, la retraite chapeau est un régime à prestations définies, largement utilisé en France. Elle complète en général les autres éléments de retraite pour garantir au bénéficiaire un niveau prédéfini total de retraite.

Exclusivement financé par des abondements de l’employeur, ce régime a été remis au devant de la scène et ainsi connu du grand public sous un angle plutôt négatif. Cela s’est produit plus particulièrement quand a été dévoilé en 2007 le montant de 2,2 millions d’euros qu’ Antoine Zacharias, ex PDG de Vinci, était assuré de percevoir chaque année, au titre de sa retraite. S’y ajoutait alors un montant de 13 millions d’euros de prime de départ…

Après une forte hausse des contributions l’an dernier, il est donc prévu une nouvelle imposition en 2011: l’employeur paiera désormais une contribution dès le premier euro versé (après suppression de l’abattement de 1 000 euros par mois pour la contribution employeur) et une contribution salariale de 14 % est instaurée. Cette dernière s’ajoutera aux prélèvements sociaux actuels et à l’impôt sur le revenu déjà acquittés aujourd’hui sur les retraites-chapeaux lors du versement des rentes au bénéficiaire.

Des amendements

Parallèlement, lors de l’examen du projet de budget 2011 en commission des Finances à l’Assemblée nationale, a été adopté un amendement du Nouveau centre qui prévoit de limiter les indemnités de départ ou « golden parachutes » (parachutes dorés dans la langue de Molière) au double de la plus élevée des indemnités de départ prévue en cas de licenciement par les accords d’entreprise ou de branche. Ils ont également voté un autre amendement du Nouveau centre qui prévoit “de limiter les montants des retraites dites chapeau à 30% du montant de la rémunération reçue la dernière année d’exercice”.

Sera ainsi dévoilé prochainement, le nouveau régime fiscal de ce régime qui a tant fait couler d’encre, plus particulièrement lorsqu’en période de crise, s’allongeait la liste des noms des grands bénéficiaires et leurs montants attribués.

Pour prolonger : lire l’article “Retraite chapeau : nouvel alourdissement de la fiscalité“, publié sur le site BforBank.

L’art de la FIAC

Mardi 19 octobre 2010

Déambuler dans les allées vastes et claires du Grand Palais pour admirer des œuvres modernes fait partie des plaisirs incontournables de la vie parisienne. J’essaie d’y aller chaque année  avec ma fille aînée que j’ai réussi à convertir à l’art contemporain très jeune. Mais chaque année, je me pose la même question : faut-il acheter dans une foire, alors que les marchands présentent tout au long de l’année des œuvres multiples dans la quiétude de leurs galeries ?

La réponse est oui, surtout cette année, car ce sont pas moins de 190 galeries venues de vingt-quatre pays différents qui exposent à Paris. Mais attention, comme pour tout investissement gouverné par le plaisir, je rappelle les fondamentaux,  dépenser des sommes qu’on peut assumer sans danger. Pour les spécialistes en revanche, leurs galeristes favoris les ont informés à l’avance et leur carte bancaire frétille déjà dans le portefeuille. Conseil aux « primo acheteurs », faites-vous plaisir achetez ce qui vous plaît. Des photographies par exemple, souvent plus accessibles que des tableaux, ou des installations vidéos.

Suivre les cotes

Dans l’art, on sait rarement à l’avance quelle cote va monter chez les petits nouveaux. Mais prenez conseil auprès de spécialistes, lisez les magazines, pour investir sur des valeurs montantes si votre but est de gagner de l’argent. Les premiers tableaux de Modigliani se vendaient pour rien, et Basquiat connut un succès fulgurant surtout après sa mort.

Deux idées que je vous soumets : une photo d’Anne Brégeault, 800 € à la Cour Carrée, chez Semiose galerie, ou un tableau de Patrick Seytour membre du groupe support-surface, à 4 500 € à la galerie Bernard Ceysson.  Maintenant vous pouvez aussi vous offrir un Picabia à 20 000 € si votre banquier est d’accord…

Pratique : Fiac, du 21 au 24 octobre. Grand Palais, cour Carrée du Louvre, Jardins des Tuileries.